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fois , en divers lieux. ( Le Chevalier LLJauco urt. )
SAUMURE , st f. ( Médecine. ) c’est laliqueur qui reste dans les vaisseaux où l’ona salé le poisson ou la viande , & quiaprès la salaison parfaite de ces substances,est imprégnée du sel des parties volatiles& huileuses des chairs qui y ont été commemacérées.
Cette saumure est de'tersive & produitles mêmes esters que le sel ; on la donneavec succès en forme de lavement à ceuxqui ont la dyssenterie , & qui ont les in-testins corrodés ; elle est bonne dans lesdouleurs sidatiques & dans les rhumatis-mes invétérés ; elle tient lieu d’eau de merdans les fomentations.
L'acrimonie muriatique que contractentles viandes dans la saumure se communi-que à nos humeurs lorsque nous mangeonsde ces viandes, & de - là vient l'acri-monie muriatique qui produit le scorbutdans les gens de mer , & dans tous ceuxqui mangent des viandes striées.
SAUMUROIS , le , ( Ge'ogr. mod. )petit canton de France , dans l’Anjou& qm forme un gouvernement militaireparticulier de petite étendue. Ce gou-vernement a été établi par Henri IV, IIcomprend Saumur, Richelieu , Mirebeau,Montreur! , Bellai.
SAUNAGE , st m. ( Gabelle. ) mar-chandises de sel. II. n’appartient en Francequ’à l’adjudicataire des gabelles de fairele commerce du sel gabelle; & les par-ticuliers dans les provinces & élections oùfont établis les greniers à sel , soit d’im-position, soit de vente volontaire , nepeuvent s’en pourvoir ailleurs , fous despeines^ tres-séveres , qui révoltent l'hu-mamte. savary. ( j_ )
r> SAUNAGE faux , {termede Gabelle. )I on appelle saux-jhunage , le trafic desel qui n’est pas gabcllé.
SAUNERIE , st st terme de gabelle. )endroit où font les maisons, bâtiments ,sources, puits , fontaines salées , cours,bernes , fonds , très-fonds, mûries, ma-gasins , & tous les instrumens pour fabri-quer le sel.
SAUNIER, st m. {terme de gabelle.) ou-.yrier qui fait le sel. Un appelle en Franee
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faux-sauníer , celui qui trafique du faux-fel, c’est-à-dire du sel défendu par lesordonnances des gabelles.
SAUNIERE, st f ( terme de saline. )vaisseau où fe conserve le sel : il y en ade deux fortes ; s>in est une petite boîteavec une ouverture pour y passer la main,qu’on pend à la cheminée : on y met le, sel journalier ; l’autre est un baril rond,ou une caisse quarrée plus large par lej pié , fermant à clé , où fe réserve lapro-í vision de sel pour toute l’année, savary .
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SAUNOlS ( le) Ge'ogr. du moyen âge ,ou pays de Salins ,pagus salinenfis , sa-lonenfis , sulonenfis. La plus grande par-tie de ce canton est du diocèse de Met?.,l’autre de celui de Toul. Les uns croientqu’il tire son nom de salone qui étoit au-trefois le chef-lieu du pays ; les autre*des eaux salées qui s’y trouvent, ou dela Seille qui l’arrose. Aimoin fait men-tion du S&unois i dans le partage queLouis le Débonnaire fit à ses enfans àAix-la-Chapelle, Le comte Regimba» onRaimbau donna , en 95S , à FabbayedeSaint-Arnouk de Metz , le village doMorville , Maurivillam ìn comitatu sa-li neuf. Fulrard , abbé de Saint - .Denis ien parle aussi dans son testament : s mi-liter in salonenfe , &c. M. de Valois placele salins entre la rivière de Nid ou Nied ,qui fe perd dans la Sarre, & celle de Seillequi fe jette dans la Moselle à Metz. For-tunat , parlant de la Seille , dit qu’elletire son nom des sels dont elle abonde 1
Hinc dex ter a de parte fiait quia salia fertur
Seu qui Mcttin aiit , de sale nomen habens.
salone est appellée dans des chartresde Charlemagne & de Charles le Chau-ve , salonain pago saìninse. Fulrard y3voir fait bâtir une église ou prieuré quifut donné à Fabbaye de Saint-Michel.salone n’est plus qu’un petit village oùl’on ne fait plus de sel. Château - Salins ,
ÏÏV eít PaS ! °’ n ' & dont !s puitssale s est trouvé meilleur , supplée à son
dosant Salivai, abbaye de l’ordre de Pré-montré , dans le voisinage de salone , aété fondée par une'comtesse de Salm , aucommencement du xil. siecle. On y voieles tombeaux de cette illustre maison.