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de coups de canon : cinq, sept, neuf, &c.à boulet ou sans boulet, selon que l’onveut rendre plus ou moins d’honneur àceux qu’on salue. Les vaisseaux de guerresaluent par nombre impair , & les galèrespar nombre pair. C’est ‘ici le salut ordi-naire ; tk i’ajoute, à cause de cela , que levaisseau qui est sous le vent d’un autre ,doit saluer le premier.
Saluer du pavilhn. C’est embraster lepavillon , & le tenir contre son bâton , ensorte qu’il ne paisse voltiger ; ou l’amener& le cacher : cette maniéré de saluer est laplus humble'de toutes.
SALVETE ( Littérat .) Ce mot signifietinpertimini salutem, quand on parle auxdieux. On disoit : estott salvi , lorsqu’onsaluoit les hommes ; & quelquefois ondisoit ; accipite salutem quam quis imper-titur , en saluant les uns ou les autres.(£>./.)
SALVI A , ( Géogr. anc.) h* , villede la Liburnie, dans les terres , selon Pto-loméc. Ortelius soupçonne que c’est laSalvia d’Antonin , sur la route de Sirmiumà Salones, entre Sarnada & Peivis, à vingt-quatre mille pas de la premiere , & à dix-huit mille pas de la seconde {D. J.)
SALVINGTON , ( Géog. Hist. Lht. )vfile de la province de Sussex, en Angle-terre, où naquit, en 1584, JeanSelden,qui se consacra à l’étude du droit & del’antiquité sacrée & profane. Ce savant au-roit pu être élevé aux plus grandes placesd’Angleterre , s’il n’eût préféré ion cabinetà tous les emplois. Après avoir mené unevie douce & appliquée, il mourut en 1654.La république des lettres le compte parmiceux de ses membres qui l’ont le plusenrichie.
Tous ses ouvrages ont été imprimés àLondres en 1719 , en trois vol. in-sol. O11reproche seulement à l’auteur un style unpeu obscur. ( C)
SALUM , ( Géogr. mod. ) nom communà une riviere & à un royaume d’Afrique.
La riviere est dans la Nigritie ; c’est unbras de la riviere de Gambie, qui elle-même est une branche du Niger.
Le royaume de Salum n’est autre choseque le pays situé fur la riviere de ce nom.(D. J.)
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SALURE, f. f. ( Gramtn. ) qualité d’u nechose salée.
Salure de la mer, ( Phyfiq.) Cette salure >amcre & singulière a donné lieu depuislong-temps à quelques questions curieuses,qui méritent d'être résolues dans cet ou-vrage.
On demande d’abord d’où vient la salurede la mer. La cause la plus probable de lasalure de l’Océan se trouve ainsi expliquéepar le docteur Halley, dans les Transaê.philos. , n°. ggj.. J’ai remarqué , dit-il,que tous les lacs du monde , appejlés pro-prement tels, se trouvent salés , les unsplus, d’autres moins que l’Océan, qui dansle cas présent peu auísi être regardé commeun lac ; puisque j’entends par le mot lac »des eaux dormantes, dans lesquelles sejettent perpétuellement des rivières, & quin’ont point d’issue.
Il y a très-peu de ces lacs dans la partieconnue du globe ; & en effet, à le bienprendre, je ne crois pas , continue-t-il,qu’il y en ait en tout plus de quatre oucinq : savoir, i°. la mer Caspienne : x°. lamer Morte, ou le lac Asphaltidc : 3 0 le lacsur lequel est située la ville de Mexique :4 0 . un lac du Pérou appelle Titicaca, qui,par un canal d’environ cinquante lieues ,communique avec un cinquième plus petitappellé le lac de Paria ; aucun de ces lacsn’a d’issue. La mer Caspienne , qui est leplus grand de tous, est , à ce qu’on pré-tend , un peu moins salée que la merOcéane. Le lac Asphaltide l’est si prodi-gieusement , que ses eaux en sont entiere-ment rassasiées, & ne peuvent distoudrepresque rien autre chose ; aussi ses bordsfont incrustés, pendant l’été, d’une grandeabondance de sel deííeché , d’une natureun peu plus piquante que le sel marin , &Cqui tient un peu du sel armoniac.
Le lac du Mexique est, à proprementparler , un doublé lac divisé par un grandchemin qui conduit à la ville , laquelle estconstruite sur des istes au milieu du lac,fans doute pour fa fureté. Les premiersfondateurs ont vraisembiement tiré cetteidée des castors qui construisent leurs ca-banes fur des écluses qu’ils bâtissent dansles rivières. La partie de ce lac, qui est aunord de la ville & des grands chemins»