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Tome vingt-neuvième.
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»n peut déduire aisément la nature de cetteliqueur; elle n’est à proprement parler qu’unsavon fouetté ; les tuyaux qui la séparentsont très-subtils, ils ne Luisent point échapperde matière grossière, mais seulement unematière huileuse fort atténuée, mêlée avecseau par le moyen des sels &c par le mouve-ment des artères, & enfin extrêmement ra-réfiée ; après qu’elle a été déposée dans lescellules salivaires, elle est encore battue parle mouvement des artères voisines.

Il fuit i°. que la salive doit être sort dé-layée & sort transparente, car la division &le mélange produit cet effet.

i°. Qu’elle doit être écumeuse , carsomme elle est un peu visqueuse à cause deson huile, sairy forme facilement de petitesbulles dont l’aísemblage fait l’écume.

3 q . Elle ne doit pas s’épaissir fur le sou ,çar les parties huileuses étant fort divisées ,çlles s’élevent facilement quand la chaleurvient à les raréfier ; elles deviennent doncplus légeres que l'air, au lieu que la lymphe,par exemple , a des parties huileuses &épaisses, qui laissent d’abord échapper seauà la premiere chaleur , &c alors ses partieshuileuses font pressées encore davantagesune contre sautre par la pesanteur desatmosphere de sair ; de plus la salive con-tient beaucoup d’air qui se raréfie sur le feu ,& écarte les parties qui composent la jalive.

4 °. La salive n’a presque ni goût ni odeur,car le sol qui s’y trouve est absorbé dans unematière huileuse & terreuse ; mais cela neso trouve ainsi que dans ceux qui se portentbien ; car dans ceux qui font malades, lachaleur alkalise , ou tend à allcalisor lessols ; alors la salive peut avoir divers goûts ;elle produira même divers essors , qui;pourront marquer un acide ou un alkali.On ne doit donc pas prendre pour réglé lesopérations chymiques qu’on peut faire furla salive : outre que les matières, décomposéesforman t avant la décomposition un assem-blage bien différent de celui, quelles nousprésentent étant décomposées ; nous venonsde voir que les maladies peuvent y causerdes altérations.

y°. La salive dans, ceux qui jeûnent doitêtre acre, détersive, & résolutive ; alorsla chaleur tend à alkali fer Jes liqueurs duçor|>s, il faut e» conséquence que la salive

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contracte quelque âcreté ; comme on saitque le savon est un composé de sel &d’huile , il n’est pas surprenant que la salive-qui est formée par les mêmes principes soitdétersive ; enfin elle doit être résolutive ;car outre que par son action elle déboucheles pores, elle agite en même temps lesvaisseaux , & y fait couler les liqueurs parcette agitation.

6°. La salive peut contribuer à la fermen-tation ; car les sols volatilisés, peuvent sedétacher facilement ; ainsi ils pourront alors,exciter une fermentation dans les corps où.il so trouvera des matières proprçs à lesdécomposer.

7 °. Ce que le microscope nous décou-vre dans la salive , n’est pas contraire à ceque nous venons d’établir ; il nous y faitvoir des parties rameuses qui nagent dans,de seau ; or ces parties rameuses font les,parties de l’huile.

8°. Dans les maladies, le goût de la sa-live est mauvais ; comme les humeurs sé-journent & s’échauffent, elles deviennentâcres, & par conséquent la salive qui enest le produit, doit causer une impressiondésagréable ; quand on ne sent plus de.mauvais goût, c'est un signe que. la sente,renaît, car c’est une marque que les liqueurs,coulent, Sc ne s’échauffent plus comme,auparavant. C’est fur ce principe que lesmédecins regardent souvent la langue , 8cfont attentifs aux impressions qu’y laiílenqles maladies,

9 °. La salive ayant un mauvais goût, les,alimens nous paroiísont désagréables, parceque leurs molécules se mêlent avec celles d«se salive.

Parlons à présent des useges de 1a salive.Mais pour les mieux comprendre , il fautse rappeller qu’elle est composée d’cau , Scd’une aísez grande quantité d’esprits, d’umpeu d’huile Sc de sel, qui mêlés ensem-,ble, forment une matière savonneuse.

Les alimens. étant atténués, par le mou-vement de 1a mastication , 1a salive qui,s’exprime par cette même. action , & so.mêle exactement avec eux , contribue i°»à les assimiler à se nature du corps, dontils doivent être la nourriture ; i°. marie,les huiles avec les matières aqueuses3 °. produit se diílbluúou des matières. se]i r _