S A ï
une colonne milliaire , trouvée clans les en-virons. D. Lobineauqui l’a publiée dans sonJiist. de Bretagne , sa prise pour un autel.Voici ce qu’on lit dessus :
ï M P. CiS,
Avonio Victorino
P. F. Pi.... So. O
L E U G.
Le nom entier de Victorin, qui fut reconnupendant quelque temps dans la Gaule , est:Biavonius lfidorìnus. (C)
SAINTOIS , le ( Géog. mod. ) petitpays de France, dans le diocèse de Toul enLorraine, entre leToulois & le Chaumon-tois. Ce petit pays est appelle dans les titresSegontenjìs pagus , ou comitatus Segintenfis.Frédegaire parle d'un de ses comtes, & tl yen eut d'autres que celui-là. Le Saintoischangea son nom en celui de Vaudemont
S A I 739
sur la fin du xj siecle , & l’empereur l'éri-gea en' comté, séparé du duché de Lorraine rmais il y a été réuni par le duc René, l'an1483. (D. J.) (*)
SAINTONGE,l 4 (Géog. mod.)province de France bornée au nord par lePoitou & PAunis , au midi par le Bourde-lois , au levant par PAngoumois & le Péri-gord , au couchant par POcéan. File a en-viron r y lieues de long, & 12 de large. LaCharente la partage en méridionale & sep-tentrionale. La premiere a Saintes, capitale,■-Marennes, Royan , Mortagne , &c. Laseconde comprend Saint - Jean - d’Angeli,Tonnay-Charente , Taillebourg, &c.
Les Saintongeois, ainsi que Saintes, capi-tale du pays, ont tiré leur nom des peuplesSantones , célébrés dans les anciens auteurs,comme on le verra fous ce mot. Ils furentdu nombre des Celtes jusau’à ce qu'Augusteles joignit à la féconde Aquitaine. Césardans ses commentaires vante la fertilité de
Ç*S SAINTOIS, (le) Ge'og. du moyen âge. Pagus Segintenfis , Siguntenfis , Sandenfis , S uentefiutn.W. deCordemoy 8c autre* ont pris le Saintois pour le pays de Suntgau : mai* le pere Benoît fait voirque c’est un ancien canton du diocèse de Toul, lequel a donné son nom à un doyenné fous l’archidiaconéde Vitel. Ce doyenné comprend 60 paroisses & bon nombre d’annexes. Frédegaire parle d’un Aénovalans,comte du Saintois. Le partage de Charles le Chauve & de Louis le Germanique tait en 870, en fait aulîîmention , aulîî-bien que les annales de S. Eertin, à l’an 834. Hugue II, mari de la comtesse Eve , étoitcomte de Chaumontois U de Saintois ; & Riquin, pere de l’évêque Udon, jouissoit de ce dernier comté-au commencement du Xie siecle.
Le Saintois changea son nom en celui de Vaudemont fur la fin du xie siecle ; car Theodqric , duc dsLorraine , ayant donné le» terres du comté Saintois à Gérard son frere , l’empereur les érigea en titrede comté, 8c lui donna le nom de Vaudemont, à cause du château que le prince Gérard avoir fait bâtirsur une montagne qui portoit déjà ce nom : il y a encore une partie du comté de Vaudemont que l’oncontinue toujours d’appeller Saintois.~ .
Vaudemont, Vadani mons , autrefois capitale de ce nom, fut détendu par un château & une tourbâtie par le comte Gérard : Henri III, comte de Vaudemont, y fonda en 1315 , un chapitre qui subsisteencore: René d’Anjou alìiégea cette forteresse, mais ses troupes en leverent le siégé après la bataille deBulgneville en 1431. _ , . . . .
Sous le régné de René II, duc de Lorraine , naquit en 1475 , Pierre Grmgore , selon la bibliothèqueabrégée de Lorraine par lit. de Chevrier, en deux vol. 1734 Ce poète eut la qualité de herault d’armesdu duc de Lorraine; voici un quatrain de Gringore qui mérite des éloges :
Qui bien se mire , bien se voie ;
Qui bien se voit , bien se congnoit ;
Qui bien se congnoît , peu se prise ,
Qui peu se prise , sage est.
Le duc René fut un des plus grands A des meilleurs princes de son temps : Ealthasar'd’Aussonyilleluflisoit un jour la vie de Titus, 8c lorfqu’íl tut parvenu à cet endroit remarquable oìi ce prince adoré, ayantpâlie un jour lans accorder quelque grâce , s’écria : amis , fiai perdu la journée. René interrompit lelecteur , eu disant aveç cette bonne foi qui part du cœur : A Dieu grâces , jt n’en aucune perdue.
Vezelíze sur la riviere de Brenon , est devenu, depuis la ruine du château de Vaudemont, la capitaledu comté de ce 110m , avec un bailliage.
La montagne de Sion , Semita , que les Rcmains avoient fortifié®, où les religieux du tiers-ordre ontune église qui lert de paroisse à quelques villages, étoit du Saintois. Le P. Vincent Tiercelin a donnél’histoire de Sioii. Le prieuré dc Vandelainvilíe, 8c Pont-Saint-Vincent, étoient auíU dans ce canton : oay voit encore Estreval, StrUia vallis ; Ormes, Ulmat; OnÀity'ûle 3 \Audriaca vilLa. C C)
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