Band 
Tome vingt-neuvième.
Seite
972
JPEG-Download
 

9/2 S A N

dême & le nom de roi à Hircan , en luirendant pourtant la souveraineté sous unautre nom , car il lui laifla toute fa puis-sance ; mais dans cette rencontre ils obtin-rent de Gabinius de lui en ôter le pouvoir,comme sature lui en avoir ôté le nom ; Scil le fit par le changement dont je viens deparler. En effet , son reglement transpor-toit tout le gouvernement des mains duprince entre celles des grands qui entroientdans ces cinq cour's souveraines ; la monar-chie se trouvoit par-là changée en aristo-cratie. Dans la fuite Jules César, en pas-sant par la Syrie , redonna la souverainetéà Hircan , Sc remit les choses fur 1 ancienpied.

Hcrode étant monté fur le trône, trenre-sept ans avant Jesus-Christ , versa le sangde ceux de la faction qui lui étoit opposée,dont il avoit le plus à craindre le crédit &Inactivité. Tous les membres du grand san-hédrin se trouvèrent de ce nombre, à la ré-serve de Poilion Sc de Saméas, que Josepheappelle Hillel Sc Shammaï; Sc de tous leursdocteurs de la mishna, ce font ceux dont ilest le plus parlé. Les delcendans d’Hillelfurent présidens du sanhédrin pendant dixgénérations. Siméon son fils est celui quiprit Pensant Jésus entre ses bras, quandon le présenta à Dieu dans le temple, Scqui prononça le Nunc dimittis en le voyant.Luc ij. Gamalieí fils de Siméon , présidoitau sanhédrin , quand S. Pierre & les autresapôtres y comparurent ; Acles , v. 34. C’estausfi le maître aux pieds de qui S. Paul futélevé dans la secte Sc dans la justice despharisiens, Acles , xxij , 3. Il vécut jusqu’enPan 18 avant la destruction de Jérusalem ,Sc son fils qui lui succéda périt au sac decette ville par les Romains.

Il me reste à dire un mot d’une troisièmeefpece de sanhédrin établi par les Juifs ,auquel les vicissitudes dont nous avons parléne touchèrent point, Sc qui se soutint tou-jours la même. C’étoit la cour des trois quidécidoit tous les différends entre parti-culiers , concernant des marchés, des ven-tes , des contrats & autres pareilles affaires.Dans tous ces cas-là , une des parties choi-siffoit un arbitre pour juge ; Pautre enchoiíiffoit un second ; Sc ces deux arbitresconvenoient d’un troisième. Ces trois per-

SAN

sonnes ensemble falsifient une cour qui ,après avoir entendu les parties, décidoit endernier ressort.

Ces généralités peuvent suffire pour sefaire quelque idée des sanhédrins des anciensJuifs ; mais les lecteurs plus curieux entrouveront des détails circonstanciés dansla Mishna , dans la Gémare, dans Maimo-nides, dans Selden , Lightfoot, Cock , &quelques autres qui ont traité ce sujet àfond. ( D. J. )

S A N J A K ou SANGIAK, f. m.( Hifl. mod. ) cetoit anciennement chez lesTurcs le titre qu’ils donnoient à tous lesgouverneurs; aujourd’hui ils font inférieursaux hachas Sc beglerbegs, Sc ne font quedes intendansou directeurs des provinces,qui ont droit de faire porter devant euxun étendard appellé sanjak, fans queue decheval.

SANICLE , f. f. sanicula , ( Hìst. nat.Bot. ) genre de plante à fleur en roíè & enombelle, compoíee de plusieurs pétales dis-posés en rond , repliés ordinairement versle centre de la fleur , Sc soutenus par uncalice qui devient dans la fuite un fruitcomposé de deux semences ; elles font con-vexes d’un côté, hérissées de.pointes, Scplates de Pautre. Plusieurs de ces fleursfont stériles Sc ne rapportent aucun fruit.Tournefort, Inst. rei herb. Voye^ Plante.

Sanicle , ( Mat. méd. ) sanicle com-mune ou mâle. Cette plante est générale-ment régardée comme un vulnéraire éprou-vé. La haute opinion qu’en a la peuple estconsignée dans ce proverbe en rime : Quia la bugle & la sanicle ( que les Parisiensprononcent sanique ) , sait aux Chirurgiensla nique.

Les feuilles de cette plante font très-communément employées dans les apoze-mes, les bouillons, les tisanes destinées autraitement de toutes les especes d’hémor-rhagie , des chûtes, des coups, &c. contreles cours de ventre , la dyssenterie, &c. lesuc exprimé de ses feuilles est aufisi employédans le même cas. On emploie tous cesremedes fous forme de gargarisme dans lesmaux de gorge qui dépendent de relâche-ment ; on emploie autsi le luc & la décoc-tion sious forme d’injection ou de lotiondans le pensement des plaies ; i’infusio»