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Tome vingt-neuvième.
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à-vis des deux poteaux , au ras de la cha-peíollc, ou son furre de dessous, elle a aussune rainure où entre le bas de la porte.La soubarbe est de la même grosseur queJes poteaux.

Le Bordeneau ou porte à coulisse, esttrès utile pour retenir les eaux qui entrentdans le jas, du moins on est sûr que lesaunier ne íauroit le négliger sans beaucoupde malice, au lieu que le portillon qui batcontre les poteaux à coulisse & contre lasoubarbe n’est d'aucune utilité , il rend lesaunier parefleux.

Les vareignes font construites fans fer,toutes de bois , & garnies de gournablesou chevilles , au lieu de doux. Le fer neíauroit durer, à cause du sel contenu dansles eaux qui le rongeroit bien- tôt.

Description abrégée de la maniéré dont sefont les sels blancs artificiels dans les fumeriesde la base Normandie. Les fumeries doiventêtre établies fur des bas fonds aux environsdes vases & des embouchures des rivières ,pour que le rapport des terres que fait con-tinuellement la marée , en puisse mieuxsaler les greves, & les rendre plus propres, à la fabrique de cette forte de sel, dontla préparation & la main-d'œuvre se fontgénéralement par-tout de la maniéré quenous allons l'expliquer ; quelquefois unepartie des greves est mouillée plusieurs foist>utes les grandes mers, plus ou moins,suivant que les ftuneries sont placées ; maisil faut que la marée couvre les greves aumoins toutes les pleines mers, c'est-à-dire,tous les quinze jours.

Lorsque ceux qui veulent établir une ftu-nerie ont trouvé une place convenable , ilsla brisent & la rendent la plus plate & ho-rizontale qu'il est possible ; soie que cetteplace soit ancienne ou nouvelle, on la laboureavec une charrue ordinaire attelée de che-vaux ou de bœufs , en commençant par iebord de la greve & finissant dans’ le centre,toujours en tournant ; après quoi on laherse comme une autre terre, en l’unissantle plus qu'il est possible avec un instrumentqu'ils nomment haveau ; on fait ordinaire-ment cette préparation la veille de la grandemer de Mars, afin que la marée qui doitcouvrir la greve, le gravois ou terroir de la

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saline puisse y mieux opérer en s’ìmbibantd'autant plus dans le fond qu’elle sale da-vantage , & qu’elle unit d’autant plus qu'ellcy rapporte beaucoup de fable Sc de sédi-ment ; ce qu’elle a fait auss tout l’hiverqu’elle a couvert les greves des salines toutesles grandes mers. Quand la greve est ainsipréparée , & que les chaleurs l’ont dessé-chée , on voit aux beaux temps clairs Scdé soleil vif, la superficie du sable ou grevetoute blanche de sel, pour lors on relcvecette superficie environ quelques lignesd’épaisseur , suivant le degré de blancheurqu’on y remarque ; on relevs auss le sablepar ondées ou petits sillons que les sauniersnomment havelées ; éloignées les unes desautres de six à sept pieds au plus ; on faitcette manœuvre que l’on appelle haveler,avec les haveaux dont on s’est déjà servipour unir le fond à la premiers préparation,il faut une personne pour conduire latête du haveau , &c une autre pour con-duire & lever le haveau en mettant tou-jours les ramassées au bout des dernieresondées.

j Après les havelées finies , on les coupepar petits monceaux , que l’on appellemêlées , éloignées les unes des autres de sixà sept pieds ; après quoi on attele un petittombereau qu’ils nomment banneau , d’uneou de deux bêtes, le plus souvent d’un oudeux bœufs, que l’on conduit entre lesételées; pour lors quatre personnes, deuxavant & deux arriéré , ramassent ou char-gent le fable des ételées dans le banneau »qu’un cinquième conduit au gros monceau ,qui est le magasin des ftuneries ou dessalines.

Près du grand monceau est le quín , leréservoir ou baffin dans lequel les sauniersprennent l’eau dont ils lavent le fable ; cetteeau du quin est celle que la marée y rap-porte toutes les grandes mers, où elle couvreles greves & remplit !e quin.

Lorsque les érelées font relevées , onrepasse de nouveau le haveau fur la greve,comme on l’a fait ci-devant à íà premierspréparation , & on continue la mêmemanœuvre autant de temps que le soleil Scla chaleur en font sortir le íel ; les heuresles plus propres font depuis dix heures damatin jusqu’à deux ou trois heures aprèsI-Ihhhh í.