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Dieu n est point une substance, & il 8c les bienheureux , dont il fait am in’y a point d'e substance en lui ; ce n’est bonheur dans la demeure eternelle , oupoint un accident, & il n’y a point en lui il leur accorde de contempler fa a 0
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Dieu est vivant, fort, puissant , tu-
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d’accident ; il ne ressemble à rien de cequi existe, ni rien de ce qui existe nelui ressemble.
Il n’y a en Dieu ni quantité , ni ter-mes , ni limites , ni position différente ;les cieux ne l’environnent point ; s’il estdit qu’il est assis fur un trône , c’est d’unemaniéré & fous une acception qui ne mar-que ni contact , ni forme , ni situation ,ni existence en un lieu déterminé , nimouvement local. Son trône ne le sou-tient point ; mais il est soutenu avec toutce qui l’environne par la bonté de sa puis-sance. Son trône est pcr-tout, parce qu’ilrégné par - tout. Sa main est par-tout ,parce qu’il commande en tous lieux. IIn’est ni plus éloigné , ni plus voisin duciel que de la terre.
II est en tout ; il est plus proche dePhomme que ses veines jugulaires ; il estprésent à tout ; il est témoin de tout cequi se passe; sa proximité des choses n’arien de commun avec la proximité deschoses entr’elles ; ce font deux essen-ces , deux existences, deux présences dif-férentes.
II n’existe en quoi que ce soit, niquoi que ce soit n’existe en lui ; il n’estle sujet de rien.
II est immense , & l’espace ne le com-prend pas ; il est très-saint, & le tempsne le limite pas. Il étoit avant le temps& l’espace, & il est à présent comme ila été de toute éternité.
Dieu est distingué de la créature par sesattributs ; il n’y a dans son essence quebu ; í\ n’y a dans les autres choses queson essence.
Sa sainteté on perfection exclut de sanature toute idée de changement & detranlìation ; i! n’y a point en lui d’acci-dent ; il n’est point sujet à la contin-gence ; il est lui dans tous les siécles ;exempt de dissolution, quant aux attri-buts de fa gloire ; exempt d accroisse-ment , quand aux attributs de fa perfec-tion.
II est de foi que Dieu existe présent à^entendement &c aux yeux pour les saints l
périeur à tout ; il n’est sujet ni à excés ,ni à impuissance, ni au sommeil , ni àla veille , ni à la vieillesse , ni à lamort.
C’est lui qui commande & qui régné »qui veut & qui peut , c’est de lui qu estla souveraineté & la victoire, l’ordre &la création.
II tient les cieux dans fa droite ; lescréatures font dans la paume de sa main ;
'il a notifié son excellence & son unitépar l’œuvre de la création.
Les hommes & leurs œuvres font delui ; il a marqué leurs limites.
Le possible est en fa main ; ce qu’il peutne se compte pas ; ce qu’il fait ne se com-prend pas.
II fait tout ce qui peut être su ; il com-prend , il voit tout ce qui se fait des ex-trémités de la terre jusqu’au haut descieux ; il fuit la trace d’un atome dans levuide ; il est présent au mouvement déliéde la pensée ; le mouvement le plus secretdu cœur ne lui est pas caché ; il faitd’une science antique qui fut son attri-but de toute éternité, & non d’une sciencenouvelle qu’il ait acquise dans le temps.La charge de l’univers est moins parrapport à lui , que celle d’une fourmi parrapport à l’étendue & à la masse de Pu-'
mvers.
Dieu veut ce qu’il est ; il a disposé àl’événement ce qui se fera ; il n’y a parrapport à sa puissance ni peu ni beau-coup , ni petitesse ni grandeur, ni bienni mal, ni foi ni incrédulité, ni scienceni ignorance , ni bonheur ni malheur, nijouissance , ni privation , ni accroissementni diminution , ni obéissance ni révolte.
si ce n’est par un jugement déterminé , undécret, une sentence , un acte de sa vo-lonté.
Ce fatalisme est l’opinion dominante'des Musulmans. Ils accordent tour a lapuissance de Dieu, rien à la liberté ej l’bomme. __
Cç que Dieu veut, est ce §