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qu’aux cotés de la poêle ( n ) ; de façonqu’il n'en est plus qu'i 8 pouces de distance.Il s’éleve de même depuis le bout de la grillejufqu'à ^extrémité du poêlon, dont alors ilne se trouve plus éloigné que de dix à onzepouces. Le fourneau est fermé tout autouravec de la terre ( o ), à l’exception de 4 sou-piraux de quinze pouces de largeur, quel'on ouvre & ferme, suivant les besoins.
L'activité du feu se trouve dans le cen-tre de la poêle : l'air fait couler la flammefous le poêlon (p ), & la fumée s'échappederriere par une ouverture de 6 à 7 piedsde largeur, fur xo à 1 r pouces de hauteur.
La formation du sel se fait dans ; , 4,& quelquefois y bernes à la fois. Il faut17 à 18 heures pour une cuite ( q ) ; enforte que les 16 cuites consécutives, qu'onappelle une remandure , emportent 11 ou1 x jours, & autant de nuits d’un travailnon interrompu à la même poêle. On faitdans le même temps 16 cuites au poêlon,& le sel s'y trouve ordinairement formé; ou 4 heures avant celui de la poêle (r).La raison de cette différence est que l'onne remplit jamais le poêlon déjà beaucoup
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plus petit, afln que l’évaporation s’y fai-sant plus vîte , on puistè y remettre del’eau pour la cuite suivante, pendant qu'ily a encore du feu sous la chaudière.
Avant de commencer une remandure ,on prépare la chaudière, 1 °. en bridant leschaînes ou barres de fer qui soutiennentla poêle & le poêlon, c’est-à -dire, en lesassujettissant toutes à porter également ;2 0 . en nattant avec de la filasse les joints& les fissures qui auroient échappé à la vigi-lance des maréchaux ; y°. en enduisant lasurface de la poêle & du poêlon avec de lachaux vive délayée fort claire dans de l'eauextrêmement salée , appellée muire cuite ,parce qu'elle provient de l’égout du sel engrain : ces trois opérations s'appellént fairela remandure. Ensuite , & immédiatementavant de commencer la premiere cuite , onallume un petit feu sous la poêle pour fairesécher lentement la chaux, & on l'arroseavec cette même muire cuite ; ce qui s’ap-pelle ejfaler , pour que le tout forme unmastic capable de boucher exactement lesfissures, & d'empêcher la poêle de cou-ler (s).
( n ) Les murs des côtés de la poêle se nomment macelles.
( 0 ) Cette partie qui touche les bords de la poêle s’appelle rond.
■ ( p ) Les poêlons ne sont pas anciens. U n’y a pas trente ans qu’ils sont en usage dans la saline d»Salins. C’eft M. Dupin , fermier-général , qui íes y a introduits. II en résulte une épargne en hois consi-dérable , 8c relative à la quantité d’eau que l’on bouillit au poêlon, sons augmenter sensiblement le feu derla poêle.
( q ) Autrefois la cuite ne duroit que douze heures - r mais le sel en étoit moins pur Sc moins beaul’eau n’ayant pas le temps de seheloter assez, ni le sel celui de se former. Auffi étoit-il sons consistance , 8Úcomme de la poussière.
(r) Les sevrés ou maréchaux chargés de l’entretíen des poêles , car on n’ert fait jamais de neuf àSalins , étoient autrefois pourvus de leur office par le roi ; ce qui les meitoit à l’abri de k. révocationSt étoit contre le bien du service. On a supprimé ces charges , Sc les maréchaux sont à présent auxgïges de ^entrepreneur, qui avec des appointemens sixes , leur accorde encore onze deniers par chargede toute elpece de sel formé, afin de ks intéresser par là à apporter tous leurs soins à Fentretien des chau-dières , Sc a prévenir les coulées.
Les maréchaux des salines font à présent au nombre de neuf ; il y a quatre maîtres Sc cinq com-pagnons.
(s ) La vivacité du feu que l’on fait au fourneau se portant contre le fond de la poêle , la tour-mente, la hostile, 8c quelquefois en perce les tables, ou les disjoint. Alors la muire passant par cesouvertures tombe dans le fourneau , c’est ce que l’on nomme coulée. Pour y remédier , un ouvriermonte fur les traverses de la poêle, rompt avec un outil tranchant à l’endroit qu’on lui indique,Péquille qui couvre la place ou la chaudière est percée , Sc y jette de la chaux vive détrempée. C’estpendant le temps des coulées que fe forment les salaigres. La chaleur du fourneau saisissant vivement,l'eau qui s’échappe , en attache le sel au fond de la poêle , où , lorsque la coulée est longue Sc considé-rable , il forme des especes de stalactites qui pèsent jufqu’à 50 ou 40 livres ; on ne peut les détacherqû'à la. fin de la remandure , quand le fourneau est refroidi. Les petits morceaux de salaigres qui fstrouvent dans les cendres des ouvroirs ou des fourneaux , fe nomment bej. 11 n’y a de diftérence que.dans la grosseur.
II sembleroit aux chymìstes que ces matières exposées quelquefois pendant dix ou douze jours a uns.chaleur violente Sc continuelle , ne peuvent point conserver de salure , parce que Facide marin em-porté par l’activité du feu doit se dissiper entièrement , Sc laisser à nu la base aìkaline dans laquelle»1 étoit engagé. Cependant les salaigres contiennent encore beaucoup de parues sohnes ; les pigeons, ea.