S A U
Saut , ( Dansé. ) le dit d’un pas deballet, des danses par haut, où l’on élevscn même temps son corps & les deuxpiés en l'air pour friser la cabriole ; cecju’on-fait ordinairement à la lin d’un cou-plet , & pour marquer les doubles ca-dences.
Le saut smple ou pas sauvé , c’estlorsque les jambes étant en l’air ne fòntaucun mouvement, l'oit qu’on le fasse enavant, en arriéré > ou de coté.
Le Jautbattu, c’eftlorsque les jambesétant en l’air, les talons battent une onplusieurs fois l’un contre l’autre : & quandon les passe l’une par-dessus l’autre parfois, cela s’appelle entrechat.
Le saut de baj'que , est un coupé fautéen tournant ; on appelle aussi le Jàut ma-jeur . cabri oie , loríqu’on remue les piésen l’air ; quelques-uns l’appellent cadence.VoyeiCovvi, Cabriole, &c.
Saut , un pas & un faut , ( Manège. )est un des sept airs ou mouvements artifi-ciels d’un cheval. 11 est composé , pourainsi dire de trois airs , savoir le pas, quiest d’aller terre à terre ; le lever, quiest une courbette , & le tout finit par unfaut. F "oyeç Aï R & SAUTS.
Le pas, à proprement parler , met lecheval en train, & lui donne fa facilitéde se dresser pour sauter ; de mêmequ’une personne qui court avant de sau-ter , afin de le faire plus haut & plus loin.
Dans toutes sortes de sauts , le cava-lier ne doit donner aucune aide avec lesjambes ; mais seulement le bien soutenirde la bride , quand il s’éleve du devant ,afin qu’il puisse se lever plus haut en-ar-rieie : quand il commence à lever du
erriere , il faut le soutenir un peu du
c , e | Va , nt '’ & rr arr(; J ter sl,r le temps , commeSil étoit suspendu en l'air, marquant lemouvement avec la main de la bride, deforte qu on le prenne comme une balle aubond ; c’èst-là le grand art de sauter.
On appelle le saut de l'étalon , le mo-ment ou il couvre la jument.
Saut ve loup , terme de Terrajsur,fossé que l’on fait au bout d’une allée ouailleurs, pour en défendre l’entrée fansôter la vue. ( D. J. )
SAUT AGE, f. m. ^Pêche de hareng. )
S A U 18 f
terme d’usage dans le commerce du ha-reng blanc , pour signifier faction de ceuxqui foulent le poisiòn, à mesure qn’on l’apacqué dans les barrils : ce mot est princi-palement en usage en Normandie & en,Picardié. {D. J-)
SAUTE, ( Marine. ) c est un comman-dement qui est synonyme à va : on dit,saute sur ce pont, saute sur le beaupré,,saute sur la vergue , &c. pour dire va à cepont, au beaupré , &c.
SAUTELLE, f. f. ( Agriculture. ) c’estun sarment qu’on transplante avec sa raci-ne. La maniéré d’élever la vigne par fau-telles est assez heureuse , & fort facile àpratiquer , puisqu’on a la commodité decoucher quelque branche si on veut autourde chaque sep. On dit quelle branche on-veut coucher ; car ordinairement sur cha-que sep on n’en marcotte qu’une ; encorefaut—il qu’elle soit venue entre la branche,qui doit être taillée , & le courson qu’ondoit laisser. Cette opération est préférableà la marcotte, d’autant que souhaitant dnfruit, Lc en ayant de tout près à venir enapparence , il est hors de raison d’en allerchercher ailleurs, qui n’est pas si assuré,à moins qu’il n’y ait quelque place vuidequ’il faille absolument remplir..
Ces fautelles fe font donc en couchantla branche en terre ; mais de telle maniéréqu’étant couchée ainsi , elle fasse un dos.de chat à trois yeux éloignés de l’origine.de cette branche , & cela par une especede ménage qu’on fait du bois, en l’obli-geant en cet état de faire deux pieds devignes ; au lieu qu’il n’en produiroitqu’un,si la marcotte étoit couchée tout de sonlong ; on observe aussi pour réussir danscette opération , que directement fur ce.dos de chat il y ait un bourgeon : que l’é-lévation de ce dos soit des deux côtés re-couverte de terre , & que l’extrémité d&la branche qui passe au-delà de ce dos,forte de terre des deux yeux seulement..Ce n'est pas qu’il soit permis à un vigneronde faire des fautelles dans la vigne de sonmaître, à dessein de regarnir quelquesplaces vuides; car c’est une porte ouverteà la friponnerie, en ce que lorsque cessautelles ont pris racine , il est aisé de les.lever en guise de marcottes i ce que. la