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Tome vingt-neuvième.
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é« tirer le sel ; les bâtimens de graduation 'n’étoient pas connus alors. Quand ces an-ciennes salines furent abandonnées , on tâ-cha d’en perdre les sources en les noyantdans les eaux douces ; l'on n’a pu ensuiteles en séparer entièrement ; & c’est à cemélange encore subsistant , que nous de-vonsattribuer la foiblelse des eaux que Mont-morot emploie à présent.

Ce n'est qu’cn 1744, que cette nouvellesaline a été établie, avec des bâtimens degraduation, dont les trois ailes forment undemi-cercle , qu'elle ferme en partie par ledevant. Les puits dont elle tire ses eauxsalées , font situés à différentes distanceshors de son enceinte, ainsi que les bâti-mens de graduation. Ce font de véritablespuits , dont les sources saillissent presquetoutes du fond. Ils n'ont rien de curieux ,S)C ne méritent pas que l’on en donne ici ladescription. Ils sont, comme à Salins, aunombre de trois.

Le puits de Lons - le - Saunier , ainsinommé parce qu’il se trouve dans cetteville, fournit dans 14 heures, depuis 1400jusqu’à 1700 muids d’eau seulement à 2.degrés., Elle est un peu chaude , & le ther-momètre plongé dans ce puits monte dequatre degrés. Les eaux élevées par despompes, sont conduites dans des canauxsouterrains à la distance d’un quart de lieue,jusqu’à l’aile de graduation , dite de Lons-.le-Saunier.

Le puits Cornoz est éloigné de 3-4 toisesde l’aile de graduation , à laquelle il donneson nom , & où ses eaux vont se rendre. IIforme deux puits placés l’un à côté de l’autre,dans une même enceinte , pòur recevoirdeux différentes sources. L’une à 7 degrésdonne environ zoo muids d'eau par 2.4heures ;.& l’autre à 3, degrés, n’en fournitque 11,

Le puits dè l'étang du saloir renfermeplusieurs sources salées, qui, par des canauxsóucerreins, font conduits à unedemi-lieue,,dans le bâtiment de graduation, dit du puitsÇorno^. La principale à 9 degrés tombe danslé puits où elle íe rend par un petit, canaltaillé dans le roc , & este fournit 53 muidsd’eau par 24 heures. Différentes autressources à 3 & 4 degrés sortent du fond deçe même puits , forgent, un mélange

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d'eaux de 6 à 7 degrés, dont le produitvarie depuis 63 jusqu’en 73 muids par 24heures.

On voyoit autrefois dans le même endroit:un étang qui y avoir été formé pour sub-merger les sources salées, & c’est de là que:ce puits a pris le nom de Vétang du Saloir.

Il fut creusé en 1733 à 57 pieds 4 pouces,de profondeur , à laquelle on trouva lerocher d’où sortoit la principale source salée& dès ce temps on établit là une saline , nulfourniflòit environ dix mille quintaux < ! e-fel. Mais elle fut supprimée quand l’on.construisit celle de Montmorot, où sirrencamenées les eaux du puits de l’étang di&Saloir.

Ce puits „ le plus important des trois pafle degré de salure où sont ses eaux , fut malconstruit dans les commencemens. Il est;tout entouré d’eaux douces , qu’on n’endétourna pas avec aíscz de soin, en sortequ’elles y pénétrèrent , & affaiblirent debeaucoup les sources salées. On leur a depuiscreusé un puisard où elles vont se rendre prèsdu puitsàmuire, & d’où elles font élevées,par des pompes. Mais cet ouvrage nécessairen’a pas rendu aux sources leur même degré*qui, en 1734 , étoit à 1 r, & se trouve ré-duit à 8 ou à 9 ; encore n’est-on pas assuré:qu’elles restent long-temps dàns le mêmeétat ; elles varient beaucoup. La principalesource , qui étoit entièrement, perchée dansle roc, est descendue en partie, & pouffe,plus de fa.moitié par le fond du puits. Plus,bas est une source d’eau douce fort abon-dante , que l’on force à remonter fur elle-même pour la conduire au puisard. Il est.fort à craindre que les sources salées conti->nuent à descendre , ôc s’ensonçant davan-tage , ne se perdent entièrement dans leseaux douces. Il saudroit donc chercher àparer cet accident, qui ébranleroit la saline& faire de nouvelles fouilles, pour tâcher.

. de découvrir de nouvelles sources.

! Les bâtimens de graduation ont été in~-ver.tés pour épargner la grande quantité de-bois que l’on consommeroit en faisant entié--rement évaporer par le. feu les eaux à un,

. foible degré de salure; car sur 100 livres,d’eau, il y en aura 98 à évaporer, si elles ne ;contiennent que 2 livres de íel. Si au con-.

. traire elles en renferment, i.fso il n’y aurai