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sennes savent , & que tout liom-me deLon sens voudtoit oublier , s’d l’avoitappris.
SAVARIA , ( Géogr. anc. ) ville de lahaute-Pannonie- Ptolomée , h II. t. xv.la met au nombre des villes éloignées duDanube, lazius conjecture que c’eít au*jourd’hui le lieu nommé Leibnit 3, Sc Vil-leneuve prétend que ç’est Graitz.
SAVART, s- m. ( Gram. U Jurijpr.)terme qiie l’on trouve dans les coutumesde Reims & de Clermont , héritage ensiavart, c’est-à-dire , en friche. U
glosi'aire de M. de Lauriere. ( 4)
SAVATAPOLI , ( Géog. mod.) villed’Aíìe , dans la Mingréiie , fur la merNoire, à l'endroit ou la cote orientalese joint à la septentrionale. Cette ville estla Sébastopolis } ou J a JJioJcuria des an-ciens. {U. J.)
SAVATRA, ( Géogr. anc. ) ville deía Galaise , dans l’Isaurie , selon Ptolo-mée , l. V. c. iv. son nom moderne selonNiger , est Souraceri. ( U. J.)
SAUBATHA , ( Géogr. anc.) selon Pto-lomée , liv. VI. ch. vij & S ab ai t ha, selonArrien, II. Peripl. p. 1 5. ville de l’Arabieheureuse , où elle avoit le titre de nutro-pole. Cette ville étoit dans les terres, &Arrien dit que le roi y failòit sa résidence.Cela demande une explication que Sau-rnaife , t n exercit. P lin. p. 3 $4. a donnée.Comme le pays de l’Arabie qui produiíbiti’enceus étoit diffèrent du pays des Sa-héens, & que ces deux pays étoient sou-mis à doux différons rois : il s’ensuit queSaba, capitale des Sabéens, & Sabatthaou Saubatlm , capitale du pays qui pro-duisent i’cncens , étoient auffi deux villesdifférentes. Cellt-ci' se trouvoit à l’orient4: í’Arabie heureuse , & celle-là à l’oc-nident ; de sorte que Sabota, ville desSabéens, qup Pline met íùr la côte dugolse Arabique , ou fur je rivage rouge,ost la même que Saba ; & la ville deCabota , que se même auteur place chezses Adramites , eíl la ville Saubaiha dePtolomée, & la Sabatha d’Arrien. {si). /.)
SAUCE ou SAUSSE , f. f. {Cuisine.)composition liquide dans laquelle ses cui-siniers font cuire diverses fortes de mets,«y cju’ils sent à part nour manger ses vian-
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des quand elles sent cuites. On cosndîcaísez nossiauces modernes , mais on serapeut-être bien aise de trouver ici quel-ques-unos des jauces de la cuisine de nosayeux, & que M, Sauvai a rapportées dansses antiquités de Paris. Ces /émirs sent lasiauce jaune, la sia.ee chaude , la Jauceà compote , la Jauce moutarde ou la ga-lantine , Và Jauce râpée, la jauce verte,enfin ia eau.daine.
La Jauce jaune le faisoit avec du poivreblanc , que nos pores nommoient jaunes ;elle éroit du nombre des jauces chaudes.Dans la sauce à compote , c’étoit le poi-vre noir qui y entroit.
La jauce moutarde ou galantine , étoitfaite de la racine de cette plante , qusnos botanistes ne connoissent plus , & quipeut-être n’eft autre chose que se craaque nous mettons présentement dans nosJauces, & qui n’est ni moins chaud, nimoins piquant que la galantine.
La siauce râpée se faisoit 9 fec du ver-jus de grain , ou des groseilles vertes.
La jauce verte , que nous connoissonsencore , ayoit entr’autres ingrédiens, dugingembre & du verjus, qu’on verdissentavec du jus de persil ou de bled verd ;on y ajoutoic ensuite de la mie de painblanc.
A l’égard de la camelaìne , qui prenoitson nom d’une fimpîc que nous ne con-noiffons plus , elle étoit faite de cina-mome , de gingembre, & de doux de gë-roste, de graine de moutarde, de vin ,de verjus 5 de pain & de vinaigre ; deforte que c’étoit la plus composée de tou-tes les jauces de ce temps-là.
Le droit de faire & de vendre des situ-ées appartenoit autrefois aux marchandsépiciers, qui de-là se nommoient épiciers-apoticaires -siaucìers ; mais depuis , & lenorn & la marchandise sont passés auxmaîtres vinaigriers , qui encore à présentmettent au nombre de leurs qualités, cellede maîtres jaucìers. ( D. J.)
Sauce robert, en terme de Cuisinier;ce font des oignons asiàisonnés avec dela moutarde , & cuits dans la graisse d’unelonge de porc, ou d’une autre piece ,qu’on a mêlé avtzc la jauce dont on l’a,arrosé.
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