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de. Ses fleurs font petites, jaunâtres, odo-rantes , un peu arriérés ; fes fruits portés parde longs pédicules, font d une couleur cen-drée , durs , ronds , applatis , cependantconvexes des deux côtés dans leur milieu ;membraneux à leur bord , garnis de petitescôtes saillantes. Chaque fruit contient deuxou trois graines oblongues , recourbées ,rougeâtres, lisses, luiíantes , ressemblantesun peu de figure à de petits haricots.Quand on fait une incision au tronc , ouaux branches de cet arbre , il en découleune liqueur qui fe condense auíli - tòren des larmes rouges , que l’on nous ap-porte en globules enveloppées dans du jonc.
Il feroit bien difficile de dire en quoiconsiste la différence des sucs que l’on tirede ces différentes plantes, si toutefois il y aquelque différence ; car on ne distinguepoint la variété de ces sucs dans les résineslèches qu’on nous envoie ; ce qu’il y a desur , c’est que le vrai sang - dragon ne fedissout point dans l’eau, mais dans l’efprit-de-vin ïk dans les substances huileuses. Lafumée qu’il répand , lorfqu’on le brûle,est un peu acide, comme celle du benjoin ;ç’est une résine composée de beaucoup(d’huile grossière, & d’un sel acide mêlésensemble , elle contient peu de parties vo-latiles , huileuses, comme on peut le con-clure de ce qu’elle n’a ni goût, ni odeur.On donne au sang-dragon une vertu incraf-sante & deísicative, & on l’emploie inté-rieurement , à la dose d’une drachme, pourla diísenterie, les hémorrhagies , les fluxde ventre & les ulcérés internes. On s'ensert extérieurement pour dessécher les ul-cérés , agglutiner les levres des plaies , &fortifier les gencives. Les Peintres le fontentrer dans le vernis rouge , dont ils co-lorent les boîtes Sc coffres de la Chine.(D. J.)
SANGAMI ou SOOSIN, ( Gèog. mod. )une des provinces de la grande contréedu sud est de l’empire du Japon. Elle atrois journées de long ; c’est un pays plat& stérile , qui ne fournit presque d’autresubsistance que des tortues , du poissondes écrevisses de mer ; mais on tire unegrande quantité de bois de ses forêts, cepays í st divisé en huit districts. (D. J.)SANGAR j f. m. ( Mythol, ) fleuve de.
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Phrygie ~ t pere de la belle Sangaride , quifit oublier au jeune Attis les engagemensqu’il avoir avec Cybeie , & fut cause dela mort de son amant. Paufanias fait San-garide, mere d’Attis, au lieu de son amante ;&c rapporte un conte que l’on débitoit àà PeíTìnunte fur Sangaride. Cette nympheayant vu le premier amandier que la terreeût produit, y cueillit des amandes, & lesmit dans son sein. Aussi-tôt les amandesdisparurent, & Sangaride fe sentit grosse;elle accoucha d’un fils que l’on exposa dansles bois, & qui fut nourri par une chevre,il eut nom Attis. ( D. J.)
Sangar, ( Géog. anc. f- mod.) Sangari ,Sacari , ou Zacari, ou Zngan , rivière dela Turquie, en Asie, dans la partie septen-trionale de la Natolie. Elle vient de la pro-vince de Germian , & passant dans cellede Begfangil, elle s’y rend dans la mernoire. Le nom Latin est Sangarius , selonPtolomée, liv. V, ch. i , tk Arrien, liv. J,de Alex. Hesychius dit Sagarìus, & l’attríbueà la Lydie & à la Phrygie. Elle est nomméeSagaris , S aya.fU ! , dans une médaille dcJulia Pia Augusta. Stuckius remarque, quele fcholiaste d’Apollonius l'appelle Sanga ,XÁyya ., & Solin Sangaris.
Plutarque le géographe dit , Sagaris ,fleuve de Phrygie ; il ajoute qu’il étoir au-paravant nommé Xerabates , par la raisonque dans les grandes chaleurs de l’été, ilest la plupart du temps à sec ; on l’appellaSagaris , dit cet auteur , parte que Sagaris ,fils de Myndon & d'Alexirhoé , ayant mé-prisé les mystères de Cybeie, injuria lesprêtres de cette déesse : Cybeie pour lepunir lui envoya une manie , dans les accèsde laquelle il fe jeta dans le fleuve de Xera-bate, qui changea alors de nom » pourprendre celui de cet homme.
M. de Tournesort, lettre XVII, tom. II^p. 84 y nomme cette rivière Ava ou Ayala.Il est surprenant, dit-il, que les Turcsay en t reçu l’ancien nom de la riviere d’Ava ,car ils l’appellent Sagari ou Sacari , & cenom vient fans doute de Sangaris , fleuveassez célébré dans les anciens auteurs , lequelservoit de limites à la Bithynie. Strabonassure qu’on savoir rendu navigable, &que ses sources íortoient d’un village ap-pelle Sangias, auprès de Peísinunte, ville