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Tome vingt-neuvième.
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59® SAP

vert d’eau ; quelques auteurs le nommentsaphirus prafitis. 4°* Le saphir tres-clair ,dans lequel la teinte bleue est presqu’en-tiérement imperceptible. U n’y a , pourainsi dire, que la dureté qui mette de ladifférence entre lui & le diamant ; ce der-nier a quelquefois été appelle saphir femelle:d'autres l’ont appellé leuco-saphirus.

VYallerius dit que les saphirs íont ordi-nairement d’une forme octogone, ou d’unplus grand n«»mbre de côtés ; mais les rela-tions des voyageurs nous apprennent qu onles trouve communément fous la forme depetits cailloux roulés dans quelques rivièresdes Indes orientales, de même que presquetoutes les autres pierres précieuses. Les plusbeaux saphirs viennent des royaumes dePégu , de Bishagar, de Cambaye &c de lsiflede Ceylan. Ceux qui se trouvent en Bohê-me , en Silésie, en Saxe, &c. n ont ni ladureté, ni la vivacité de ía couleur des sa-phirs d’orient.

Il y a tout lieu de croire que la couleurdu saphir est dúe au cuivre. Quand on veutpriver cette pierre de fa couleur Sc en faireun diamant, on la met dans un creusetaprès savoir bien entourée de fable fin, par-faitement lavé pour le dégager dé route sa-leté ; lorsque- le saphir aura été ainsi envi-ronné de fable, on couvrira te creuset d'uncouvercle qu’on luttera bien exactement ; onexposera le creuset au fourneau de verreriependant douze heures ; au bout de ce tempson le retirera peu-à-peu, & le saphir auraperdu toute fa couleur, mais il fauarale faireretailler.

Pour contrefaire le saphir il n'y aura qu’àjoindre du saffre, ou du bleu des Email-leurs , à la composition du verre ; on serades estais pour savoir la quantité de cettematière qu’il conviendra de joindre auverre.

Le saphirus des anciens n’étoit point lapierre dont on vientde parler, c’étoitle lapislazuli ; quant au saphir , ils l’appelloientcy anus. (—)

Saphir , ( Mat. médic . ) Voye ç Frag-ment Précieux.

SAPHORIN D’OZON, saint,

( Géog. mod. ) petite ville , ou plutôt bour-gade à trois lieues de Lyon. ,

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Guy-Tape , en Latin Guidopspa , naquîtdans ce bourg au commencement du quin-zième siecle. Il étudia la Jurisprudence cnFrance Sc en Italie » Sc fut employé par ledauphin Louis, depuis Louis XI, en plu-sieurs affaires importantes , Sc entr’autresauprès de Charles VII, son pere , dont ils’agissoit d'appaifer la colere. Le roi fut con-tent de la conduite de Pape , & f employamême dans la fuite. Il mourut à Grenoble,vers fan 1476. Il a compose divers ouvra-ges qui font affez rares. Le plus importantest intitulé : Decifiones gratianepolitance #Grenoble 1490, in-fol. cette édition a étésuivie de plusieurs autres. Les raifonnemensde cet ouvrage sont judicieux, les preuvessolides, & les loix bien employées dans leurvrai sens ; mais le style n’est ni pur ni Latin.Chorier en a donné une traduction qui vautbeaucoup mieux que f original, & qui estintitulée: la jurisprudence de Guy-Pape dansses décisions , avec des remarques Si la vie del 1 auteur , Lyon 169a , in-f. ( D. J.)

SAPHYLETOME , f. m. ( Chirurgie. )instrument propre à couper la luette. Lesmaladies de la luette exigent, dans certainesoccasions , que son faste fextraction decette partie. Lersqu’elle est simplement gon-flée par un engorgement pituiteux , qui enrend le volume embarrassant & préjudiciableà la déglutition; lorsqu’elle est squirrheusechancreuse ou menacée de gangrené, cetteopération est absolument nécessaire. On nepeut pas dire qu’elle se fasse toujours aisé-ment : la luette, quoique peu sensible parelle-même, excite des nausées au moindreattouchement rude qu’on lui fait par f irri-tation convulsive qu’elle communique auvoile du palais. D’un autre côté, la langueinclinée à se voûter peut empêcher le chi-rurgien d’agir avec liberté , Sc f opérationdevient souvent très-diffieile, quelquefoismême impossible par les méthodes ordinai-res. Il y a des cas où les ciseaux Sc la liga-ture n’ont aucun pouvoir sur elle , & oùf usage du bistouri est dangereux. L’obser-vation suivante fournit 1» preuve de cesvérités; elle enseigne le moyen simple deréussir avec facilité.

sin f année 1762 , un homme de 40 anseut, entre plusieurs symptômes d’une véroleeonfirmée à la fuite d’une gonorrhée , un