Band 
Tome vingt-neuvième.
Seite
748
JPEG-Download
 

748 S A ï

Saint-Eusiache , île hollandoife. Voye[Eustache.

Saint-Jean , petite île, l’une des Vierges,appartenant aux Danois, voisines de SaintThomas. Cette île est très-médiocre.

Saint-Martin , l’une des Antilles, situéepar les 18 degrés de latitude au nord de Fé-quateur, entre FAnguillc Sc S. Barthelemi.Cette île est occupée en commun par lesFrançois & les Hollandais qui y cultivent dumahis , des feves & autres légumes , dontils font commerce à la Martinique.

SAINTRE , droit de faintre ou de chain-tre, ou de chambre ; ( Jurifpr . ) les seigneursont ce droit fur les lieux non cultivés, euchaume , en friche, en bruyères, en buis-son ; il consiste à y faire paître leur bétail,à Pexception de. tous autres qu'ils en peuventéloigner.

SAIOUNAH, ( Géog. mod .) ville d'Afri-que, fur la côte orientale, dans le Zanguc-bar , <k au midi de la ville de Sofa la.

(£>./.)

SAIPAN ou SAYPAN, ( Géog. mod. )autrement nommée 177e de s. Jojeph. Ile dePOcéan oriental, dans PArchipel de SaintLazare; c'est une des îles Mariannes, & quiest la plus peuplée après celle de Guahan.Elle a environ 20 lieues de tour, Sc est toutemontagneuse. Latit. selon le pere Gobien ,25 . %o. (D. J.)

_ SAIPUBISTUH , f. m. (Hsi. mod. ) di-xième mois des Géorgiens ; il répond à notremois d’octobre.

SAIQUE, f. f. ( Marine. ) forte de bâti-ment grec, dont le corps est fort chargé debois, qui porte un beaupré, un petit arti-mon Lc un grand mât, lequel s'éleve avecion mât de hune à une hauteur extraordi-naire , etant soutenu par des galaubans Scpar un étai, qui répond à la pointe du mâtde hune fur le beaupré. Il n'a ni misaine, niperroquet, ni haubans , & son pachi porteune bonnette maillée. Les Turcs s'en fer-vent , soit pour les voyages qu'ils font àla Mecque , ou pour le commerce duLevant.

SAIRE , ia ( Géog. mod. ) petite rivièrede France, en baífe-Normandie, au Coten-tin. Elle a ses sources dans la forêt de Brix,court d’orient en occident, & se jette dansU suer, proche la pointe de Revillc. (D. /.).

S A ï

SAIS , ( Géog. anc. ) ancienne ville de labaífe-Egypte , dans le nôine qui en prenoitle nom de Saïtes Nomos , & dont elle étaitla métropole , à deux schoënes du Nil. Lanotice de Léon le Sage, la met au rang desvilles épiscopales de la basiè-Egypte, quireconnoistoient Alexandrie pour leur mé-tropole.

Sa plus grande gloire est d'avoir donné knaissance à PJ'ammitichus. La victoire qu ilremporta fur ses ennemis Fan 67e avantJesus-Christ , le rendit maître de toute l’E-gypte. Il donna des terres aux Grecs quiFavoient soutenu, & ouvrit à leurs compa-triotes Faccès de son pays. Il fit élever sessujets dans la connoifîànce des arts Sc dessciences, & protégea leur commerce. Il mou-rut 616 ans avant Jesus-Christ , & fut en-terré à Saïs- dans le temple de Minerve.{D. J.)

SAISIE , f. f. ( Gratnm . & Jurisprud.) engénéral est un exploit fait par un huissier ousergentpar lequel, au nom du roi Sc de lajustice , il arrête, Se met fous la main du roiSc de la justice , des biens ou effets auxquelsle saisissant prétend avoir droit, ou qu'ilfait arrêter pour sûreté de ses droits Sc pré-tentions.

On ne peut procéder par voie de saisie furles biens de quelqu'un, qu'en vertu d’uneobligation ou condamnation, ou pour causede délits, quasi-délits, chose privilégiée, ouqui soit équivalent.

Pour saisir, il faut être créancier, soitde son chef, soit du chef de celui dont onest héritier.

11 y a diverses especes de saisies , savoir,pour les meubles, la saisie Sc arrêt, la saisieSc exécution, la saisie gagerie ; Sc pour lesimmeubles, la saisie réelle.

Ces différentes fortes de saisies , Se quel-ques autres qui font propres à certains cas,vont être expliquées dans les divisions sui-vantes.

Il y a plusieurs choses qui ne font pas sai-sisss blés , savoir :

L'habit dont le débiteur est vêtu, ni le litdans lequel il couche.

On doit aussi laisser au saisi une vache,,trois brebis ou deux chevres , à moins,que la créance ne fût pour le prix de cesbestiaux»