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tifs & Epulotiques. Ce mot vient du
""SarCOTIQUE , s. m. & adject. termede Chirurgie , concernant la matière mé-dicale externe. C’est un remede qu’on sup-
Í iose propre à taire revenir la chair danses ulcérés & dans les plaies avec pertede substance. Ce mot est grec , & s’ex-prime en françois par celui d ' incarnatif.Nous avons prouvé , au mot incarnation ,qu’il ne se faiíbit aucune réparation nirégénération de chairs dans le vuide d’uneplaie & d’un ulcéré. Aussi voir - on quetoutes les eípeces de médicamens que lesauteurs ont mis dans la classe des Jarcn-tiques , se trouvent exactement dans celledes détersifs ou des dessicatifs. Voye^ÙÉ-TERSIF & Dessicatif. La raison enest t impie. Comment les livres qui trai-tent de la matière médicale pourroient-ilsexposer la vertu des remedes autrementque d’une maniéré vague ? Le remede quiest supputatif dans un cas , est résolutifdans un autre cas. II n’y en a aucun quipuisse être résolutif dans tous les cas oùil faut résoudre. C’elì une réflexion quefait M. Quesnay dans son traité de la s up-puration , à l’occaíìon máme des farcoti-ques dont il décrit la maniéré d’agir, sui-vant leurs genres & leurs eípeces dans descirconstances dissérentes. 11 ajoute quel’énumération des vertus des remedes quedonnent les livres de pharmacie , nousinstruit peu , & qu’il faut que les prati-ciens découvrent eux-mêmes dans la na-ture de chaque remede , les rapports qu’ilpeut avoir avec les indications particu-lières qu’il a à remplir. {¥)
SARCUM , Géogr mod.) provinced’Asie en Anatolie , dans fa partie occi-dentale , fur l’Archipel. Elle commenceaux Dardanelles, & s’étend jusqu’au golfede Landrimiti ; mais elle n’a de nos joursaucune place remarquable. C’estcependantla Troade des anciens. ( D. J.)
S ARDA , SARDIUS , ou SAR-JDIíjN, ( Hist. nat. ) nom fous lequelWallerius & plusieurs naturalistes ont cruque les anciens avoient désigné la corna-line ( carneotus ) ; mais il y a plus d’ap-parence qu’ils ont eu en vue la lardoine ,qui est jaune , au lieu que. la cornaline
S A R
ç/^rguge. Vovez Cornattw-c Cíu.
SARDACHATE , ( Hist. nat. ) nomdonne par les anciens à une agathe mêléede cornaline , ou plutût de sardoine. Elleest blanchâtre & remplie de veines & dqtaches jaunes ou rougeâtres.
M. Hill dit que le fond de cette pierreest d’un blanc p ile , qu’on y voit plusieursamas de petites taches rouges , &. quecette pierre , qui se trouve fur les bordsde quelques rivières des Indes, est fortdure & prend un três-beau poli. VoyezHills , natural hijìory of fojjìls.
SARDAIGNE , la , ( Géogr. mod. )en latin Sardinia , grande île de la Mé-diterranée , entre l’Afrique & l’Icalìe ,au midi de l’ile de Corse , dont elle n’estsépar.e que par un bras de mer de neufà dix milles de large , & au nord-oueílde la Sicile. On lui donne environ 170milles de longueur , 90 milles dans fa plusgrande largeur, & 5 00 milles de circuit.Cluvier lui diínne 4Î milles d’Allemagnede^ long , depuis Cagliari fa capitale , jus-qu’au bras de mer qui la sépare de la Cor-se , & 26 milles de largeur , depuis le capMontefalcone jusqu’au cap de Sarda. Onpeut voir dans l’itinéraire d’Antonin les an-ciennes routes de la Sardaigne , avec leursdistances en milles romains. On peut aussilire la description de ce royaume, publiéeá la Haye en 1735 ,1/2-8°.
Cette île , selon Ptolomée, est depuis29 degrés 50' de longitude , jusqu’à 32degrés 25' ; & depuis 33 degrés jo' delatitude , jufqu’à 39 degrés 30'.
Le P. Coronelli dans son isolario , luidonne depuis le 31 degré 10' de longitu-de, jusqu’au 32 degré 19' 30" ; & depuisle 37 degré 14' de latitude , jusqu’au 30degré 30'.
Selon M. de Liste, qui a eu des obser-vations plus sûres , la longitude de laSardaigne est depuis les 23 degré 40'jusqu’au 27 degré 2o' ; & fa latitude estentre le 38 degré 42' 30" & le 41 de-gré 11'.
Les Italiens nomment cette grande îleSardegna ; les Espagnols, Sdrdena. LesGrecs ont dit Z<tpìa Sq»<JW 2*féV ; Ht