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Tome vingt-neuvième.
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ment que celui des autres couloirs : ainsile mercure dilate leurs conduits ; les partiesmercurielles qui viennent ensuite, les dila-tent toujours davantage ; cette dilatationétant faite , les humeurs se jettent en plusgrande quantité vers les endroits dilatés ,ainsi il pourra s'y faire un grand écoulement,tandis qu'il ne s'en fera pas dans un autre,Sc cela par la même raison, que la transpi-ration étant extraordinaire , le ventre estFort resserré. 4 0 . Il y a un autre phéno-mène qui arrive dans l’ufage du mercure ,Sc auquel il faut faire attention pour expli-quer la salivation ; c'est qu'il survient souventdes gonflemens à la tête ; or, ces gonfle-mens n'arrivent que par les obstructions quele mercure cause dans les vailseaux capil-laires , ces obstructions rama sien t le sang,& le sang ramassé pousse plus fortement Scen plus grande quantité la salive dans lestuyaux secrétoires ; il faut ajourer à cela quele mercure fait une grande impression sur letissu de la bouche Sc dans les parties voisines ;& comme les ramifications des nerfs fonttrès-nombreuses & très-sensibles dans labouche & fur le visage , sirritation y de-viendra plus aisée Sc plus fréquente; cettetaison, jointe à celle que nous venons deadonner, peut servir à expliquer la salivationcausée par le mercure.

Il résulte de toutes ces remarques , queselon toute apparence , la vertu Sc l’énergiequ’a le mercure à procurer la salivation dé-pend de deux qualités principales ; savoir >fa grande divisíbilité & sa figure sphériquequ'cn trouve jusque dans ses petites molé-cules.

De la grande divisíbilité & de la figuresphérique du mercure, il s'enfuit qu’il peutêtre porté jusqu’aux extrémités les plus re-culées du corps ; quil peut pénétrer la massedu sang Sc la lymphe , s’insinuer entre lesmolécules le plus étroitement condenséesde ces liqueurs, &c par conséquent les diviser.De plus , les molécules les plus grossières dela lymphe s'arrêtant un peu aux orifices desvailseaux, Sc étant mêlées avec des globulesde mercure, elles font brisées par la forcede la contraction des vaisseaux, & par lemouvement continuel de protrusion desliqueurs, elles font .divisées , & acquièrentenfin assez de fluidité pour pouvoir passer

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au travers des plus petits tuyaux du corps,'Si nous saisons attention aux émonctoiresdu corps par eù peut passer la lymphe tropépaisse , nous n’en trouverons que de deuxfortes ; savoir, les glandes intestinales Sc lessalivasses. Les couloirs des reins & de lapeau , ne laisseront échapper que la lymphela plus tenue, à cause de la petitesse desvaisseaux ; c'est pourquoi les fudorifiquesfont de moindre utilité que le mercure dansles maux vénériens, parce qu'ils chassentseulement par les pores de la peau la lymphefluide, Sc qu'ils ne peuvent dissoudre cellequi est épaisse.

Mais les glandes salivasses & intestinalespeuvent séparer les sucs épais ; ainsi lorsquel'on emploie le mercure, cette lympheépaisse sort ou par ces deux émonctoires,ou par l’un d’eux feulement , selon que lalymphe qui est dissoute fe répand dans lecorps en plus ou moins grande quantité.Communément les glandes salivasses versentcette lymphe, parce qu'ayant un sentimentplus vif & plus exquis que celles des intestins,elles sont ébranlées plus fortement par lespicotemens que cause cette lymphe acre,de sorte qu’elles expriment les sucs qu'elleScontiennent, & en attirent d'autres ; cepen-dant on comprend facilement que l'évacua-tion de cette lymphe fe fait par les glandessalivasses ou. intestinales, selon le différentdegré d'irritation, parce qu’en excitant uneplus violente irritation , par le moyen d'unpurgatif, dans les glandes intestinables, onarrête la salivation , & l'humeùr est portéehors du corps par les intestins. ( D. /• )

SALIVE , f. f. ( Phyfiolog. ) humeurclaire, transparente, abondante, fluide,qui ne s'épaissi t point au feu, qui n’a peintd'odeur ni de goût , & qui est séparée parles glandes salivasses, d'un sang pur artériel.Elle devient fort écumeuse étant battue oufouettée , acre quand on a grand faim ,pénétrante , détersive , résolutive quand ona long-temps jeûné. Elle augmente la fer-mentation dans les sucs des végétaux & dansles fyrops. Après une très longue abstinenceelle purge quelquefois le gosier, l'œsophage,l’estomac Sc les entrailles ; les hommes Scles animaux Lavaient dans l'état.fain , pen-dant le sommeil de même qu'en veillant.

De côs diverses propriétés de la salive,