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des saumons, des morues , des maque-reaux - des sardines, des anchois. Trévoux,
{D. J.)
SALAMANDRE , s. f. ( Zoologie. ) rep-tile assez íemblableau lésard, 5c qui vit surterre, de même que dans l’eau.
Les reptiles , especes d’animaux les plusaccrédités tn merveilles chez le vulgaire tou-jours crédule , 5c les plus négligés par lesgens du monde toujours légers ou toujoursoccupés de leurs plaisirs, attirent au con-traire les regards des Physiciens, avides des’insirmre jusques dans les plus petits sujetsde l’insinie variété du mecanilme de lanature. Grâce à leurs recherches , \es sala-mandres qui tiennent les premiers rangsdans la classe des reptiles , ont été dépouil-lées des singulières propriétés qu’elles nedévoient qu’à serrent , 5c font devenuesen même-temps un objet de curiosité. Justi-fions ces deux vérités par les observations deM M. Duverney , Maupcrtuis , du Fay &Wurfbainius.
Divijion des salamandres en terrejlres &aquatiques. Tous les auteurs ont rangé lessalamandres sous les deux dalles généralesde terrejlres 5c d ’aquatiques ; mais cette dis-tinction paroît peu juste , parce que cesanimaux sont réellement amphibies , 5cne peuvent être appel lés aquatiques , queparce qu’il s’en trouve un plus grand nom-bre dans Peau que fur terre ; celles queTon prend dans Teau deviennent terrestres,lorsqu’on les ôte de l’eau ; & celles qu’ontrouve fur terre vivent communément dansTeau , lorsqu’on les y met ; mais les unes &les autres semblent encore aimer mieux laterre que Teau.
On ne doit cependant pas nier qu’il nepuisse s’en rencontrer qui soient uniquementterrestres ; mais c’est ce dont aucun natura-liste n’a donné jusqu’à ce jour des expérien-ces décisives. De plus, on est tombé dansdeux excès opposés ; de ne pas assez distin-guer des especes différentes , ou de les tropmultiplier. 11 est vrai qu’il est difiìciie destatuer le nombre des especes de salaman-dres , parce que le sexe & l'age font degrandes variétés dans la même, & que pen-dant presque toute Tannée on en trouve detous les âges. La division faite par M. duTay, des salamandres qu’on nomme aqua-
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tiques en trois especes ; cette division, dis-je, pèche en ce qu’elle n’est que particu-lière à une certaine étendue de pays ; c’estpourquoi fans rien statuer fur une énumé-ration dont la fixation nous manque encore,il nous suffira de décrire la salamandre com-mune , que tout le monde connoît 5c quise trouve par-tout.
Description générale de la salamandrecommune. Elle est longue d’environ cinqpouces, & a la forme d’un lésard , si cen’est que le corps est plus gros, & que laqueue est plate ; fa peau n’est point écail-leuse comme celle du lésard , mais rempliede petits tubercules, 5c comme chagrinée jelle est brune fur le dos, jaune fous leventre , & toute parsemée de bandelettesou taches noires ; ces taches font peu appa-rentes fur le dos , mais très-distinctes íur leventre , à cause de son jaune orangé.
Sa tête est plate & large comme celle dela grenouille ; sa gueule est fort grande ,garnie de petites dents ; ses yeux font astezgros & fa? Hans. On voit au-dessus de lamâchoire supérieure deux très petites ouver-tures » qui sont les narines ; ses pattes sontbrunes par-dessus , jaunes par-dessous, 5csemées de taches noires comme le reste ducorps: les pattes de devant n’ont que quatredoigts ; mais celles de derriere en ont cinq.Sa queue , qui est environ longue commela moitié de son corps, ressemble à celledu lésard , si ce n’est qu’elle est plus grosso& plus charnue.
On en peut diflinguer le sexe à la vue. Onne peut pas facilement distinguer le sexepar les parties extérieures de la génération;elles sont pareilles dans l’un 5c dans feu-tre , & à Tinípection on les jugerait tou-tes femelles ; mais il y a dans d’autres par-ties du corps deux marques sensibles quidistingue les mâles. La plupart des auteurs]es ont prises pour des marques caractéristi-ques d’efpeces différentes , & en ont ainsimultiplié le nombre par de faux signes.
Les mâles ont fur le dos une membranelarge de deux lignes ou environ , denteléecomme une scie , qui prend son originevers le milieu de la tête , entre les deuxyeux , & fe termine à Textrémité de laqueue ; elle est plus étroite , & rarementdentelée le long de la queue, mais elle