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trouvent placés un peu en talut, pour lesécarter par le bas, Scieur donner une assietteplus ferme ; ensuite à cinq pìés environ Jubout d en-haut, on forme avec des traver-ses une espece de plancher que son couvrede brouiísailles Sc de branches d osier ; onfait aussi autour du quarré une enceinte depareil clayonnage de la hauteur d environtrois pies, la pêcherie est éloignée de la côted’environ dix brasses à la pleine mer.
Pour former un accès facile à ces pêche-ries, qui font plusieurs fur différentes lignes,on plante à la côte d’autres perches au piédu rivage à la pêcherie : ces perches ontdeux traverses qui conduiíent au premierpalais ; la traverse d"en-bas sert aux pê-cheurs de marche-pié ; & celle d'en-hautde soutien & de guide , ce qu on appelle Itchemin ou la galerie.
Cette pêche ne fe fait que de haute-mer,& feulement depuis le mois de mars Sc d’a-vril, jufqu’à la fin de juillet; ce font pres-que les femmes seules qui Remploient àcette pêche ; elles ont pour cet effet quatreà cinq trullottes , ou petits trustes, forméesde la même maniéré que celles des pêcheursdes monarts; estes mettent à côté de cetinstrument deux pierres pour le faire caler,Sc pour appât dans le fond du sac , descancres ou crabes dont on ôte 1 écaillé ; latrullotte est amarrée par un bout de lignepassée au-travers du bout du boisson qui estlc morceau de bois, au travers duquel passela croisée où est amarrée le sac ; la femmequi pêche, releve de temps en temps Sc suc-cessivement fes trullotes, pour en retirer lasanté qui s"y peut trouver.
Les gros vents, fur-tout ceux d’ouest Scdu sud-ouest , détruisent souvent ces pê-cheries, qui font libres, Lc dont on est obli-gé de renouveller tous les ans les sapins ;cette précaution if empêche pas qu’il n"yarrive souvent des accidens , loir que lesvents fastènt tomber à la mer les femmes enallant dans leurs palais, ou que les pieux fecalsont quand estes y sont à pêcher.
Il faut du beau temps Sc du calme pourfaire cette pêche avec succès ; elle ne dureque deux heures seulement toutes les marées,savoir , une heure avant le plein de la mer,Sc une heure après le jussant.
A, n. SALIENS, ( Hijî. rnod, ) Les Saliens
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étoient une elpcce de milice Franque, pourne pas dire Françoise. Comme le mot deSalique vient de Salien , qui étoit une es-pece de milice Franque , pour ne pas direFrançoise , avant que la Gaule eût perdu sonnom pour prendre celui de fes conquérans,on a recherché Forigine de ce mot Salienfur des rivières, fur des ruisseaux, Lc jus-ques dans des puits de sel : quelques-unsmême ont fait une allégorie favorable furles propriétés du sel, pour louer les Francsd’unc prudence singulière : Sc je ne touchetout cela que légèrement, parce qssil nemérite pas la moindre réflexion. Il est finsaucun doute que le nom de loi Saliquevient des Saliens , & il est certain encoreque les Saliens étoient francs d’extraction ;toutes les histoires en conviennent. Ce motde Salien n’est emprunté d'aucune riviere ,ni d’aucun terme Teutonique ; c "est une épi-thète donnée par les Romains, selon leurcoutume , à une certaine milice Franque,qui étoit la fleur de la noblesse des Francs,laquelle impatiente de repos, Sc cherchantdes aventures pour fe signaler , ne gardoitpas feulement les limites d "entre l’ancienneFrance ou Allemagne Sc la Gaule , maisfaifoit des couses continuelles fur la Gau-le même , lors sujette de Fempire Romain.
Il en est de même aujourd’hui des Cosaques,qui sont plutôt une milice qu’un peuple ,Sc que l’on a nommés ainsi du nom de Kolaqui lignifie une flèche, à cause de leur cé-lérité dans leurs irruptions. C’est pour lamême rasson qu’AmmianMarctllin appelleSaliens ces Francs des rivages du Rhin, quis’étoient jettes fur le Pays de Hollande sousFEmpire de Constans , Sc que Julien FA-postat en chassa Fan trois cent cinquante*sept. Ce n’est pas lui seul qui les appelleainsi; il en parle comme d"un nom qui les •distinguoit dé j a d’avec les autres Francs,quand il dit de cette guerre de Julien : petitprimo omnium Francos , eos videlicet , quosconjitetudo Salios apptllavit , aufos olim inR omano solo apud Toxandriam habitacula filnfigereprœlicenttr. Je ne crois pas qu’on puissedire autre chose après une autorité si con-sidérable , sinon que leurs courses perpé-tuelles les ayant fait connoître avec distinc-tion des autres Francs, les peuples de FEm-pire qu’ils véxoienr, Sc qu’ils tenoient dans