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aucun tort, comme font les pêches traî-nantes de la dreige , &c.
La pêcherie de saumon située fur lariviere de Blanel , dans le ressort del’amirauté de Vannes, est composée deneuf tonnes & demie, en pieux & ma-çonnerie , formée de même que lesavant- becs des ponts, pour rempre &couper !e courant de l’eau ; ces cinq ton-nes , qui font à la rive du o. n. o. appar-tiennent au prince de Guemenée, & lesquatre & demie qui font à la rive de l’e.f. e. & joignant ledit moulin , appartien-nent à la dame abbesse ; au milieu de cestonnes, il y a un trou commun , qui sé-pare celles de ces deux propriétaires; cetrou est de la largeur de dix pies, & nedoit être clos de quoi que ce soit , maistoujours ouvert afin de tenir libre le mi-lieu de la riviere.
Entre chaque tonne font placés despieux avec des coulisses, pour y mettredes râteliers on claies de bois, forméescomme les échelles , de deux piés environde largeur ; les bâtons n’y laisiênt qu’unintervalle d’un pouce & demi ; il y a íìxou sept de ces râteliers entre chaquetonne , les râteliers font garnis entière-ment d’échelons , excepté les deux quisoignent chaque tonne , qui ont au basun petit sac, poche, verveux , on gui-deau de rets, d’une brasse de’ long , dedix-huit pouces de hauteur , qui fe tientnaturellement ouvert par le courant deI’eau par où entre le poisson ; ces taux &les râteliers font doubles & éloignés lesuns des autres d’environ trois piés , avecde semblables poches au bas des râteliersqui i oignent les tonnes,pour pouvoir pêcherégalement de marée montante & descen-dante , ensorte que le poisson qui est unefois entré dans cet intervalle , n'eu saur itplus absolument lbrtir , & y reste enfermécomme dans un réservoir.
On pêche des saumons & dés truitesdepuis Noël ,, jusqn’à la Pentecôte ; lasaison où elles fe prennent en plus grandnorrbre ou en plus grande abondance ,est depuis le commencement du carêmejusqu a Paque ; quand les eaux du blanccouvrent la chaussée d u trou commun ,ces pêcheries ne peuvent plus rien pren-
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dre , parce que le poisson s’échappe aisé-ment pour monter plus haut, suivant soninstinct naturel.
Les sacs des guideaux qui y fervent Jles mailles qui les composent, ont à feu-trée qui est amarrée au-bas des râteliers 'vingt-fept lignes en quarré , ensuite vingt-quatre ; vir.gt-deux en diminuant ; en-forte que celles qui font à l’extrémité dusac , n’ont au plus que dix lignes enquarré: ce qui est d’autant plus abusif,que ces mailles étant composées de grosfils , fe resserrent de telle maniéré ,quand elles font mouillées, qu'il n’est paspossible que quoi que ce soit en puislééchapper.
11 y a encore une autre forte de pê-cherie qu’on peut considérer comme ungrand gord ou bouchot , qu’on établitdans les rivières ; elle est composée dedeux ailes ou murailles construites dspieux & de clayonnage , comme fontcelles des bouchots ; au milieu il y a unintervalle assez large pour que les bâti-mens qui remontent, puilíènt passèr libre-ment durant le temps de la pêche, quiest celui de la saison des aloses & dessaumons : cet intervalle est clos d’un retssemblable aux filets ou seines dérivantes ,dont ils se servent pour cette pêche ycomme font tous les autres pêcheurs dansles embouchures des rivières , où cesdeux sortes de poissons abondent ; on levele ret pour faire passer les bateaux qui re-montent.
Cette pêcherie n’arréte sselle-mêmeaucun poisson., mais seulement les em-pêche de monter plus haut ; & ceux quiont le droit de la pêcherie font la pêchedans l’espace que le droit de pêcherieprohibitive leur a accordée.
Les mailles du filet qui clôt la pêcherie'dans le temps que s’en fait la pêche , quidure du mois de Février jusqu’en Juin& de ceux qui servent aux pêcheurs , sontde trois échantillons, les plus larges ontvingt-fept lignes en quarré , les autres.-vingt-cinq , & les plus serrées vingt-deuxlignes au plus.
Voici encore la description d’une pê-cherie de saumons établie â’Châteaulin vdans le ressort de l’amirauté de Quimp^t