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la Saintonge , où le peuple helvétique quiquittoit son pays , vouloir aller s'établir.
Les François occupèrent la Saintongeaprès la défaite & la mort d'Alaric. Eudes,duc d'Aquitaine,|'en rendit le maître absolu.Eléonore de Guienne en étoit en posieílìonloríqu'elle épousa Henri roi d'Angleterre ; ilarriva de-là que ce pays fut possédé par lesAnglois en pleine souveraineté, jusqu'à ceque Charles V la leur enleva , & la réunità la couronne, de laquelle elle n'a point étédémembrée depuis ; car on ne voit pas quele don que Charles VII en avoir fait àJacques I roi d'Ecosse , l’an 1418 , aiteu lieu.
La Saintonge & FAngoumois font ensem-ble le douzième gouvernement de France ;mais FAngoumois est du parlement de Paris,ik la Saintonge est du parlement de Bor-deaux. Ses finances font médiocres. Ledomaine est presque entiéremennaliéné. Lesdouanes y font très-coníìdérables , & rap-portent beaucoup aux fermiers.
Le pays produit du blé & des vins ; maision principal commerce est le sel, qui estle meilleur de FEurope. Ce commerce n’estpas néanmoins d'une grande utilité à la pro-vince , à cause des droits prodigieux quelevent les fermiers, qui emportent la plusgrande partie du profit. Les marais mêmede la balle Saintonge ne servent plus à-pré-sent que de pâturages, qu on appelle maraìs-gat[. Les principales rivières qui traversentcette province , sont la Charente & laBoutonne.
Le Brouageais, petit pays, a été démem-bré de la Saintonge , & fait à présent partiedu gouvernement d'Aunis.
Jean Ogier de Gombault , Fun des pre-miers membres de Facadémie Françoise , &en ion temps un poëte célébré , étoit ungentilhomme de Saintonge. Il sùicquit Festi-me de Marie de Médicis, du chancelier Sé-guier , & des beaux esprits de son temps.Ses sonnets & ses épigrammes font lesmeilleurs de ses ouvrages, ll composa lesépigrammes dans fa vieillesse 5 & , ce quiparoît singulier, elles font en général supé-rieures à fes sonnets , parmi lesquels il yen a beaucoup de très - bons , quoiqueDcfpréaux dise :
S A I
A peine dans Gombault , MaynardMiallevìlle ,
En peut-on admirer deux ou trois entremille.
Les vers de Gombault ont de la douceur,& sont tournés avec art ; ce qui caracté-rise encore ce poëte , c'est beaucoup dedélicatesse. Il a fait des pieces de théâtredont la constitution est dans le goût de ionsiecle , mais dont les détails méritent quel-que estime.
Le dictionnaire & le supplément de Mo-réri ne font point mention de f Amarantede Gombault : à st une pastorale en cinqactes, où Fauteur a mis à la vérité tropd'esprit, mais où Fon trouve aussi dansquelques endroits le naturel qui convientau genre bucolique. La versification n'enest pas égale ; c'est un défaut ordinaire àcet auteur dans tous fes ouvrages un peulongs : ri ne se sourient que dans ses petitespoésies. Il étoit calviniste , & mourut en1666 , âgé de près de 100 ans. (/>./.)
SAINT-OUEN fur Seine , ( Géogr. )paroisse à une lieue & demi de Paris , Scmaison royale, où mourut faint-Ouen, évê-que de Rouen, en 68; ; sous Charles Mar-tel on y bâtit une église , qui fut appelléecapella S. Audoeni , & depuis cella S. Au-doeni. Hilduin, abbé de Saint Denis, enfait mention à Fan 862. : des moines deMarmoutier , auxquels le comte Bunhardavoir donné en 1004 cette chapelle , ellepaíla aux chanoines de Saint-Benoît de Pa-ris , qui étoient patrons de la cure en 121 o.La dédicace de Péglise fut faite en 1538par Olivier , évêque d'Angers , avec lapermission du cardinal du Bellay , évêquede Paris
Les religieux de Saint-Denis venoient au-trefois en procession à cette église, aux fêtesde Pâques & de Pentecôte.
Catherine de Courtenay , héritière deFempereur de Constantinople, femme deCharles de Valois, y mourut le 9 Octobre1307. Le roiPhilippe-le-Bel, étant à Saint-Ouen en 1311, fit expédier aux Juifs Fordrede sortir du royaume.
Le comte de Valois , dans le partage defes biens, laiíía à son fils aîné, Philippe deValois , qui régna depuis, la maison de