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voirs, comme une provision de nourriture.M. Morand assure avoir la preuve, qu’ily est resté quelquesmois prefqueentierementcaillé , plus noir que dans l’état naturel, ôcfans au une mauvaise odeur; & comme lesang d'un animal quelconque est le résultatde la nourriture qu’il a digerée , on pour-rpit Croire que la sangsue ne vivant que dusang, n’a pas besoin d'une grande dépura-tion de la matière qui lui sert de nourri-ture. Au moins est-il vrai qu’on ne connoîtpoint d’anus ou d’ouverture qui en salle lafonction ; ôc s’il est absolument nécessaireque quelques parties hétérogènes s’en sépa-rent, apparemment que cela se sait par unetranspiration perpétuelle au travers de fapeau , fur laquelle il s’amaílè une matièregluante qui s’épaiíïìt par degrés, & se séparepar filamens dans seau où son conserve dessangsues.
Comme cette matière en se délayant dansseau, ne forme que de petits lambeaux dé-chiquetés , M. Morand, pour rendre cettedépouille plus sensible , a mis des sangsuesdans de shuile , ôc les y a laissées plusieursjours : elles y ont vécu, & lorsqu’il les aremises dans seau , elles ont quitté cettepellicule qui représentoit alors une dépouilleentiere de saisi mal, comme seroit la peaud’une anguille.
On voit à soccasion de cette expérience,q.u’il n’en est pas des sangsues comme desvers terrestres, & qu'elles n ont pas leurstrachées à la surface extérieure du corps. Ilest vraisemblable qu’elles respirent par labouche , mais de savoir quelle partie leursert de poumons, c’est ce qui n’est pas en-core connu , non plus que d’autres singu-larités qui les regardent. On ne fait de leurgénération que ce qu’en rapporte Rai ,qui dit qu’on trouve quelquefois de jeu-nes sangsues fort petites attachées ensem-ble par le ventre en maniéré de grappes.(£>./•)
Recouverte d’un baromettre fingulier dansla sangsue.
Lé hasard vient de faire découvrir à untaré de campagne des environs de Tours,un espece de baromettre vivant dans unesangsue, enfermée dans un bocal de, verre
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à plus de moitié plein d’eau, qu’il plaçafur la fenêtre de fa chambre. Le curé allanttous les matins visiter sa prisonnière, ob-serva qu’elle changeoit de position à chaquevariation de sathmosphere ; & en redou-blant son attention fur ce phénomène sin-gulier , il parvint à connoitre x°. que parun temps serein ôc beau , la sangsue restoitau fond du bocal, sans mouvement ôc rou-lée en ligne spirale : i°. que s’ildevoit pleu-voir avant ou après midi , cet insectemontoit jusqu’à la surface de seau , ôc yrestoit jusqu à ce que le temps se remît aubeau: 3 0 . que lorsqu’il devoit venter , lasangsue parcouroit sa prison liquide avecune vitesse surprenante, ôc ne cessoit de semouvoir , que lorsque le vent commençoità souder : 4 0 . que lorsqu’il devoit survenirquelque tempête avec tonnerre ôc pluie ,elle restoit presque continuellement horsde seau pendant plusieurs jours ; qu’elleparoisioit mal à saisie , ôc éprouvoit desagitations Ôc des convulsions violentes r5°. qu’elle restoit constamment au fond dubocal pendant la gelée & dans la mêmeforme quelleprenoit en été dans un tempsclair ôc serein , c’est-à-dire, qu’elle se rou-loit en spirale. 6°. Enfin , que dans lestemps de neige ou de pluie , elle fixoit sonhabitation à sembouchure même du bocal»En été, le curé changeoit seau une fois lasemaine, ôc dans les autres saisons tous lesquinze jours seulement. Le bocal qui a servià finir cette expérience est de verre ordi-naire ôc du poids d’environ huit onces ; ilétoit rempli d’eau aux trois quarts, Lcfeu-trée étoit couverte d’un linge. An. Litt.Févr. IJ 74 - ( C. )
Sangsue, ( Médecine thérapeutique.') onse sert des sangsues en médecine pour fairedans certaines parties du corps des saignéespeu abondantes.
Ce moyen de tirer du sang paroît avoirété inconnu à Hippocrate & aux médecinsqui font suivi, jusqu’à Thémilon. Depuisce dernier auteur, on s’en est servi dansplusieurs maladies, plus ou moins, suivantles sectes ôc les pays. Les méthodiques enfaisioient un très-grand usage, les Italiens .s’en servent plus souvent que nous.
Loríqu’on veut appliquer les sangsues , .on choisit les plus petites dc cellçs.qui sent.;