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Tome vingt-neuvième.
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cj'í 2 SAM

région il vient. M. Buíching répond qu’ìîvient dia nord-ouest, quoiqu’il soit plusprobable que c’est un vent d’est , comme ledit í^l. Rulîèl, Sc Récriture, qui lui donne-le nom de kadisre. M. Bufching fe sondefur ce que dit Thevenot, en parlant duvent qudì a obíervé fur le fleuve.

M, Michaëlis demande , .3°. si 1 1 samumfouille auílì dans PArabic heureuse. Celane paroi t pas probable , parce que le vent-d est ne paste pas lur des montagnes sulfu-reuses pour venir dans ces pays, & qu’ilfe charge plutôt d’exhalaisons aqueuses, encraveriant l’atmoíphere de la mer, que departicules ignées.

Le sujet de la quatrième question est desavoir lì le récit de Chardin est fondé.Cet auteur rapporte que les hommes quele samitm a tués paroilTem long-temps vivans,& comme plongés dans un profond som-meil ; & que, lorsquson croit les éveiller,les membres fe détachent du reste du corps,à cause du feu intérieur qui a consumé leurscadavres ; on peut répondre à cela que lefeu avalé dissout les corps dans l’intérieur.Il fe peut donc que les victimes de ce ventne perdent pas leur couleur naturelle, quoi-que par la fuite ils deviennent noirs ; Sccomme ce feu ne les réduit pas en cen-dres , la partie touchée ne tombe pas enpoussière ; mais elle fe détache du corps,íì on la tire à foi. L’effet du samum différéen cela du vent d’est ordinaire, qu’il nedeiîeche pas les corps comme celui-ci,mais qu'il les dissout & les fond, pour ainsidire ; cet effet vient des vapeurs sulfureu-ses qui fe rencontrent dans le samum. Com-me nous ne nous proposons pas de réfuterles opinions de M. Bufching, nous nouscontenterons d’obferver , en passant, queson explication est encore plus obscure quela question.

Dans la cinquième question, M. Mi-chaëlis demande si le samurn ne tue que leshommes , ou s'il fait également périr lesbestiaux. Les bêtes à poil n’en perdent pointla vie ; Sc c’est peut-être parce que la chairde ces animaux ne fe dissout pas íì facile-ment , & que les effets du samum fe bor-tient à exciter en eux une sorte sueur.

La réponse à k sixième question est

S A N-

renfermée dans ce que nous venonsdire

De quelle maniéré tue le samum, 6c quelest son venin , demande i°. M. Michaëlis ?M. Bufching répond que le venin est ce feu,ces vapeurs íulfureules qui étant respirées,dissolvent du dedans au dehors les parties ducorps humain, & donnent par conséquent lamort ; mais quelle preuve a-t-on de Pexií-tence de ce feu , de ces exhalaisons sulfu-re uses ? Comme un feu avalé peut-il dis-soudre toutes les parties solides ?

S AMYD A , f. f. ( Botan. ) genre dsplante décrit par le pere Plumier fous lenom de guldonìa ; en voici les caractères,Le calice particulier de 1 a fleur est très-gros , composé d’une feule feuille diviséeen cinq segmens étendus de toutes partsen forme ovale , Sc qui subsistent quand lafleur est tombée. La fleur est de k formed’un cône tronqué ; elle est de 1a longueurdu calice, sillonnée , Sc dentelée dans lesbords. Il n’y a point d’étamines, mais seu-lement de petits sommets arrondis placésau milieu de k fleur ; le germe du pistilest ovale ; le style est de k longueur de kfleur Sc pointu. |Le style du pistil est aucontraire obtus ; le fruit est une baie ovaleà quatre sillons profonds ; il est divisé enquatre loges, & contient plusieurs grainesfaites en forme de rein. Plumier , xxiv,Lìnnxi gen. plant. p. §ZO. ( D. J. )

S AN , LE , ( Géogr. mod. ) rivicre dela petite Pologne. Elle a fa source auxmonts Crapack , vers les confins de kHongrie , Sc après un long cours, elle feperd dans 1 a Vistule , presque vis-à-vi»Sendomir. {D. J.)

S A N A A , ( Géogr. mod. ) ville dcP Arabie heureuse , dans Plémen , à 15lieues de Moab, à ;6 au levant d’Aden ,& à 140 de Moka. G’étoit autrefois krésidence des rois dlémen ; Pair y est tem-péré , Sc les jours presque égaux dans tou-tes les faisons. Abulféda vante k quantité'de fes eaux , k beauté de fes vergers, lanombre de fes habitans & leurs richesses;mais il faut rabattre beaucoup des exagé-rations du style oriental. Long. suivant le$tables du même Abulféda , 67 , %o ; latìL.14,30. {D. J.)

£ AN A G EN SE S , ( Géogr. anc. -

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