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Garonne , même sort avant dans certerïviere, au lieu que le Santonum-Portusde Ptolomée , doit être fur l'Océan.{D. J.)
SANTORIN, ( Géogr. mod. ) Voye^Sant-Erini.
SANTSI , f. m. ( Bot. exot. ) nomdonné par les Chinois à une plante célébréchez eux contre les hémorrhagies. Nosmissionnaires rapportent que cette plantecroît fans culture fur les montagnes ; Ciprincipale racine est épaisse de 4 doigts, &fournit plusieurs radicules moins grosses,mais qui font les feules d'u sage : ellesont f écorce rude & brune en dehors,lisse & jaune en dedans ; la principale racinejette huit tiges, dont celle du milieu élevéebeaucoup au dessus des autres, porte desbouquets de fleurs. On multiplie le fantfien coupant transversalement la maîtrestèracine en diverses tranches , qu'on meten terre à la profondeur d’un pouce, &en ; ans la plante acquiert toute fa perfec-tion. ( D. J.)
SANTVLIET . ( Géogr. mod. ) forte-resse des Pays-Bas dans le Brabant, fur ladroite de l'Efcaut, entre Lille Sc Berg-op-zoom. Cette forteresse appartient auxProvinces-unies, & leur est d'une grandeimportance. (D. J.)
SANUKI, ( Géogr. mod . ) une des sixprovinces de l'empire du Japon , dans leNankaido , c'est-à-dire , dans la contrée 'des cotes du sud. Cette province a ; jour-nées de longueur de l'est à l'oueft, & estdivisée en 11 districts. C’est un pays mé-diocrement fertile, où il y a beaucoup demontagnes, de rivières, & de champs quiproduisent du riz, du bled Sc des légumes :ía mer le fournit de poisson. Cette provinceest fameuse par le grand nombre de per-sonnes célébrés qui y sont nées. {D. J.)
SANUT, Voye[ Canus.
SAOCES , {Géogr. anc.) haute mon-tagne de l'iíle de Samothrace, selon Pline,lib. IV, ch. xij : c'est aujourd'hui Monte-Netturio , dans l'ifle de Samandrachi. Illui donne 10000 pas de hauteur, ce qu'ilne fout pas entendre de fa hauteur perpen-diculaire , mais feulement du cheminqu'il faut faire en montant, depuis le
SAP
pied de cette montagne jufqu’au sommet»{D. J.)
SAONE , la , ( Gêog. mod. ) prononcezSône ; riviere de France, l une de cellesqui grossissent le Rhône. Elle prend fa sourceau mont de Vosge , traversé la Franche-Comté, la Bourgogne, le Beaujolois, coulele long de la principauté de Lombes, &enfin fe rend à Lyon qu’elle coupe en deuxparties inégales, Sc s’y jette dans le Rhôneà l'extrêmité de cette grande ville. Son nomLatin est Arar , au génitif Araris. On ap-pelloit déjà cette riviere Sauconna du tempsd’Ammien Marcellin , qui dit lib. XV.Ararim quem Sauconnam appellant ; Sc c'estde ce mot Sauconna qu'est venu le nomFrançois.
Il ne faut pas confondre la Saône avec laSaona , eu Latin Savo , riviere d'Italie auroyaume de Naples, dans la terre de La-bour. Cette derniere prend fa source versTiano, Sc se rend dans le golfe de Naples,entre la roche de Montdragron Sc la bou-che du Voltorno. {D. J.)
SAORRE ou QUINTILLAGE , f. £
( Marine. ) ces termes fur la Méditerrannéesignifient lest. Voye[ Lest.
SAOULE, f. f. ( Jeu d’exercice. ) c’estle nom d'un jeu que les seigneurs de pa-roisse proposent en Bretagne à leurs vas-saux , dan^. les jours de réjouissance, fi’c.Ce jeu fe fait avec un balon bien huilé endehors pour le rendre plus glissant. On lejette à l'aventure , & chacun cherche à s'ensaisir & à se l’entr'arracher ; enfin celui quile peut porter fur une autre paroisse quecelle où fe fait le jeu, gagne le prix proposé ;ce jeu fe nomme en Normandie la peloisou l’éteuf. ( D. J.) ,
SAOULÉ, SOU ou SATURE »
( Chymie. ) Voye £ Saturation.
SAOULER , {Jardin. ) quelques auteursmodernes fe font servis de ce terme enparlant d’une terre qu'on avoit trop fuméeou arrosée.
SAPJEI , ( Géogr. anc. ) ancien peuple delaThrace, selon Etienne le géographe; Ap~pien, civil. lib. V. en fait aussi mention. Leurpays est nommé Sapaícapraefeclura par Pto-lomée , lib. III, ch. xj. Leurs villes étoieneAlnos, Cypfela , Biianthe , &c. selon ieP. Haxdouin, in P lin. LIV, c. ij r