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Tome vingt-neuvième.
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que son Hécube philosophe jusqu’à fexcès &àcontre-temps.

Il y a plus ; toutes ses maximes n’étoient !pas bonnes : il en débita une fur la religion >idu serment, qui parut íì cavalière , qu’onlui en fit un procès , dont il ne se tira quepar un conflit de jurisdiction. Il introduitHippolyte armé d’une restriction mentale ,êc qui, quand on lui remet en mémoire sonserment, dit, v. 61% ,

J'ai juré de la langue, & non pas de Vesprit.

Cependant M. Barnèsobserve entr’autreschoses , pour justifier le poëte , qu’Hippo-lyte aima mieux mourir que de violer ceserment verbal.

Euripide, dans une autre rencontre, dog-matisa si gravement pour les avares , quetout le monde s’en émut. On auroit chastefacteur, si fauteur ne fût venu prier le peu-ple de se donner un peu de patience, f assu-rant qu’on verroit bientôt la fin malheureu-se de cet avare, dont les maximes choquoienttout le monde. If équité veut que son soitcontent de cette sorte d'apologie : le mêmepoëte f en servit pour son Ixion. Quelquespersonnes trouvèrent mauvais qu’il repré-sentât sur le théâtre un homme aussi impie& aussi méchant que celui-là. " Prenez-> garde, leur répondit - il, qtfavant que-> de le laisser disparaître, je f attache sur« une roue. »

Une autre fois, on s’offensa tellement desdeux premiers vers de fa Ménalippe , quisernbloient attaquerPexistencedu plus granddes dieux, qu’il fut obligé de les changer ;c’est ce que nous apprenons de Plutarque ;voici les deux vers dont il s’agit, suivant latraduction d’Amiot :

O Jupiter ! car de toi rien sinonJe ne cannois feulement que le nom.

« Il se fioit fort de cette tragédie là ,

» ajoute Plutarque, comme étant magnifi-„ quement & exquisement bien écrite; mais„ pour le tumulte & murmure qu’en fit le« peuple, il changea les deux premiers vers» ainsi , comme il se lit maintenant :

O Jupiter , combien en véritéCe nom convient à ta divinité.

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Au reste , il ferait absurde d’imputer àfauteur d’une piece dramatique , les senti-, mens qu’il met dans la bouche de ses per-. sonnages. Il falloit bien, pour soutenir lecaractère de Sisyphe , qu’Euripide le fitraisonner comme un athée ; & Plutarque aeu tort de trouver dans le discours de Sisy-phe une ruse d’écrivain. Grotius a dit judi-cieulement : multa in tragediis funt ex poeteefenfu dicta , se d congruenter perjonae quee lo-quens inducitur. {Le Chev.VE Jaucourt.)

SALAMINIUS, {Mythol.) Jupiter estquelquefois désigné sous ce nom , à causedu culte particulier qu’on rendoit à ce dieudans cette île de la Grece, vis-à-vis d’Eléusis.C D. J. j

SALANA, ( Géog. mod.) petite riviered’Italie , au royaume de Naples, dans laCalabre ultérieure qu’elle arrose ; elle se jetteensuite dans le phare de Messine, près dubourg de Siglio. {D. J.)

SALANCHES, {Géog. mod.) petite villede Savoie, capitale du haut Faucigny, àdeux lieues au-dessus de Cluse ', au íiid-est.Ce n’est proprement qu’un méchant bourg,au milieu duquel passent deux ruisseaux dumême nom, qui vont se perdre dans f Arve.Long. 2.4. 2 .0. lat. 45. £%. {D. J.)

SALANDRA , ( Géog. mod. ) bourgadedsstalie , au royaume de Naples , dans laBasilicate, à trois lieues de Tricarico, fur lapetite riviere qu’on nomme Salandrà 8cSalandrella. La bourgade est bâtie fur lesruines d ’Acalandra ; la riviere est f Acalan-drum de Pline , 1 . 1 , c. xx ; elle se jette dansle golfe de latente, entre f embouchure duBasiento , Çamentum, & celle d’Agry, Acy-ris. Q D. /. )

SALANDRELLA, {Géog. mod.) petiteriviere d’Italie, au royaume de Naples; ellese jette dans le golfe de latente, entrel’embouchure du Basiento , & celle del’Agri. C D. J. j

SALANGAN , ( Hifl. nat. ) c’est le nomque les habitans des îles Philippines don-nent à f oiseau dont le nid est un mangersi délicieux pour les Chinois ; il est de lagrosseur d’une hirondelle de mer , ou d’unmartinet, & il attache son nid aux rochers.Voyei_ Nids d’oiseaux.

SALANKEMEN, {Géog. mâd.) 8c par lesHongrois, Zalcnkemen, qui est la bonne