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quand il sale trop , & que le sel r/est pasde qualité requile.
Les clairées ou réservoirs font ordinaire-ment au bas des farretieres où le premieroccupant les a faites ; elles n J appartier.nentpas au marais, à moins que le maître neles ait fait faire à ses dépens : le premierqui les a fait construire en est propriétaire,on les fait fans aucune mesure, elles cou-vrent un chantier élevé qui est entre lesdeux de chaque côté de 4 à y pieds delarge, fur 2. pieds à 2 pieds! de haut. Tousles terreins paraissent les mêmes, mais ilsne font pas tous les huîtres aussi bonnes,•elles font moins vertes dans une partie desfarretieres que dans f autre. Du coté de laSendre, entre le chenal des faux & le chenalde Marennes, elles font très-inférieures ;entre le chenal de Marennes & celui deLufac un peu meilleures ; entre celui deLufac & celui de Recoulenne, elles fontles meilleures de la saline : mais au dessoustíu chenàl des faux elles ne reverdissent pas.Pour élever de bonnes huîtres, il faut avoirau moins quatre clairées, dont on laiíleune toujours vuide. On pêche les bonneshuîtres fur les fables & les rochers de daire,elles font de la grandeur d'un denier oudune piece de 24 fous au plus , il ne fautpas qu'elles soient épaisses : on les portedans une classée où on les laisse deux ans;au bout de ce> temps, on sépare celles cjuifont en paquet, ce qui est commun , fansblesser les tais ou écailles , & on les metdans une seconde classée où on les rangeune à ùne fans fe toucher. Une chose fortsurprenante est que quand vous les mettriezsens dessus dessous, vous leS trouveriezdroites le lendemain , elles fe redressent auretour de la marée : à trois ans, elles Ion tbelles, on en porte en cet état .à Paris,mais elles ne sont pas aussi bonnes qu'à 4& à y ans ; c'est 1^ temps où elles sontdans toute leur bonté. Celui qui a des clai-rées doit veiller à toutes les malines ougros de Peau, voir si la mer n'a pas gâtéles chantiers & si les cancres ne font pointde trous, afin de les raccommoder fur Jechamp , de peur qu'elles manquent d'eau,fur-tout au mort de Peau que la mer lescouvre ; elles fupporteroient deux événe-saens. dangereux, P un dans le grand chaud .,
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parce qu’étant à sec elles mourraient oncrêveroient , comme disent les sauniers;r Pautre dans le grand froid, où elles fe gêle-' roient ; mais quand elles ont 2 pieds ou2 pieds & demî d'eau, elles ne courent pasce risque, parce que Peau étant toujoursagitée , ne íe gèle pas. D’ailleurs la mer estmoins sujette à geler que Peau douce. Leshuîtres sont sujettes à qne maladie quandelles restent trop long-temps dans uneclassée, il s'y attache un limon qui lesempoisonne, &c qu’il faut ôter en raclantles écailles & en les changeant de classée.Il faut nettoyer la classée & la mettre àsec au mort de Peau ; il faut de plus empê-cher la mer d’y entrer pendant cinq à sixjours pour laisser sécher ce limon ; quandil est sec , le saunier le détache , on y laisséentrer Peau qui le porte au loin , & laclassée est en état d’en recevoir quand lesaunier en aura de nouvelles ; il n'y enmettra cependant pas de grandes la mêmeannée, crainte d’accident ; il sera plus furd'en mettre de petites qui ne risquent rien,parce que cette maladie ne les prend qu’àdeux ou trois ans : les sauniers mettentaussi des huîtres qui viennent de Bretagne ,mais elles ne deviennent jamais aussi bonnes ;les connoisseurs s'en apperçoivent bien ;elles sont aisées à connoître par les écaillesqui font épaisses & qui paraissent doubles ;les bonnes au contraire ont les écailles fines& unies ; les sauniers nomment tais ce quenous appelions écailles.
Explication de l’écluse <,u vareigne. Leboyart de haut est composé de deux piecesde bois, à deux pieds ae distance , séparéspar quatre morceaux de bois, qu’on appelletraverses.
Le boyart de bas ne dissere de Pautrequ'en ce qu'il est plus grand.
Ces deux pieces fe nomment pieces droi»tes , quoiqu’elles soient courbes.
Les poteaux sont à coulisse en dedans,la porte glisse dans une mortaise qui y estpratiquée d'un pouce & demi de profondeurj fur autant largeur.
Des traverses sont au tiers de haut endedans, pour assujettir les pieces nomméesdroites & pour retenir les terres ;,les piecesdroites sont garnies de planches à cet effet;
La íoubaibe, est une traverse qui est viv