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Tome vingt-neuvième.
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cheval, en Latin bdella feu hiruio equina ,croît jufqu’à j pouces de longueur ; elleest comme le ver de terre divisée par an-neaux au nombre d’une centaine ; on laregarde comme venimeuse dans ses blessu-res ; la petite espece en différé , non-seule-ment par la taille , mais par la couleur deson ventre , qui est noirâtre , avec uneteinte de vert.

C’est de cette petite espece dont il s’agiradans cet article ; mais pour abréger fa des-cription , déjà donnée fort au long parplusieurs naturalistes , comme par Lou-part dans le journal des favans , année z Gc)J ,par Dilleninius, dans les éphémerides descurieux de la nature , année ljl 8 , & pard’autres ; je crois que nous pouvons omet-tre ici tout ce que son sait communémentde la sangsue , & ce qu’il est facile à chacund’appercevoir, i°. par ia simple inspection, 1comme les anneaux cutanés de son four-reau , 1 arrangement ôc les couleurs desraies, des pyramides , des points dont cemême fourreau est orné, l’avidité des sang-sues à luxer la chair des animaux , la façondont elles appliquent leur bouche en formede ventouse pour s’y attacher , une fortede mouvement qu’on voit à travers de leurpeau quand elles sucent, & qui semblerépondre aux mouvemens de la dégluti-tion : i°. par des expériences faciles, com-me le temps qu’elles vivent dans seau ,sans autre nourriture que seau même , lafaculté qui leur est commune avec plusieursautres especes d animaux de se mouvoir ,quoique coupées par morceaux ; toutes ceschoses font suffisamment connues ; il vautmieux nous arrêter à l’examen de ces par-ties , par lesquelles la sangsue a la propriétéd’entamer la peau d'un autre animal, &de sucer son sang.

Il y a cinq parties différentes qui y con-courent ; savoir , deux levres, une cavité ,qui est proprement la bouche , des instru-mens pour entamer, d autres pour succer,òc un gosier pour la déglutition.

Lorsque la sangsue est en repos, fa levresupérieure fait un demi-cercle affèz régu-lier , & sinférieure une portion d'un plusgrand cercle. Quand la sangsue alonge iatête pour avancer , le demi cerde de la le-vre supérieure se change en deux lignes

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obliques , dont la jonction fait un anglesaillant, que la sangsue applique d’abord oùelle veut s’attacher , & qui est marqué parun petit point très noir au bord extérieurdu milieu de la levre.

La souplesse des fibres de cette partie,lui donne la facilité de prendre la figuredont sanimal a besoin pour tâtonner lesendroits où il veut Rappliquer , asin decheminer, ou pour développer les partiesavec lesquelles il doit entamer la peau dequelqu’autre animai. Dans ces deux cas,ses deux levres toutes ouvertes se changenten une espece de pavillon, exactement rondpar les bords. Enfin , quand la sangsue esttout à fait fixée , par exemple, aux paroisinférieurs d’une phiole, fa tête & fa queuefont tout-à-fait applatìes, & exactementappliquées à la surface qu’elles couvrent.

L’quverture qui est entre les deux levresde la sangsue , est proprement fa bouche ;lorsqu’on a tenu ces deux levres dilatéesun peu de temps par quelque corps dur,on en voit aisément la cavité. Cette boucheest comme les levres composée de fibrestrès souples , moyenant quoi elle perd tou-tes les formes convenables au besoin desanimal , de façon que quand la sangsueveut s’attacher quelque part , elle ouvred’abord les levres ; ensuite elle retourne sabouche de dedans en dehors , elle en appli-que les parois intérieurs, & de toute la cavitéde fa bouche, on ne distingue plus qu’unepetite ouverture dans le milieu, où la sang-sue doit faire avancer l’organe destiné à en-tamer.

Certe derniere partie paroit avoir donnébien de la peine aux naturalistes, & tousne font pas absolument d’accord sur la for-me. Il n'etoit pas raisonnable de croire queia sangsue n’avoit qu’un aigu'llon commele cousin ; on savoir bien qu’elle ne se bor-noit pas à faire une piquure, dont il 11’au-roit résulté qu’une ampoule, une élévationà la peau ; on de voit sentir qu’il salloit né-cessairement qu’elle fit une plaie, pour su-cer le sang avec autant d’avidké , & enaussi grande quantité qu’elle le fait, &qu’un aiguillon ne suffifoit pas pour cela.Aussi trouve -1 - on peu d’auteurs de cesentiment.

L’ouverture que la sangsue laisse apper-Ffffffz