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prend cent livres d’eau qu’ott fait évaporerpar le feu jusqu’à siccité, & le degré desalure s’estime par le rapport du poids dusel qui reste dans la chaudière après lacuite, au poids de l'eau qu’on a mise enévaporation.
Autre moyen : c’est d’avoir un tube deverre qu’on remplit d’eau salée , & danslequel on laiíîè ensuite descendre un bâtonde demi - calibre. Il est clair que l’eau pe-lant plus ou moins fous un pareil volume,qu’elle est plus ou moins chargée de partiessalées , le bâton perd plus ou moins de sonpoids, & descend plus ou moins profon-dément.
Les sept sources du grand puits arriventpar différens rameaux qui occupent toute facirconférence & fourniflent environ deuxpouces quatre lignes d’eau ; c’est-à-dire ,que , si l’on formoit un solide de ces eauxsortantes , elles formeroient un cylindre dedeux pouces quatre lignes de diamètre.Mais l’auteur exact après lequel nous par-lons , nous avertit que cette estimation nes’est pas faite avec beaucoup de précision ;.& il n’est pas difficile de s’en appercevoir:car ce n’est pas assez d’avoir le volume d’unfluide en mouvement, il faut en avoir en-core h vitesse.
Ce puits a 52 pieds de profondeur, fur18 de diamètre par le bas & de 15 par lehaut. Le dedans est revêtu d’un doublerang de madriers, derriere lesquels il ya un lit de courroi qu’on prétend êtrede 18 à 20 pieds d’épaisseur , & dontl’ufage est d’empêcher l’enfiltration des eauxdouces.
On éleve les eaux avec une chaîne fansfin qui se meut sur une poulie garnie decornes de fer, appellée bouc. Elle est com-posée de 180 chaînons de 10 pouces delongueur chacun, garnis de f en ; de mor-ceaux de cuirs appelles bouteilles , qui rem-plissent le diamettre d’un cylindre de bois*creux dans toute fa longueur, appelle buse ,
& pesé perpendiculairement. Les cuirs for-cent successivement î’eau à s’éiever dans uneauge , d’où elle est conduite dans les bais-soirs ou magasins d’eau..
La poulie appellée bouc, est attachée à«ne piece de bois poíee horizontalement, Iayant ì son extrémité une lanterne dans la- J
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quelle une roue de 24 pieds de diamettre& de 17 s dents vient s’engrener ; ce rouagetourne fur son pivot, & est mis en mouve-ment par huit chevaux attelés deux à deuxà quatre branches ou leviers. Le pivot estposé sur sa crapaudine, & arrêté en hautpar un gros arbre placé horifontalement.
Le tirage íe doit faire rapidement ; parceque les bouteilles ne remplistant pas exac-tement le diamètre de la buse, l’eau re-tomberait , si le mouvement qui l’éleven’étoit plus grand que celui qu’elle rece-vrait de fa pesanteur, de forte que leschevaux vont toujossrs íe galop. Cette ma-chine est simple & fournit beaucoup : maisil est évident qu’elle peut être perfectionnéepar un moyen qui empêcherait l’eau élevéede monter en partie.
On peut réduire ce changement à deuxpoints : le premier , à mesurer l’extrêmcvitesse avec laquelle on est contraint de fairemouvoir la machine.
Le second , à éviter l’inconvénient danslequel on est quand il survient quelqu’acci-dent à la machine , & qu’il saut approvi-sionner les baistoirs.
Les bouteilles dont on se sert , sontcomposées de quatre morceaux de cuir yentre lesquels il y a trois bouts de cha-peaux , le tout forme une épaiíleur de Slignes.
Pour fixer ces morceaux de cuir auxchaînons, il y a quatre chevilles de boisqui les traversent ; mais quelque foin quel’on prenne pour les bien ajuster, le mou-vement est si rapide, les chocs & les frot-temeus font si violeras, que ces morceauxde feutre & de cuir n’étant maintenus paxaucun corps solide , & d’ailleurs humec-tés par l’eau j cedent au poids de la co-lonne.
Pour remédier à cet inconvénient, onpropose des patenôtres de cuivres garniesde cuir. Ces patenôtres seront composéesde deux platines d’environ 2 lignes d’épais-seur aux extrémités, revenant à un poucedans le milieu , non compris une eípece de-bouton d’environ deux pouces de hauteur ,dans lequel fera un oeillet pour recevoir lechaînon, tant à la platine de dessus qu’a cellede dessous. On laissera entre ces deux platinesenviron quatre lignes de vuide, pour recevoTx'