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Tome trentième.
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SAR

fortes d’indignìtés. Tel fut lû íórtde cethomme à qui la nature avoit accorde 1 artde peindre & d’émouvoir, taìens qui dé-voient un jour servir fi puissamment lesennemis , & lui être h inutiles auprèsd’eux. II mourut Pan 12.78 de l’hégire.

Etqfi , ainsi nommé de ïo s sa patrie ,suc ruiné dans le sac de cette ville par letartare Holac. II ne lui relia qu un bienqu’on ne pouvoit lui enlever , la science& la sagesse. Holac 1 e- protégea dans lafuite , le l’attacha , & l’envoya même ,en qualité d’ambassadeur , au souverainde Bagdad , qui paya chèrement le méprisqu’il ht de notre philolophe. Etolì lutaristotélicien. II commenta la logique deRaisi , & la métaphysique d’Avicenne. 11mourut à Samrahand , en Asie ,> Pan 1179de Phégire. On exige d'un philosophe cequ'on pardonnerait à un homme ordinaire-Les mahométans lui reprochent encoreaujourd’hui de n’avoir point arrêté la ven-geance terrible qu’Holac' tira du califede Bagdad. Falloit-il pour une petite in-duite qu’un souverain &. íes amis fustentfoulés aux pìés des chevaux , & que laterre bût le sang de quatre-vingt millehommes ? II est d’autant plus diííìcile d’é-catter cette tache de la mémoire d’Ëtosi,qu’Holac fut un homme doux, ami de lascience & des sav-ans , & qui ne dédaignapas de s’instruire fous Etosi.-

Nafiroàin de Tus naquit Pan de l’hégire1097. II étudia la philosophie , & se livrade préférence aux mathématiques Lt auxarts qui en dépendent. II présida fur tou-tes les écoles du Mogol : il commenta& Rtolomée. II observa le ciel:1 tessa des tables astronomiques. Il s’ap-j lc Q, a r a . .la Morale. II écrivit un abrégéde 1 Ethique de Platon & d’Aristote,bes ouvrages furent également estimés desï ures , des Arabes & <j«s Tartares. IIïnípira a ces derniers le goûr-de ia scien-ce , quils reçurent & qu’ils conservèrentmême au milieu du tumulte des. armes.Holac , Ilechan , Kublat , Kanm & Ta-merlan aimèrent à conférer avec les hom-mes instruits.

Mais nous ne finirions point fi nousîious étendions fur l’histoire des philoso-Shes qui, moins célébrés que les grécé-

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dens , n’ont pas été fans nom dans lesfiecles qui ont suivi la fondation du ma-hométisme : tels sont parmi les Arabes,Matthieu-ebn-Junis, Afrihi, Al-Bazra-ni , Bachillani, A bu 1 Parie , Abul-Chars,Ebn-Malca , Ehno’l Hosan , Abu’l Hel-me , Mogrebin , Ibnu-el - Baitar , qui aécrit des animaux , des plantes , des ve-nins & des métaux ; Abdessalame qui sucsoupçonné d’hérésie , & dont les ouvragesfurent brûlés ; Said-ebn-Hebatolla , Mu-harnmed Tusius , Maíìtìi , Joseph, Has-num , Dacxub, Phacroddin , Noimoddin ,Ettphtheseni, qui fut premier ministre deTamerlan , philosophe & factieux ; AbulHasan , A bu ' Bahar , parmi les Maures ;Abumasar , astronome célébré ; Alba-kigne , Alfragan , Alchabit , Geber , undes peres de la Chimie ; Isaac-ben-Erram,qui disoit à Zaid son maître , qui lui avoitastòcié un autre médecin avec lequel ilj ne s’accordoit pas, que la contradictionde deux médecins étoir pire que la fievre[ tierce ; Ësseram de Tolede , Abraham-1 ibnu-Sahel de Séville , qui s’amusa à com-poser des vers licencieux j Aaron- ben—Senton , qui mécontenta les habitans dcEez , auxquels il commandoit pour Ab-dalla , & excitapar fa sévérité leur révolte,dans laquelle il fut égorgé lui & le restedés Juifs.

II fuit dé ce’ qui précede , qu’à propre-ment parier , les Arabes ou Sarrasins'n’ont point eu dé philosophe avant réta-blissement de l’illamisme.

Que le Zabianisme , mélange confus dedifférentes opinions empruntées des Per-ses , des Grecs, des Egyptiens , ne futpoint un système de théologie^

Que Mahomet sot un fanatique ennemide Ja raison , qui ajusta comme il put sessublimes rêveries, à quelques lambeauxarrachés des livres des juifs & des chré-tiens , & qui mit le couteau fur la gorgede ceux qui balancèrent à regarder seschapitres comme dès ouvrages inspirés.Ses idées ne s’élevèrent point au-deflus derAntropomorphisme-.

Que le temps de la philosophie ne com-mença que fous les Ommeades.

Qu’elle fit quelques progrès fous I©sAbaffideft-