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Tome vingt-neuvième.
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mot d’une priere latine qu’on fait à la Vier-ge dans l’Eglise catholique , & qu’onchante sur le point de l'exécution des cri-minels. Durandus prétend que cette prierea été composée par Pierre , évêque deCompostelle ; que les Dominiquains 1 adop-tèrent vers l an 1237 , & que saint Ber-nard en a fait la fin. Il est: fort vraisem-blable que cette antienne doit son origineaux siécles d'ignorance ; l'occasion danslaquelle on la chante, & le salut à la Viergedans cette occasion , n’indiquent pas desfiecles éclairés. {D. J.)

SALVETAT la , ou SAUVETAT ,( Géog. mod. ) il y a deux bourgs ou peti-tes villes de ce nom en France ; l'une estdans le haut Languedoc , a u diocèse deCastres , fur l’Agoust, ce lieu n’a pourtoute décoration qu’un prieuré de béné-dictines.

L/autre Salvetat est dans l’Agénois, furla Seine , à cinq lieues à Porient septen-trional de la vielle d’Agen ; ce n’est qu’unbourg, mais bien illustré pour avoir étéla patrie du ministre Claude , & du philo-sophe Régis.

Claude ( Jean ) Pun des plus habiles théo-logiens François du dernier siecle , y na-quit en 1619. Il fut ministre à Charentondepuis 1666 jusques à la révocation de Péditde Nantes en 1685 , qu’il se réfugia enHollande, où le prince d’Orange Paccueil-lit avec empressement, & commença parlui donner une pension. Il mourut à laHaie en 1687 , à 68 ans.

Il fut pendant sa vie Poracle de son parti,rival digne des Bossuet , des Arnaud , Scdes Nicole. Il Pa prouvé par fa réponse àla conférence de M. Bossuet ; par sa défensede la réformation contre les préjugés légiti-mes de M. Nicole ; par ses réponses autraité de la perpétuité ; enfin , par ses di-vers livres de théologie & de controverse.Il joignoit à beaucoup d'esprit & d érudi-tion , un style mâle , exact, éloquent &serré : M. de la Deveze a écrit íà vie.Voye ç Sauvetat.

Régis ( Pierre - Sìlvaìn ) , fut un desgrands défenseurs du Cartésianisme ; c’étoitbeaucoup dans un temps où la physiquede Newton étoit inconnue. Les écrits deM. Régis, qu'on ne lit plus aujourd'hui,

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lui valurent une place à Pacadémie dessciences en 1699 ; il mourut en 1707., âgéde 75 ans. (L). J.)

SALUER, v. act. ( Gramm . ) honorerquelqu'un par quelques démonstrations ex-térieures convenues entre les peuples; cha-que peuple à son salut : d'un magistratignorant , c'est la robe qu’on salue : on sa-lue Dieu , la Vierge , les saints par desprières & des génuflexions ; les François sesaluent en íè découvrant la tête , & ens’inclinant ; ou quand ils or t la tête décou-verte , en s’inclinant feulement ; les Orien-taux en posant la main sur b poitrine Scs’inclinant aussi : on va saluer un gouver-neur , un seigneur ; on a salué le roi , lesenfuns de France , les ministres ; nousnous saluons , mais nous ne nous parlonspas.

Saluer , ( Critique sacrée.) nos traduc-tions rendent le mot grec du nouveau.Testament ù<rmtTU r, pas saluer-, c’est em-ployer un terme trop foible ; on croiroitqu’il ne s’agit que d’un coup de chapeau ;au lieu que i’expression grecque signifie ai-mer , ejlimer , honorer. Ainsi saluer exté-rieurement , c’est marquer de Festime, dela considération , du respect ; intérieure-ment , c’est en avoir. Grotius. Beausobre.(D. J.)

Saluer , (Art milit.) voye ç Salut ctSalve.

Saluer , ( Marine.) c’est faire hom-mage , ou rendre honneur à un vaisseau.Voye^ Salut.

Saluer à boulet , c’est tirer le canon avecun boulet ; cela ne se pratique que pourles rois. Voye^ Salut, article 11.

Saluer de la mousjueterie ; c’est tirer uneou trois salves de mousqueterie : ces salvesn’ont lieu qu’à l’occasion de quelques fêtes,& elles précédent le salut du canon.

Saluer de la voix. C’est crier une cu troisfois : Vive le roi ; ce que fait tout {'équipagetête nue. On salue ainsi , après avoir saluédu canon , ou lcrsqu’on ne peut, ou qu’onne veut pas tirer du canon. Voyc^_ Salut ,article J.

Saluer des voiles. C’est amener les hu-niers à un mât ou fur le ton. Voye{ Salut ,article J.

Saluer du canon. C’est tirer un nombreRrrrr 2