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Tome vingt-neuvième.
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§86 S A N

deux sois l'été, & leur donner un contouragréable : on les transplante en septembreavec succès, toutes se multiplient commele n°. î. Miller nous a fourni une partiedes détails de cet article. ( M. le Baron deTschoudi. )

Santoline, (Mat. méd.) petit cyprìs,garde-robe , aurone femelle ; on fait rarementuiage de cette plante en médecine ; c’estpourtant un très-puistant fébrifuge capablede chasser les vers & les autres insectes parla feule odeur. C'est à cause de cette der-niere propriété qu'on met ses feuilles parmiles étoffes de laine pour les préserver desteignes ; 6e c’est cet uíàge qui lui a faitdonner le nom de garde-robe.

On convient d'ailíeurs assez généralementque la santoline possede les mêmes vertusque l'aurone mâle. Voye[ Aurone. (b)

Santoline , ( Hijl. des drog. exot. )poudre qu’on nomme encore poudre auxvers , barbotine Sc sémentine : on Rappelledans les boutiques santolina , sementina ,semen contra vermes. C’est une poudregrossière , composée de petites têtes oblon-gues, écailleuses, d’un vert jaunâtre ; d’ungoût désagréable, amer, mêlé d’acrimonie;.d’une odeur aromatique , dégoûtante , &qui cause des nausées. Certe poudre nousparvient avec de petites feuilles, de petitsrejetions, ou de petites branches can-nellées.

Quoiqu’elle soit d’ufage , son originenous est inconnue. On doute si c’est unegraine, ou une capsule séminale, ou desgermes de feuilles & de fleurs. On ignorequelle est la plante qui la porte, si c’est laíédoaire ou l’absynthe , ou une especed’aurone , ou le petit cyprès ; on est in-certain si elle vient dans la Palestine , dansl’Egypte, dans la Perse, ou seulement dansle royaume de Boutan , à l’extrêmité desIndes orients les. Rauwolf, qui a parcourules pays orientaux, dit que c’est une especed’absynthc, que les Arabes appelient/è^e/Ar,qui croît auprès de Bethléem, & qui estsemblable à notre absynthe; mais les feuillesque l’on trouve parmi cette graine , sonttoutes différentes de celle de notre absynthe.De u!us , il n'est pas vraisemblable quePrcsper Alpin & Weslingius , qui ontrecherché avec. tant de soin les plantes

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d’Egypte, 8c qui ont demeuré Run & I au-tre quelques années dans ce pays, n’eneussent fait aucune mention ; eux qui sa-voient mieux que personne qu’on étoit fortcurieux en Europe de connoître l’origine’ de cette graine , auraient - ils oubliés denous Rapprendre ì

P. Hennan croit que c’est une especed’aurone qui fe trouve dans la Perse, &Cdans quelques pays de l’Orient ; il prétendque ce ne sont pas tant de vraies graines,que des enveloppes écailleusos de grainesqui ne sont pas encore parfaites ; Tavernierconfirme le sentiment de ce savant bota-niste , car il raconte que la santoline croîtdans le royaume de Boucan, situé fur lebord septentrional du Mogol , d’où l’onnous apporte aussi le muíc & la rhubarbeavec cette graine. Il ajoute qu’elle croîtencore dans la Caramanie, province septen-trionale de la Perse , mais en si petitequantité qu’à peine suffit-elle pour l’usagedes habitans du lieu ; enfin , il raconteque cette graine est emportée par le vent :les peuples du pays, ajoute-t-il , fe sontmis dans la tête que cette graine se cor-rompe lorsqu’on la touche avec les doigts ,de sorte que pour en avoir , ils portentdes gants à leurs mains ; dans les prairiesoù cette plante abonde , fa graine étantmûre , ils agitent leurs vans de tous côtéspour en attraper les sommités qui en sontremplies, & qui s’en détachent par Ragita--tion de l’air. Il ne faut pas faire beaucoup,de fond fur ce récit d’un voyageur quine parle que par oui-dire ; car aucunEuropéen n’a pénétré dans ces contrées re-culées de la Perse.

Au reste, l’ignorance où l’on est du paysnatal de cette graine , n’empêche point qu*l’on ne l’empioie quelquefois contre leslombrics ; elle est utile dans certe maladiaquand on la donne avec Yaquila alba , ouqudqu’autre préparation de mercure ; maisc’est qu'alors la vertu du remede dépenddu mercure bien plus que de la santoline :aussi les bans médecins ne connoissent pointde meilleurs vermifuges que les préparationsmercurielies. (D. J.)

SANTOLINOIDE , f. m. ( Hift. nat.Boian. ) saniolinoïàes ; genre de plante qui'nç Qisicre de la santoline, qu’er. ce que sa,