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Tome vingt-neuvième.
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SALIENS, f. m pi. ( Hist. â. ) nomqu’on donnoit autrefois à des prêtres deMars qui étoient au nombre de douze,institués par Numa. Ils portòieiìt des robesde différentes couleurs arec la toge bordéede pourpre, & des bonnets très-hauts faitsen cône , à quoi quelques-uns ajoutent unplastron d’acier fur la poitrine.

On les appelloit salii , du mot saltare ,danser , parce que ces prêtres lorfqu’ilsavoient fait leurs sacrifices, alloient par lesrues en dansant ; ils tenoient à leur maingauche de petits boucliers, nommés ancilia ,& à la droite une lance ou bâton , aveclequel ils frappoient en cadence fur lesboucliers les uns des autres, en chantant deshymnes en l’honneur des dieux.

• Il y avoit deux compagnies ou collegesde Saliens. Les anciens Saliens établis parNuma , s'appelloient Paiatini : les autresinstitués par Tullus Hostilius, se nommoientsollini ou agonales. Servius dit cependantqu’il y avoit deux colleges de prêtres saliens ,institués par Numa, savoir les collini & lesquirinales : & des autres clafles instituées parTullus , savoir les pavorii & les pallorii ,c’est-à-dire , prêtres de la peur & de lapâleur, que les Romains adoroient ftustì-bien que la fievre. Il est asiéz douteux queces derniers fuflent véritablement du collegedes saliens , puisque Plutarque assure queles véritables saliens étoient les prêtres desdieux belliqueux , & la peur & la pâleur nefont rien moins que des divinités guerrières:à moins qu’on ne dise que dans les com-bats elles font connues des vaincus, & ence cas l’office des pavoriens & des palloriensauroit été de les détourner des arméesRomaines.

Les saliens avoient coutume de chanterprincipalement une chanson ancienne ,appellée faliare carmen ; & après la céré-monie , ils faisoient entr’eux un grand festin,delà vint le mot de saliares epulce, qxx saliaresdapes , pour signifier un bon repas.

Ces prêtres avoient un chef de leur corps,qu’on appelloit prcesul ou magiser saliorum.II marchoit à la tête , & commençoit ladanse : les autres imitoient tous ses pas &• toutes ses attitudes. Le corps entier de cesprêtres étoit appellé collegiumsaliorum.

Festus Pompeius fait mention de fillesTome XXIX.

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saliennes virgines saliares ; qui étoientgagées par les saliens pour se joindre aveceux dans leurs cérémonies. Ces filles avoientune espece d’habillement militaire , appellépaludamentum. Elles portòient de grandsbonnets ronds comme les saliens, & faisoientcomme eux des sacrifices avec des pontifesdans le palais des rois : mais Rofin, l. III ,des antiquités Romaines , remarque queFestus est le seul auteur qui parle de cesprêtresses , & ne paroît pas adopter cesentiment comme quelque chose de certain.

M. Patin , prétend qu’on voit la figutcd’un prêtre salien sur une médaille de lafamille Saquinia. Cette figure porte unbouclier d’une main , <k un caducée del’autre. Mais elle paroît avoir le regardtrop grave & trop tranquille pour un per-sonnage auííì impétueux qu’étoient les saliensdans leurs cérémonies, de plus le bouclierqu’elle porte , ne paroît point être le mêmeque celui qu’on appelloit ancyle : car lebouclier de la figure est entièrement rond,& n’est échancré nulle part. Enfin, peut-onsupposer qu’un prêtre de Mars qui est ledieu de la guerre, eût été représenté ayanten main un caducée qui est le symbole dela paix ; Il y a donc apparence que cettefigure dont M. Patin parle, n’est point celled’un prêtre salien.

Au reste les saliens avoient été en usageen d’autres villes d’Italie, avant que d’êtreétablis à Rome , & Hercule avoit eu sessaliens plus anciennement que Mars. Ceuxde ce dernier dévoient être de famille patri-cienne , & ils étoient reçus fo?t jeunes dansce college, puisque Marc Aurele y sut admisà l’âge de huit ans. On dit que leurs fillesne pouvoient être du nombre des vestales.Outre les anciens saliens , fondés par lesrois de Rome , on en trouve d’autres,nommés Auguftales, Hadrìanales , Antonini ,qu’on croit avoir été des prêtres consacrésau culte de ces empereurs après leur apo-théose.

SALIERE, s. f. ( ustensile de ménage. )forte de petit vaisseau de bois qu’on remplitde sel , & qu’on pend au jambage de lacheminée pour le faire sécher.

Saliere , s. f. ( Gram.) ustensile dômes,tique, autre petit vaisseau plat de crystal,dc verre, de fayance , d’or & d’argent,

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