DU SYSTÈME DU MONDE. 2 5 7sa densité est o, 84 oi, la moyenne densité de la terre , étant prisepour unité ; et le poids 1 sur la terre, transporté à la surface de lalune, se réduiroit à 0,2291.
Cependant, l’irrégularité de la profondeur des mers, qui, commeon vient de le voir, produit une différence sensible dans l’intervalledont les marées lunaire et solaire, suivent les passages de leursastres respectifs au méridien, peut encore influer sur le rapport deshauteurs de ces deux marées. Imaginons, en effet, un port situé àla jonction de deux canaux communiquant sous le même méridienavec la mer : supposons de plus, qu’à leur embouchure, la maréepartielle de chaque astre arrive à l’instant même de son passage auméridien. La marée dans le port, sera le résultat des marées quechaque canal lui transmet : si la marée employé un jour, à parvenir ,de la mer au port, par le premier canal, et huit jours et demi, parle second ; la différence de ces intervalles, étant de sept jours etdemi, les deux marées solaires de chaque canal, coïncideront dansle port, et la marée solaire composée , sera égale à leur somme. Maissept jours et demi solaires ne formant que sept jours et un quartlunaires, la pleine marée lunaire du premier canal devra coïncideravec la-basse marée lunaire du second ; ainsi la marée lunaire duport, ne sera que la différence des marées lunaires transmises parles deux canaux. En supposant donc qu’aux embouchures, les ma-rées soient proportionnelles aux forces des astres; elles ne le serontplus dans le port où il peut même arriver que la marée lunaire soitplus foible que la marée solaire. Il importe donc, lorsque l’on veutconclure des phénomènes des marées, le rapport des forces dusoleil et de la lune, de s’assurer que les marées observées sont dansle rapport de ces forces. L’analyse fournit pour cet objet, différensmoyens : en les appliquant aux observations faites à Brest, j’aireconnu que cette proportion avoit lieu d’une manière très-appro-chée ; ainsi, la valeur que nous venons d’assigner à la masse de lalune, doit très-peu différer de la véritable.
Jusqu’ici, nous avons supposé le soleil et la lune mus d’unemanière uniforme, dans le plan de l’équateur : faisons présente-ment varier leurs mouvemens et leurs distances au centre de laterre. En développant les expressions de leur action sur la mer,
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