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endurcíiSeinent squirrheux de la luette.Il ne me fut pas possible de la couperavec les instrumens ordinaires. La ligaturefut un moyen également inutile. M. La-pevre , chirurgien à Londres , fut témoinque les ciseaux glistoient dessus, commeils auroient fait fur un morceau de bois. Lebistouri courbe & boutonné me parut l’ins-trument le plus convenable ; je voulus m’enservir, mais mes tentatives devinrent inu-tiles. Le chatouillement, que cet instrument& les pincettes causerenr au gosier, excitaun mouvement convulsif si considérable ,que je manquai de faire une très - grandeplaie à la langue. Je me promis de ne ja-mais employer ce moyen dangereux : jetentai la ligature ; mais après bien des pei-nes , elle devint inutile ; la luette étoit tropdure pour qu’elle pût céder à la pression dulien.
Je consultai M. Middleton ; quand il sefut assuré de la singularité du cas, il con-vint qu'aucun des moyens ordinaires nepouvoit avoir lieu. Cependant le maladeétoit dans un état qui exigeoit un promptsecours ; il étoit près de suffoquer toutesles fois qu’il étoit obligé d’avaler les alimensmême les moins solides : il n’y avoit queles plus liquides qui pouvoient passer, &encore avec beaucoup de peine : la plusrande partie revenoit par le nez. L'organee la voix en étoit si altéré qu’on ne pou-voit , qu’avec difficulté, entendre ce quedisoit le malade.
Je pensai à l’instrument décrit par Scultet;mais outre qu’il est trop composé, il esttrop difficile à exécuter , parce que le mé-chanisme n’en est pas exposé d’une maniéréassez claire. J’imaginai l’instrument sui-vant , dont la simplicité favorise son exé-cution , elle nè^demande que fort peu detemps.
Cet instrument, vu en son entier , pi. I.Jig. 4 de nos planches^ de Chirurgie , Suppl.des planches , est composé de deux partiesprincipales, une lame & une gaine.
La lame , ! Jig. £ , a cinq pouces cinq li-gnes de longueur& onze lignes de largeur.Elie n’est -tranchante que par son extrémitéa , qui est fort arrondie.. Elle est un peuconcave dans toute fa longueur en destous,& un peu convexe en dessus , pour mieux
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s’approprier à la forme de la langue , à lavoûte du palais & à 1 arche du voile quisourient l’uvule. Elle porte dans le milieude fa partie concave une paillette d’acier c ,qui la tient fixée dans fa gaine à une dis-tance convenable de l’ouverture a , de sagaine jig. 6 . Cette lame , à son extrémitéb , est coupée carrément ôc d’équerre avecsa gaine. Cette extrémité b , entre dans unmanche d , par une foie pareille à celle quisoutient la lame d’un couteau.
Le manche d , n’a qu’un pouce de lon-gueur , & se termine par une surface platee dont l’usage est de servir à appuyer lapouce pour faire agir l’instrument ; ainsi jenomme cette partie piece de pouce.
La gaine ou fourreau est d’argent : éìcest construite de façon que la lame puisse la-remplir entièrement, mais d'une maniéréaisée pour qu’elle glisse facilement, & assez,juste pour qu’elle ne vacille ni d'un côté nide l’autre ; elle a par conséquent la mêmeforme que la lame ; elle est un peu concaveen destous, & un peu convexe en dessus»Sa longueur est égale à celle de la lame ,excepte à son extrémité c , où elle a deuxlignes de plus que la lame, pour que letranchant n’en soit pas émoussé ; ce qui nemanqueroit pas d’arriver, s’il touchoit aufond de la gaine.
Un anneau c , fig. S, fixé verticalementdestous 5c près de l’entrée de la gaine, sui-vant sa longueur, sert à passer le doigt mé-dius dans son centre, conséquemment pardestous l’instrument, tandis quel’index posedessus, l’instrument ainsi assuré entre ce»doigts, est porté avec aisance 8c fureté dansla bouche, en le glistant fur la langue qu’ilforce de s’applatir.
L’extrêmité a , de la gaine Jig. 6, est per-cée par une ouverture ronde a de huit lignesde diamettre , pour laisser passer la luette»Lorsqu’on veut se servir de l’instrument ,on retire la lame derrière le bard postérieurde cette ouverture, de façon qu’elle resteentièrement libre. On conduit \efaphylc to-me dans la bouche, &C lorsque son ouver-ture est parvenue à la luette , on éleve urtpeu la main pour faire baisser la partie del’instrument où se trouve son ouvertureafin d’y faire rencontrer l’uvule. Loríqu’elleest exactement perpendiculaire à.L'ouv.etui».