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Tome vingt-neuvième.
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chr lorfqu’elles ont été enlevées , on voltla' partie médullaire du tronc dont la sur-face est luisante , de couleur brune , d’unesubstance blanche, mollaíie, fibrée, charnue& bonne à manger. Ses branches feuilléesfont clair-semées íur le tronc, & rapprochéesvers le sommet.

Elles font garnies de feuilles rangées parpaires de chaque côté , 6c nues à leurpartie inférieure. La côte de ses branchesfeuillées est liste , verte en dessus , pâle6c jaunâtre au dessous, treuíée en gouttièrede chaque côté , d’où partent les feuilles ;elle est hérissée d’épines courtes , rares ,recourbées , jointes deux à deux commedes cornes.

Les feuilles que les botanistes appellent or-dinairement des ailes, font comme celles duroseau, vertes, longues d’une coudée, largesde six lignes , pointues , menues , pen-dantes , ayant quelques épines en dessous,6c trois nervures qui s’étendent dans toutela longueur.

Les fruits naissent d’une façon singulière ,ramaffés en grappes, íur une tige qui vientde faisselle des branches feuillées. Cesgrappes font renfermées dans une gaine,composée de deux feuillets opposés, minces,cannelés, bruns, qui forment une longuepointe aigrie.

. La grappe a neuf pouces de longueur ,6c est composée de quatre , cinq ou sixpetites grappes qui accompagnent la tige.Ces grappes se divisent en pédicules courts,gros, courbés 6c poses près l’un de f autre ;il* portent chacun un fruit dont la base estformée de six petits feuillets minces, mem-braneuses, de couleur brune, qui servoientde calice à la fleur.

Le fruit est arrondi, ovoïde , plus grosqu’une aveline, couvert d’écailles luisantes,■rangées de façon qu’il représente un cônede sapin renverse, car les pointes des écaillessupérieures couvrent les intervalles qui setrouvent entre les inférieures, d’où il ré-sulte un arrangement régulier en échiquier.Le sommet de ce fruit est chargé de troisstiles , grêles , secs & recourbés en de-Lors.

Les petites écailles font menues , un peudures , collées fortement ensemble , decouleur pourpre, à bords bruns, termi-

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nées eti angles droits par leurs peintes :fous ces écailles on trouve une membraneblanchâtre qui enveloppe un globule charnu,d’un vert pâle avant íà maturité , pulpeux ,plein de suc , d’un goût légumineux & fortastringent, qui se répand promptement dela langue à toute la bouche, mais qui dis-paraît auíïì-tôt.

Les Orientaux, les Malayes & les peu-ples de l J iíle de Java , tirent le suc résineux,du fruit de cet arbre de la maniéré suivanteselon le rapport de Ktempser. On place lesfruits fur une claie posée sur un grand vais-seau de terre, lequel est rempli d’eau jui-qu’à moitié ; on met sur le feu ce vaisseaulégèrement couvert, afin que la vapeur deseau bouillante amolliste le fruit, & te rendeflasque ; par ce moyen la matière sanguinequi ne paroissoit pas dans ce fruit coupé ,en fort par cette vapeur chaude, & se ré-pand fur la superficie des fruits. On l’enleveavec de petits bâtons , 6c on la renfermedans des follicules faites de feuilles de ro-seau pliées, qu’on lie ensuite avec un fil,6c que l’on expose à l’air, jufqu’à ce qu’ellesoit desséchée. .

D’autres obtiennent ce suc résineux parla simple décoction du fruit ; ils le cuisentjusqu a ce que l’eau en ait tiré tout le sucrouge ; ils jetent eníuite le fruit, & ils fontévaporer cette eau jufqu’à ce qu’il ne resteplus qu’un suc épais qu’ils renferment dansdes follicules.

La troisième efpece de sang-dragon estnommée , dans Hermandiez , 59 , e^qua^hailt , feusanguinis arbor ; c’est Un arbre quîa les feuilles de bouillon blanc , grandes 6canguleuses ; il en découle par incision uneliqueur rouge , dite sang-dragon.

La quatrième efpece s’appeile draco arbor,indien , Jìliquosa , popuh folio , angfana Java-nenfibus , comme le Hart. slmjl. rarior ,2 . 23 . C’est un grand arbre qui croît dansJava, & même dans la ville de Batavia ;son bois est dur, & son écorce rougeâtre.Ses feuilles íont placées fans ordre , por-tées par des queues longues 6c greles ; ellesíont semblables aux feuilles du peuplier ,mais plus petites, longues de deux pouces,larges à peine d’un pouce Ôc demi, poin-tues , molles , lisses , luisantes, d’un verd-gai qui tire furie jaune ; d’un goût insipi.