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ques villes. Les stéphanéphores, ancien-nement consacrés an ministère des dieux ,furent austi attachés au culte des empe-reurs.
IX. Ce précis historique , extrait dusavant mémoire de M. l’abbé Belley , &qu’il a rédigé d’après les inscriptions & lesmédailles de la ville de Sardes , fait assezconnoître quel secours l’histoire peut tirerd’une étude approfondie des monumens an-tiques. II nous reste à extraire du mêmemémoire l’histoire abrégée des révolutionsde la ville de Sardes , depuis la fin du troi-sième fiecle jusqu’à présent.
. Sous le haut empire , la Lydie fit tou-jours partie de TAsie proconlulaire , maisdans la fuite cette province fut démem-brée ; les pays dont elle étoit composéeformerent autant de provinces particu-lières': ce changement arriva fous Diocté-tien & Maximien Hercule , auxquels leshistoriens ont reproché d’avoir affoibli1 empire en divisant ses grandes provinces.Ainíi la Lydie devint alors province , &no , u s v °yons dans la notice de Tempirequ elle tut gouvernée par un consulaire ;bardes étoit sa ville métropole. Cons-tantin divila l'Aíìeen dix provinces, dont: une etoit la Lydie , dont Sardes fut tou-jours la métropole. Comme la qualité deseaux rendoit la íituation de cette villepropre aux manufactures , nous voyonsqu anciennement les belles teintures depourpre & d’écarlate faisoient partie deIon commerce & de ses richesses. Dansles derniers siécles de Tempire romain ,011 Y etaÌMic une fabrique d’armes.
•ll ] rt; a!S r Ce qui rendit la ville de sardes1 u ré sous les princes chrétiens, ce fut
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d’Orient ayant été divisé pour Tordrecivil en pays ou dist'ricìs, la Lydie fitpartie du district des Tracésiens, & sardesfut toujours la capitale de ce départe-ment. Cette nouvelle division a subsistéjuí'qu’à la grande invasion des Turcs aucommencement du quatorzième fiecle,qui se fit dans la partie occidentale del’Asie mineure Tan 1313 fous le régné deTempeteut Andronic. Plusieurs chefs detribus s’étoient rendus indépendans dessultans de Cogni ; & s’étant fortifiés, ilsse répandirent vers TOccident Mentechas’empara d’Ephese & de la Carie ; Aïdinde la Lydie jusqu’à Smyrne , Sarkan deMagnésie du Sipyle & des pays voisinsjusqu’à Pergame ; Ghermiande la PhrygiePacatienne ; Carafe de la Phrygie ouTroade, depuis Astb jusqu’à Cyzique;
& Osman de la Paphlagonie & d’unepartie de la Bithynie. Voilà Pépoque deplusieurs toparchies turques ou principau-tés particulières, dont les noms subsistentencore dans la division que font les turcsde l’Anatoìie , ou, comme ils disent,Anadolí. •
Osman, duquel descendent les princesOttomans, fonda un empire qui s’étenditen peu de temps dans trois parties dumonde. Bajazeth , son quatrième suc-cesseur , auroit détruit Tempire des Grecs,s’il n’avoit été arrêté dans ses vastes pro-jets par Timur-Beck ou Tamerlan , quile fit prisonnier à la bataille d’Ancora( Ancyre en Galatìe-) en 1401. Timurravagea toute TAnatolie, & envoya sesgénéraux faire des courses en différens
! cantons. L’un d’entr’eux dévasta la lydiô& la ville de sardes , enleva Tor, T argent.
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ìuuitre fous les princes chrétiens , ce fut 1 ^ ^out^ce^ui s’y trouva de précieux: c eála dignité de son église. Este étoit une des I . f at ale dû la ruine de cette grsept premieres églises d’Asie , íondee par 1 1 ÇP stVauùtreS-ïean.M.éUton,unde ses évêques, 1 ville,w A— -1- - °- i~rr-
écrivit en faveur des chrétiens, & adreffaleur apologie à Tempereur Marc Aurele.Ses évêques eurent le rang de métropoli-tains , Méonius assista en cette qualité auconcile général assemblé à Ephese Tan 431
Timur marcha en personne contreSmyrne , &c la prit ; ce conquérant remiten poslession de la Lydie les fils d'Aïdin ,qui en avoient été dépouillés par Bajazeth.concile général assemblé à isphele lan 431, 1 Amurat détruisit leur famille, & leur prin-pour condamner les erreurs de Nestorius. t cipauté", sardes ne put se relever , & ti’eucLeur jurisdiction étoit fort étendue, & ’ “ J,/ " i — J—u- "-o : ses droits
leur fuite est assez connue jusqu’à la ruinede la ville.
Depuis le régné d’Héraclius, Tempire
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plus d’évèque depuis Tan 1440 ; ses droitsmétropolitains passerent à T église de Phi-ladelphie , qui en est éloignée de 27 milles.La Lydie, que les Turcs nomment Aïdin -
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