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Tome vingt-neuvième.
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Jules César ; mais ce conquérant n’en ditpas un seul mot; & après lui aucun au-teur , ni aucune chartre n’en font mentionavant Charlemagnç ; c’est peut - être ceprince même qui Ta bâtie, & qui la peu-pla d'une colonie de Saxons ; du moinsne connoît-on pas d’autre origine de sesnoms Saxia , Saxiacum & Saxiacus vicus.

Quoi qu’il en soit , elle étoit possédéedans le dixieme íîecle par Thibaut, premiercomte propriétaire de Chartres , qui avoitune partie du Berri. Elle passa à ses des-cendans, ensuite à Beraud, comte de Cler-mont , & dauphin d’Auvergne. Sa filleépousa Jean de Beuil, & par ce mariagece comté entra & demeura dans cettemaison jusqu’en 1640 , que René de Beuille rendit à Henri de Bourbon, prince deCondé ; de- là vient que la maison dè Bour-bon Coudé en jouit aujourd'hui.

La ville de Sancerre étoit autrefois unedes places fortes des calvinistes. Charles IX,après le massacre de la S. Barthelemi, ré-solut de la leur enlever, & la fit assiégerle 13 janvier 1573. Ce siégé est bien mé-morable. Les troupes du roi furent repous-sées à tous les assauts , & singulièrementà Ballant général qu’elíes donnerent le 11mars suivant. Il fallut convertir le siégé enblocus, & prendre par la famine une place®ù l’on ne pouvoit entrer de force.

Les historiens rapportent que les réfor-més souffrirent, pendant ce blocus , lesmêmes extrémités que les juifs au siégé deJérusalem. Un pere & une mere, réduitsau désespoir, y mangèrent leur propre fils,âgé de 3 ans, & qui venoit de mourir defaim. On ne íè nourrissoit plus dans la villeque des bêtes mortes, de peaux, de cornesde pieds de bœufs & de vaches, &c. Enfin,on fut obligé de capituler le z 5 août dela même année. Le roi fit abattre le châ-teau , & démolir toutes les fortifications.Sancerre ne s’est pas relevée depuis ; cen est plus qu’une seigneurie d’environ zooooliv. de rente, en y comprenant 1a baronniede Vailly. (D. /.)

SANCIAN ou SANCHOAN , ( Géo-graphie mod.') petite iíle de l’Océan orien-tal, fur la côte de la Chine , près du golfe<T,df Y Quanton, à 18 lieues au couchant de'* Son circuit est d’environ i j lieues,

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où l’on ne trouve que trois ou quatre vil-lages dépeuplés : on dit que S. FrançoisXavier y a terminé fa carrière, l’an 15 5 z , &qu’il y a été enterré ; mais quoiqu’on ignorele lieu de fa sépulture, on a imaginé qu’onl’avoit découvert ; les missionnaires jésuitesy bâtirent un autel qui n’a pas subsisté long-temps. (D. J.)

SANCIR , v. n. ( Marine .) c’est couler& descendre à fond. On dit qu’un vaisseaua sanci sous ses amarres, lorsqu’il a coulé bas,& qu’il s’est perdu tandis qu’il étoit à 1 ancre.

SANÇOINS, ( Géogr. anc. ) on écritaussi Xançoins ; petite ville ou plutôt bourgde France dans le Berri, aux confins du Ni-vernois, & à 6 lieues de Nevers, fur lcruisseau d’Argent. (D. /. )

SANCRAT , f. m. ( Hijî. mod. ) c’estainsi que l’on nomme dans le royaume deSiam les chefs ou supérieurs-généraux destalapoins ou prêtres du pays. Celui quipréside au couvent du palais royal est 1splus considéré ; cependant les fanerais , dontla dignité ressemble à celle de nos évêques,n’ont aucunes juridictions les uns fur lesautres ; mais chacun d’eux a au dessous delui un supérieur de couvent. Il n’y a queles fanerais qui aient droit de consacrer lestalapoins ; ces derniers ont pour eux le plusgrand respect , après qu’ils les ont élus pourremplir cette place. Leur choix tombe com-munément fur le plus vieux talapoin ducouvent.

SANCTIFIANT , adj. {Gramm. ) quisanctifie. On dit l’esprit sanctifiant , la grâcesanctifiante. Nous avons vu de nos joursdes femmes qui prétendoient avoir la grâcedes merveilles, fans avoir la grâce sancti-fiante ; par ce moyen elles falsifient fansconséquence des actions très-profanes, &cdes miracles ; & elles avoient trouvé le se-cret de se livrer à leurs passions fans nuire àla dignité de leur caractère.

SANCTIFICATION , f. f. terme dethéologie , íe prend quelquefois pour îájustification , c’est-à-dir#, pour la grâce quiopéré en nous le mérite de la justice chré*tienne. Voye^ Justification.

Le mot fanclification désigne plus com-munément les exercices de piété prescritspar l’égiise, pour solemniser les dimanches& les fêtes ; c’est dans cette acception ordi-