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Tome trentième.
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lîz S A U

plípart des vignerons, dent la foi est fortsuspecte , ne marqueroient pas de faire ;c’est pour cela qu’il y a bien des coutumesdans les pays de vignobles, ou les sautellesfont défendues , &. où il n’y a que les pro-vins dont on puisse fe servir pour garnirune vigne. Lige r. (D-J-)

SAUTER, v.n. íachon de, Physiol.)dans le saut, les muscles font obligés d agirnon-seulement pour résister au poids ducorps, mais même pour le relever avecforce , lui faire perdre terre , & l’élan-cer en l’air comme font les fauteurs, lorf-qu’ils sautent à pié joint fur une table.Pour sauter ainsi , ils plient & panchentJa tête & le corps fur les cuisses, les cuis-ses fur les jambes, &: les jambes fur lespiés. Leurs muscles étant ainsi pliés &:allongés comme pour prendre leurs se-cousses , ils les remettent dans cette con-traction subite qui fait ressort contre terre,d’où ils s’élancent en l’air, & fe redressenten arrivant fur le bord d'une table ou au-tre corps fur lequel ils sautent.

Cet essort: est suffisant pour rompre letendon d’Achille, & plusieurs fauteursfe font blessés en s’élançant ainsi , & enmanquant le lieu fur lequel .ils fe propo-soient de sauter. Le nommé Cauchois ,Tun des plus habiles fauteurs qu’on ait vuen France, dans un faut quhl fit à piésjoints fur une table élevée de trois pies &'demi, fe; rompit les .deux tendons d’Á-chille, & fut guéri de cette blessure parM. Petit. La table fur laquelle sautait lesieur Cauchois fe trouva plus haute qu’àl’ordinaire ; son élan nç l’éleva pas assez ;il n’y eut que les bouts de ses piés qui tou-chèrent fur le bord de la table; ils n’yappuyèrent qu’en glissant qu’autantqu’il falloit pour fe redresser & rompre fa.détermination en-a/ant ; la ligne de gra-vité ne tombant point fur la table , le fau-teur tomba à terre, droit fur la pointede ses piés étendus de maniéré vue tes■tendons d’Achille furent, pour ainsi dire,surpris dans leur plus forte tension ; &que la chute de plus de trois piés ajoutaau poids ordinaire du corps une forceplus que fuffilante pour les rompre ; puis-que cette force étoit celle qu’avoit acquis,le poids du corps multiplié par la derniere ,vitesse de la chute,

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Pour comprendre les tristes accidentsqui arrivent dans les sauts , il faut remar-quer que dans l’état naturel , quand noustommes exactement droits fur nos pieds,la ligne de gravité du corps passe par le mi-lieu des os de la cuisse , de la jambe & dupié: ces os pour lors íé soutiennent mutuel-lement comme font les pierres d’une co-lonne , & nos muscles n’agissent presquepoint. Au contraire , pour soutenir notrecorps lorsque nos jointures font pliées, nosmuscles agissent beaucoup ; & leurs con-tractions font d’autant plus fortes , que laflexion des jointures est plus grande ; ellespeuvent même être pliées au point, quele poids du corps & les muscles qui lçtiennent en équilibre , feront effort lur lesos avec toute la puissance qu’ils peuventavoir ; alors les apophyses où les muscless’attachent, pourront fe casier , files mus-cles résistent ; mais si les apophyses des o?f >nt p!us.fortes, la rupture fe fera dans le?muscles ou dans leurs tendons.

Maintenant pour calculer la force detous les muscles qui agissent, lorfqu’tnjhomme se tenant fur ses pieds, s’éleve enfautant à la hauteur de deux pieds ou en-viron ; il faut savoir que cet homme pess •cent cinquante livres , les muscles qui ser-vent dans certe action, agissent avec deuxmille fois plus de force , c’est-à dire ,avec une force équivalente à trois censmille livre- de poids ou environ: Boreliimême dons ses ouvrages, fait encore mon-ter cette force plus haut. ( f) J. )

SAUTER , ( Marine. ) c’est changer ,en parlant du vent. Ainsi on dit que levent a sauts par le rumb , pour dire quele vent. a changé, & qu’il souffle à cetair de vent.

Sauter , en terme de manege , c’estfaire des sauts. Aller par bonds & parsauts , c’est aller à courbette & à cabrio-les. Sauter ■entre les piliers , fe dit ducheval qu’on a accoutumé à faire des sauts,étant attaché aux deux piliers du manege,fans avancer ni reculer. Sauter une ju-ment, fe dit de l’étalon , lorfqu’il la couvre.Sauter de ferme en ferme , fe dit quand onfait fauter un cheval , sans qu’il bouge defa place.

SAUTER, v. n. ( Mufiq. ) On fait fauter le ton, lorsque , donnant trop de vent-

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