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Tome vingt-neuvième.
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tre de 700 Uvres. Balzac disoit qu’il fai-íoit des vers latins comme Horace, 8c desfrunçois comme du Morein, poëte très-mé-prisable. Selon Pierre Petit, auteur de sonéloge , à la tête de son recueil de poésies, ilavoit plus d’art que de génie._ Baillet assurequ’il avoit tait une heureuie alliance desvertus morales & poétiques, ce qui est ra-re. Nicolas Bourbon , grand poëte 8c d’ungoût difficile , s’écria la premiere fois qu’ilvit de ses vers , ubi tandiu latuìjìi ? Où avezvous été si long-temps caché ? Son recueilde poésies latines fut imprimé après fa mortchez Cramoisi en 166a , 8cdepuis chezBar-bou avec celles de Sautel en 1715.

Ce poëte mourut en 1661 , âgé de 71ans, à Auxerre , dont M. Lebeuf le ditoriginaire , & fut inhumé à Notre-DameLa d’Hors , où Jean Madelenet, son ne-veu , lieutenant au présidial d’Auxerre, lui

fit ériger une épitaphe : on lit ces mots.

Cardinalium Perronii , Richelii & Maçarinifiudium fovit. Doâi omnes coluere , quantusporro vir qui tantos habuit Mufarum suarumfautores ! 8cc. Voyez Jíibl. des auteurs deBourgogne , tom> II, Parnasse srançois deM. du Tillet. (C.)

SAINT-MARTIN-LE-BEAU, (<Séogr.)S. Martinus à Bello ; paroisse fur le Cherprès de Tours, ainsi nommée , non de labataille que Charles Martel y gagna contreles Sarrazins l’an 734 , mais parce que lesNormands repoustés de Tours , le 12 mai84: , furent défaits en ce lieu.

On y bâtit une chapelle en l’honneur desaint Martin , auquel on attribuoit cettevictoire. Il se donna encore une autre ba-taille à Noui, à la vue de Saint- Martin- le-Beau, le 12 août 1044, entre les Angevins Lcles Champenois : ceux-ci y furent défaitspar Geofroi, comte d’Anjou.

On trouve aux environs de Noui beau-coup de tombeaux ; cette maison 8c le châ-teau de la Bourdaisiere étoient au marquisde Dangeau , l’ami de Boileau. ( C. )SAINT-MAUR-LES-FOSSÉS, (Géogr.Hift. Antiquités. ) bourg près de Paris fur laMarne , s’appelloit autrefois Fojsa Caojaris,parce que César y établit & fortifia soncamp , lorsqu’il voulut mettre le siégé de-vant Lutece. Il sut ensuite appellé CafírumBagaudarum , parce que les Bagaudes, trou-Tome XXIX.

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pé de pâtres & de laboureurs Gaulois, for-cés par la dureté des exactions à prendre lesarmes pour se délivrer de la tyrannie , enavoient fait leur place d’armes. Les rustrestransformés en soldats imitoient par leursravages les fureurs des barbares , conduitspar Alianus 8c Amandus qui avoient oséprendre le titre d’Augustes ; ils assiégèrentAutun pendant sept mois, fous Claude II,8c s’en rendirent maîtres. Ils soutinrent unsiégé dans leur forteresse des sosies contreMaximien ; mais ils furent forcés , 8c leurchâteau rasé , dont le vainqueur ire laissasubsister que les fossés.

Ce lieu faisoit partie d’abord de la forêtappellée T'ilcenia , qui dans la fuite a étécoupée, 8c dont le nom s’est insensiblementchangé en celui de Vincennes. On y élevadans la fuite un temple consacré au dieu8ilvain,8c un édifice pour les officiers de cetemple qui fut qualifié college . L’inscriptionromaine trouvée dans le lieu est d’environl’an zoo de J. C. On la volt dans le cabinetdes antiques de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés , & a mérité l’attention de D.Montfaucon , qui donna en 1734 à l’aca-démie des inscriptions, des remarques fai-tes à ce sujet : la voici telle que je l’ai lueen sept lignes.

Collegium.

SlLVANI. REST-

Ituerxjnt. M.

Aurélius Aug.

Lib. Hilaruset Magnus. Cryp-

TARIUS. CuRATORES.

C’est-à-dire , selon cet antiquaire , Mat-ais Aurélius , affranchi d’Auguste , & sur-nommé Hilarus, & Magnus Cryptarius, cura-teurs , ont rétabli le college de Sylvain , ou lasociété & csnsrairie du dieu Sylvain. Ce motrétabli annonce que le temple subsistoit an-ciennement.

Des chrétiens retirés en ce lieu y furentmis à mort par Attila en 451. Usuard, dans(on martyrologe, ne nous a transmis que lesnom de trois de ces martyrs, Félix, Agoard1 8c Aglibat.