Band 
Tome vingt-neuvième.
Seite
736
JPEG-Download
 

7 3 6 S A I

Oisivetés feroient plus utiles que ses tra-vaux.

La maison très-simple, qui fut le berceaude ce grand homme, subsiste encore à Saint-Zeger ; elle est occupée par un sabotier : enla voyant, transporté d’admiration , j’euflèvoulu, pour la distinguer des autres, graverce vers fur la porte :

Has Magnus parvas coluìt Vaubantìuscédés. ( C. )

SAINT-LOUIS , ORDRE DE ( Hijì.mod. ) ordre de chevalerie en France , crééen 1693 parle roi Louis-le-Grand, pourhonorer la valeur de ses officiers militaires.Le roi en est le grand-maitre ; & par l’éditde création , il a fous lui 8 grands-croix,24 commandeurs, Sc les autres simples che-valiers. Mais en 1719 , le roi actuellementrégnant , rendit un autre édit portant con-firmation de l’ordre , création d’officierspour en administrer les affaires, augmenta-tion de deux grands-croix, de cinq com-mandeurs , & de cinquante - trois pen-sions , nombre au reste qui n’est pas telle-ment fixe qu’il ne puiffe être augmenté à lavolonté du roi, puifqu’en 1740 , on comp-toir quatorze grands-croix, & quarante-quatre commandeurs. Les maréchaux deFrance, Fa mirai & le général des galèresfont chevaliers-nés. Pour y être admis , ilfaut avoir servi dix ans en qualité d’officier,Sc faire profession de la religion catholique,apostolique Sc romaine ; cependant le tempsdu service ìFest pas une réglé si invariablequ’elíe n’ait íes exceptions, le roi accordantquelquefois la croix à un jeune officier quife fera distingué par quelque action extraor-dinaire de valeur.

L’ordre a 3 ocooo livres de rente annuelle,qui font distribuées en pensions de docolivres à chacun des grands-croix ; de 4000& de 3 ooo aux commandeurs ; de 200livres à un certain combre de chevaliers ; Scensuite depuis r y 00 jufqu'à 800 livres à ungrand nombre de chevaliers & aux officiersde l'ordre , ou par rang d ancienneté , ou àtitre de mérite, Sc fous le bon plaisir duroi. Ces fonds sont assignés fur Fexcédentdu revenu attaché à Fhôtel royal des inva-lides à Paris,

S A ï

La croix de Pordre est émaillée de blancìcantonnée de fleurs-de-lis d’or , chargéed’un coté , dans le milieu , d’un faim Louiscuirassé dfor Sc couvert de son manteauroyal, tenant de sa droite une couronne delaurier, Sc de la gauche une couronne d'épi-nes & les clous , en champ de gueules,entourée d'une bordure d'azur , avec ceslettres en or , Ludovicus magnus insituit1 &93 ; Sc de l'autre coté, pour devise, uneépée nue flamboyante, la pointe passée dansune couronne de laurier , liée de Pécharpeblanche, aussi en champ de gueules, bordéed’azur comme Pautre , Sc pour légende cesmots : Bellicce virtutis preemium. Les grands-croix la portent attachée à un ruban largecouleur de feu passé en baudrier, Sc ont unecroix en broderie dsor fur le iuste-au-corps &fur le manteau. Les commandeurs ont leruban en écharpe, mais non la croix brodée;Sc les chevaliers portent la croix attachée àla boutonnière avec un ruban couleur defeu. Leur nombre n’est pas limité ; 011 encompte aujourd’hui plus de quatre mille.

Par édit de Louis XIV, donné au mois deMars 1694, il est statué que “ tous ceux qui» feront admis dans cet ordre , pourront» faire peindre ou graver dans leurs armoi-» ries ces ornemens : savoir , les grands-» croix , Pécuífon accosté fur une croix d’or» à huit pointes boutonnées par les bouts,» & un ruban large couleur de feu autour« dudit écusson , avec ces mots, Bellicce» virtutis preemium , écrits fur ledit ruban ,» auquel fera attachée la croix dudit ordre ;» les commandeurs de même , à la réserve» de la croix sous l’écuflon ; & quant aux>» simples chevaliers , il leur est permis de»> faire peindre ou graver au bas de leur» écusson une croix dudit ordre attachée« d’un petit ruban noué aussi de couleur» de feu ».

SAINT-MARTIN du Buy , ( Géogr.Hift. Litt. ) paroisse de PAutunois fur lesconfins de la Bourgogne Sc du Nivernois ,où naquit Gabriel Madelenet ou Magdele-net : Ménage s’est trompé en le croyantchampenois. Il fut reçu avocat à Paris , Scle cardinal de Richelieu I’honora de la char-ge de son interprète royal en latin , avecune pension de 1 y 00 livres ; son poëme furla prise de k Rochelle lui en valut un au-tre