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Tome vingt-neuvième.
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Maçon 6c ses sujets refïortiílbient à la châ-tellenie royale de Saint-Gengoux , ou bail-liage royal, aussi-bien que l'évêque Sc lechapitre de Maçon , l’archevêque de Lyon& son chapitre, l'évêque de Châlons , lesabbayes de Tournus & de Cluni, de mêmeque les ducs de Bourgogne , le comte deForez , les lires de Beaujeu. A la réuniondu Mâconnois à la couronne par S. Louis, lebailliage de Saint-Gengoux fut transféré àMaçon; mais le comté de Maçon ayant étédonné, en 1359, au comte de Boîtiers,fils du roi Jean , le baillage de Saint-Gen-goux , fut rétabli, & il ne resta plus à Ma-çon que ion ancien reílort. Le roi Jean , àson retour d'Angleterre , ayant fait Jean sonfils duc de Berry & d'Auvergne, celui - cirenonça au comté de Maçon , dont le roiconfirma les privilèges Sc le baillage.

Saint-Gengoux fut forcé & saccagé , enr 566 , par les Huguenots, commandés parPoncenax, & la ville réduite en cendres.On voit dans l’église , qui est belle, une ins-cription sépulcrale de iz8o.

Elle a pris son nom d'un ancien seigneurqui y reçut naissance , & qui fut, en 663 ,avoué ou protecteur de l'abbaye de Beze ,par lettres de Clotaire III , qui l'appelleyir illujlris Gandulphus. Il périt par les ar-tifices de fa femme , qui avoit profité deson absence pour se livrer au désordre.Deux villages du nom de Varenàes , l’unen Barrois , l'autre en Bourgogne, se dis-putent ses reliques. L'insigne collégialede Toul est fous le vocable de ce Saint.(C.)

SAINT GERMA 1 N-EN-LAYF., (Géog.Hijt. ) ville agréable , marchande Sc bienpeuplée , dont l’air est excellent, doit soncommencement au roi Robert, qui y fonda,il y a plus de sept cens ans, un prieuré, fousle vocable de Saint-Germaìn d'Auxerre. Laforêt, plus ancienne que la ville, porte lenom de Laye , de Ledia ou Lida.

Charles VI y bâtit un château où fut relé-guée , en 1414, la dauphine fa bru , fille deJean, duc de Bourgogne, princesse aimableautant que vertueuse.

Les Anglois s’cn emparèrent fous le mêmeroi : Charles VII se retira de leurs mains.Louis XI le donna à Jacques Coitier, sonmédecin , qui eu fut dépouillé par arrêt du

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parlement ( Foye^ Rouvre ). François ïreleva l’ancien château : Henri IV éleva lenouveau vers la rivière ; il étendit les jardinssoutenus par de belles terrasses : Louis XIII,qui l'habitoit souvent, l’embellit encoreLouis XIV, qui y naquit le 5 septembre1638 , ajouta les cinq grands pavillons quiflanquent les encoignures du vieux château.

Cette maison, où mourut Louis XIII, seglorifie «Lavoir donné naissance à trois denos rois, Henri II, Charles IX Sc à Louis-le-Grand ( la ville a fondé un panégyriquequ'elle fait prononcer tous les ans en l'hon-neur de ce prince ) , Sc d'avoir servi de re-traite à l'infortuné Jacques II qui y finit sesjours agités en 1701 , à Marie Stuart fa fille,décédée en 171 1, Sc à Marie d’Est fa femme,morte en 1718. Madame de Caylus , dansses Souvenirs , dit que cette reine s'étoit faithaïr en Angleterre par fa hauteur autant quepar fa religion, qu'elle professoit en Italien-ne , c'est-à-dire qu'ellc y ajoutoit une infi-nité de petites pratiques, par-tout, bieri plusen Angleterre qu'ailleurs, mal placées. Cetteprincesse pourtant avoit de l’esprit Sc debonnes qualités qui lui attirèrent une estimeSc un attachement de la part de madame deMaintenon , qui n’a fini qu'à leurs vies.

M. Desmahis, dans son voyage charmant,parle ainsi du roi Jacques Sc d’Hamilton du-rant leur séjour à Saìnt-Germain :

C'ejì ici que Jacques second ,

Sans minijìre & Jans mairrejfe ,

- Ze matin alloit d la mejfeEt le soir au sermon.

Cependant rheureux Hamilton ,

Plein d“enjoûment & de finesse ,

Savoit trouver dans ce canton.

Tantôt tes rives du PermejseEt tantôt celles du Lignon.

II joignit le goût au génie ;

II ri eut point la sotte manieD’écrire pour se faire un nom ;

Et ne quitta jamais le tonDe la meilleure compagnie.

Sans doute qu’à sombre des bois ,