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Tome vingt-neuvième.
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S A N

àncîen peuple de la Gaule Narbonnoife , 'selon Pline, liv. III, c. iv. Le P. Hardouinremarque que ce peuple a été nommé dansles siécles íuivans Sanicienses , de Sanicium ,ville des Alpes fur la côte de la mer, au-jourd'hui Sene^. (D. f.)

SANAMARI, le, ( Géogr. mod. ) parM. de Lille Sìtiamarì ; riviere de l'Améri-que méridionale dans laGuianne. Elle couleentre le Maroni 6c Pille de Cayenne. Levaste terrein qui est entre ces deux der-nieres rivières , offre d'agréables collines ,dont les revers font en pente douce; dixmille habitans y feroient à l’aife , & y fe-roient des sucreries d'un grand rapport,outre que fans culture les cacoétiers, lescotonniers, les rocouyers y viennent d’eux-mêmes ; mais ce n'est pas le terroir quimanque aux hommes , ce font les hom-mes qui manquent à la culture du terroir.{D. J.)

SANAMUNDA, f. m. ( Botan .) c’estlin arbrisseau nommé par Tournefort, thy-melaea , foliis chamœlœœ , minoribus fiubhir-sutis. I. R. H. 594. Cet arbrisseau s'éleveà la hauteur d'une coudée , & est très-branchu. Sa racine s’enfonce très-profon-dément en terre , elle est couverte d'uneécorce pliante , visqueuse , 6c qui fe divise- en un grand nombre de petits filets, 5 cen floccons qu'on prendroit pour de la laine.Ses branches font couvertes de la mêmeécorce ; mais cette écorce porte fur elleune substance dense, blanchâtre 8c argen-tée. Ses feuilles font semblables à celles dumyrte de latente ; elles font seulement unpeu plus larges vers le bout, & fe termi-nent en une pointe plus arrondie ; ellesfont tout - à - fait couvertes de duvet ,douces au toucher , blanchâtres ou argen-tées , 8c luisantes. Ses fleurs font placéesau milieu de ses feuilles, elles ressemblentà celles de l’olivier, font jaunes, oblon-gues 8c tétrapétales.

Nous lisons dans Clusius , que son fruitest astèz semblable à celui du garou, maisqu'il est noirâtre. Le même auteur dit queses feuilles font charnues , gommeuses ,d’abord ameres au goût , mais ensuiteacrimonieuses 8c brûlantes.

Cette plante croît aux environs de Mar -Tome XXIX.

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feille. Ses feuilles purgent violemment.Ray. (D. J.)

SANAS , f. m. ( toile de coton. ) onappelle ainsi des toiles de coton blanchesou bleues , qui ne font ni fines ni grosses,que l’on tire des Indes orientales , parti-culièrement de Bengale. Les blanches ontà la piece neuf aunes un tiers fur troisquarts à cinq sixièmes de large ; 8c lesbleues onze aunes un quart à douze aunes ,fur sept huitièmes de large. Dicl. de Comm,{D. J.)

SANATES , f. m. ( H,si. Rom, ) nomque les Romains donnoient à leurs voi-sins , qui après une révolte fe foumettoientaussi-tôt ; cette prompte foumistìon leur pro-curoit les mêmes privilèges qu'à tous lesautres citoyens , en vertu d’une loi desdouze tables, qui portoit, ut idemjuris fa-natibus quod foretibus fit. (D. J.)

SAN BENITO ou SACO BENITO ,f. m. ( Hift. mod. ) forte d’habillement detoile jaune , que l’on fait porter à ceuxque l’inquisition a condamnés, comme unemarque de leur condamnation.

Le fan benito est fait en forme de sca-pulaire , il est composé d’une large piecequi pend par devant , 8c d’une autre quipend par derriere ; il y a fur chacune deces pieces une croix de S. André ; cet ha-bit est de couleur jaune , & tout remplide diables 8c de flammes qui y fontpeints.

Il est regardé comme une imitation del’ancien habit en forme de sac que por-toient les pénitens dans la primitive église.Voye{ Pénitent. Voye £ auffi Inquisi-tion.

SANCERRE, ( Géogr. mod. ) ville deFrance , en Berri , aux frontières du Ni-vernois, fur une colline, à la gauche ôcà une portée de canon de la Loire , à 9lieues au nord-ouest de Nevers, à 10 deBourges, à 4 de la Charité, en descendantVers Briare 6c Gien, 6c à 46 au midi deParis, avec titre de comté. Long. 7.0,31;latit. 47 > t

Cette ville a été nommée en Latin dumoyen âge , Saxia , Saxiacum , Saxiacusvicus, Sancerra , Sancerrium , Santodorum ;6c même par quelques-uns Sacrum C ce sari s ,dans l’idée que Sancerre avoit été bâtie parZzz 7. z