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Tome vingt-neuvième.
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cheville qui a un pied de long fur huitKgnes de diamètre, des petits trous entredeux terres ; c’est par ces trous que l’on faitentrer un pouce d’eau au plus dans les airespour faire le sel ; Taire est de deux poucesplus bas que le braísour & le muant ;quand on voit qu’il y a assez- d’eau dansles aires pour frire le sel, on referme lestrous , en frottant le dedans du braísouravec une pelle; on oblige les terres de ferapprocher & de boucher la superficie dutrou, pour qu’il n’entre plus d’eau, & letrou reste fait.

Un bon marais doit avoir pour lè muant32333 pieds de largeur ; la longueur n’estpas fixe ; les tables avec le maure ;o pieds.On met quelquefois une velle aux deuxtiers de largeur du côté du marais , &c untiers du côté des boises ou morts. Lesaires ont 18 à 19 pieds de longueur, furautant de largeur ; elles font inégales auxcroisures de là vie qui a 4 ou f pieds delongueur. Les velles des deux côtés desaires font de 18 pouces, & en dedans de17 pieds. Ce íbnt les beaux marais qui fontfaits fur ces proportions. Les aires des croi-fures qui font les chemins de traverse quiservent à porter le sel fur la bosse , sontplus petites, attendu que leur largeur estprise fur les aires les plus proches de cesmêmes croifures. Cet inconvénient fe pour-roit corriger si on vouloir y prêter atten-tion : il y a de largeur 180 pieds. Celuides marais de Chatelars a dans son milieui r.6 pieds de large , & au bout 161; c’estpourquoi il ne peut avoir que trois rangsd’aires , encore est-il gêné pour fes vivres.Sa longueur est de 193 toises. Quand onfait des marais , la longueur n’est pas dé-terminée , on fe conforme au terrein ; ob-servant cependant que le plus long est lemeilleur.

Dans les anciens marais, les jas n’ont pasde proportion , mais la grandeur de celui-ci est proportionnée au nombre de livres demarais: il a 19 toises. Les terres d’un jasde cette grandeur font commodes à faire àcause du charroi ; l’étendue n’en étant pasconsidérable, rend le transport des terresfâciles. Les bosses entre jas & marais ont8 toises ; elles feroient meilleures à 12 &naêm&à r 6 , comme celles d’entre les deux

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jas, qui ont 1 s toises Sí demie. La longueurs'en fait aussi à proportion du marais. Lesconches qui répondent aux jas par les gour-mas ; ces conches, dis-je , font séparéespar une petite velle au milieu , qui fait quequoique la vareigne soit commune auxdeux jas , £< que les jas aient communi-cation l’une dans 1 autre, les conches fontséparées , elles ont leurs eaux à part ; cesconches ont 182 pieds de largeur, mais elles,ont fur le côté du marais une petite ccnchede six toises de large , la longueur en est.indéterminée au moins, pour les marais que.l’on voudroit construire , car le jas , le ma-rais & les conches font voir ce que l’on.peut faire de livres de marais fur un ter-rein de 64362 toises carrées, dont 900'font le journal. Les marais faits suivant ce.plan, tant les marais réguliers que ceux qui.ne le font pas , font ensemble 3 8 livres uneaire , savoir 20 carreaux à la livre ; chaquelivre a fur les vivres du marais à proportioncomme fur les bosses , tables , muants ,conches, jas & farretieres , s’il s’en ren-contre aux propriétés du marais. Il faut ob-server que beaucoup de jas servent à plu-sieurs marais; ils ont un nombre d’éclufes ::celui qu’on nomme jas de l’epée , qui estdevenu gaz , ou perdu , avoir , lorfqu’iLfervoit, 23 varaignes ; il fournissoit prèsde 200 livres de marais ;.il n’étoit pas meil-leurs pour cela.

Les marais fe mettent au co y au mois-;de mars. Pour vuider les eaux par le coy,.on observe de boucher les conduits destables pour qu’ellesne vuident pas; on lar-gue , 011 vuide l’eau du muant , ensuiteavec le boguet, on commence à nettoyercelles des aires qui font au haut du marais,& l’on renvoie l’eau au muant, pour qu’ilvuide toujours au coy : c’est ce que l’onappelle limer un marais . Quand les airesfont nettoyées, on en fait autant au muant ;ensuite pour faire passer les eaux des tables:au muant & par les brassours , on garnitles aires pour qu’elles ne fechentpas trop.On nettoye les tables , on fait venir 1 eau»des conches par le maure qui fe rend aux.tables , & le marais est prêt à saler. Le sau-nier devroit aussi nettoyer les conches, les>eaux en feroient plus nettes. On jette lesboues fur ies bosses avec un boguet-.; Áïì