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Tome vingt-neuvième.
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ment à la confusion & à i’intimation desparues, conjnse étant suffisante pour con-fondre les différentes couleurs des liqueurs,en forte que la blancheur du chyle soitperdue &c changée en la rougeur du sang ;de sorte qu'elle ne paraîtra plus dans fapremiere figure, ni fous fa propre couleur.Il faut supposer que cela se fait seulementpar les circulations répétées ; mais on nepeut pas déterminer le nombre de ces cir-culations. Le second degré est quand lesparties du chyle font fi exaltées ou subti-lisées , qu'elles perdent toute tendance àla séparation coagulatoire , comme ellesl'on t dans le chyle & dans le lait. On peutajouter un troisième degré dans lequel lesparties du sang qui ne font pas digérées,font si brisées & íì mélangées avec le sérum ,qu’elîes ne font plus capables de séparation.Cette sanguification est morbide, & se saitdans les fievres accompagnées de sueursde sang, de taches de pourpre, &c.

Le docteur Drake ne doute aucunementque t*us ces degrés de sanguification nesoient causes par les circulations réitéréesdans lesquelles l’intestin & le mouvementprogressif conspirent à mêler & à diviserles parties accessoires. Elles ont fans douteleur période déterminé dans lequel elles arri-vent à leur perfection ; mais nous ne con-noissons pas précisément où H doit être fixé.

SANGUIN, ( Botan .) arbrisseau qui estdu même genre que les cornouillers , àl'article duquel on a fait la description dé-taillée de plusieurs especes de sanguins.Voyei Cornouiller.

Sanguin , adj. se dit en.pratique de mé-decine , d'un homme qui a beaucoup desang , où le sang & la chaleur prédominent,èc qui a enfin tous les signes du tempéra-ment sanguin. En général, dans ce tempé-rament , le sang est bien conditionné &en grande quantité , les vaisseaux font fort ìremplis; les humeurs font acres, la cou- !leur est vermeille, les maladies inflamma-toires font ordinaires; les personnes san-guines doivent se faire saigner souvent,autrement les vaisseaux surchargés attire-raient différentes maladies aiguës & chro-niques : cependant il faut avoir foin d'êtreménagé & discret dans l'adminìstration dessaignées z l'habitude de la saignée est per-

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nicieuse, & sait naître la nécessité de larendre plus fréquente , ce qui détermineplus promptement la pléthore à se former.

La meilleure façon de prévenir le tropde sang dans les gens qui font nés san-guins , c'est de leur ordonner un grandrégime , un exercice modéré , & enfin desalimens peu nourrissans qui ne fournissentqu'un suc nourricier léger & peu solide.

Les gens sanguins fe reconnoissent plus àla maigreur qu'à l’embonpoint, à la gran-deur des vaisseaux, à la couleur du visage ,qui est d'un rouge tantôt fleuri , tantôtbrun, tantôt livide. Le rouge livide mar-que le trop de sang & son épaissi ssement;il présage une évacuation & demande lasaignée , si l'évacuation indiquée n'arrivepas au temps marqué & indiqué.

SANGUINAIRE , adj. ( Gram. ) qui seplaît à répandre le sang : c'est le plus affreuxde tous les caractères. On y incline leshommes par des combats publics, des spec-tacles de gladiateurs , des scenes de tragé-dies ensanglantées.

Sanguinaires ? f. m. plur. ( Histoireeccléfiafl , ) surnom de quelques anabatistes,qui , dans le seizieme siecle , buvoientdu sang humain en faisant leurs sermens.Lindan.

SANG UINALIS LAPIS , ( Htfi. nat.Litholog. ) nom donné par quelques au-teurs au jaspe sanguin , soit parce qu'il estrempli de petites taches rouges comme dasang, soit parce qu’on étoit dans l'idée quecette pierre avoir la vertu d'arrêter les hé-morrhagies ; d’autres ont donné ce nom àla pierre nommée héliotrope.

SANG UINARIA , si si ( Botan. )genre de plante décrit par Dillenius, Hort.eltham. page %Gx. Le spatha ou l'enveloppequi renferme la fleur en guise de calice estcomposée de deux feuilles ; cette enveloppeest ovale , concave , & plus courte que lafleur qui est formée à huit pétales oblongs yobtus, & étendus de toutes parcs ; les éta-mines font plusieurs filets simples , pluscourts que la fleur ; le germe du pistil estoblong & applati ; il n'y a point de stile.Le stigma est sillonné profondément decannelures dans toute fa longueur; le fruitest une capsule oblongue , composée dedeux loges qui contiennent plusieurs grai~