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nés rondes. Linn. gen. plan. page 2.2.7.
(D. J. )
SANGUINARIUS PONS , ( Géogr.anc. ) pont d’Italie aux environs d’Otricoli,de Narni & de Spolette , entre ces villes &celle de Rome. Aurelius Victor , epitom.chap. xlv. dit qu’il fut nommé le Pont-sanguinaire après qu’Emilien eut été alla-,liné, ayant h peine régné auatre mois. (D. /.)
SANGUINE , (* Hifl. nat. ) nomque l’on donne à Y hématite. Voy. cet article.
SANGUINOLENT , adj. ( Gram. )qui est mêlé de sang. On dit des crachatssanguinolens , du pus sanguinolent.
SANGUINUS , f. m. ( Satan. anc. )nom donné par quelques anciens au bou-leau à cause de la couleur rougeâtre foncéede ses verges ; Pline appelle auílì cet arbustesanguineus frutex , & il l’oublie peu après ;les Italiens nomment encore aujourd'hui lebouleau fanguino. ( D. J.)
S ANGUISO RBA, f.s. { Botan.)genre distinct de plante que Linnxus ca-ractérise ainsi. Le calice particulier est com-posé de deux feuilles très-courtes, opposéesl une à l’autre , & qui tombent avec lafleur. La fleur est une feule feuille diviíéeen quatre segmens, de forme ovale poin-tue , & qui se touchent seulement à leurextrémité inferieure. Les étamines fontquatre filets larges dans leur partie supé-rieure , & de la même longueur que lafleur. Les boísettes des étamines font peti-tes & arrondies. Le germe du pistil estcarré 8c situé entre le calice & la fleur ;le stile est fort court & fort menu ; lestigma est obtus ; le fruit est une capsulecontenant deux loges remplies de fort pe-tites graines. Lînnxus gen. plant. pag. 46.{D. J.)
SANHEDRIN 3 ( Critiq. sacrée. ) motqui vient du Grec synidrion , assemblée ;cetoitun tribunal chez les Hébreux, donton fait remonter l’institution jufqu’à Moïse,qui , par l’avis de Jethro son beau pere ,choisit soixante &í dix des anciens d’Isiaël,pour lui aider à porter le poids du gou-vernement , Nombre ij ,16. On élisoit lesmembres de ce conseil dans chaque tribu.Le chef s’appelloit hanasée , président ; lesecond ah , pere du conseil ; & le troihemehacam , sage ; mais il y avoit encore chez
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les Juifs d’autres cours de justice subal-terne , qu’on appelíoit sanhédrins.
Pour donner au lecteur une idée de cesdivers tribunaux tels qu’ils étoient quelquetemps avant Jésus Christ , il faut savoirque Gabinius ayant rétabli Hircan dans lasouveraine sacrificature, fit de grands chan-gemens dans le gouvernement civil, car ille rendit aristocratique, de monarchiquequ’il étoit. Jusques-là le prince avoit gou-verné la nation par le ministère de deux ef-peces de conseils ou cours de justice ; l’unede z 3 personnes, appelléel e petit sanhédrin;&c I’autre de soixante-douze,qui étoit 1 e grandsanhédrin. De la premiere espece , il y enavoit un dans chaque ville : Jérusalem seu-lement , à cause de ía grandeur & de laquantité d’afraires qui y survenoient , enavoit deux, qui se tenoient en deux sallesséparées.
Quant au grand sanhédrin , il n’y enavoit qu’un pour toute la nation ; il tenoitses ail emblées dans le temple, & les y avoittoujours tenues jusqu’alors. Les petits san-hédrins prenoient conr.oiíîance de toutesles astaires qui regardoient la justice pourla ville , & le territoire dans lequel ils íetenoient. Le grand sanhédrin présidoit furles affaires de la nation en général, recevoirles appels des cours inférieures, interprêroitles loix, & de temps en temps faitoit denouveaux reglemens pour les mieux faireexécuter. Gabinius cassa tous ces tribunaux ,&c à leur place introduisit cinq différentescours ou sanhédrins , dont chacune étoitindépendante des autres 8c souveraine dansson ressort. La premiere fut mise à Jérusa-lem ; la seconde , à Jéricho ; la troisième,à Gadara ; la quatrième , à Amatiius ; &cla cinquième à Séphoris. Tout le pays futpartagé en cinq provinces ou départemens,& chaque province obligée de s’adresterpour la justice à une des cours qu’il venoitd’établir, c’est-à-dire , à celle qu’il lui avoitassignée, & les affaires s’y terminoient sar.sappel.
La tyrannie d’Alexandre Jannée avoitdégoûté les Juifs du gouvernement monar-chique. Ils s etoient adressés à Pompée pourle faire abolir, quand il entra dans la dis-cussion du démêlé des deux frétés à Damas.Ce fut pour les contenter qu’il ôta le dia-GSSSSS 2.