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Tome trentième.
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fabriquent à Surate , & d’autres que l’onnomme sauvagu\ées - dontis. Elles onttreize aunes & demie fur deux tiers delarge. Dìcl. de Comm.

, SAUVE-GARDE , f. m. ( Hìst. nat. )c’est le nom que les Hollandois établis àSurinam , donnent à une eípece de ser-pent , qui différé des serpents ordinaires,des lézards & de l’ignane ; il vient d’unœuf, comme les lézards ; fes écailles fontmenues & lisses; il fe nourrit des œufsd’oifeau qu’il va manger dans leurs nids :lorfqu’il veut pondre les siens , il formeun creux fur le bord des rivières , & illes laisse éclorre à la chaleur du soleil ; fesœufs font de la grosseur de ceux d’uneoie, mais plus alongés ; les Indiens ne fontaucune difficulté d’en manger. Mademoi-selle Mérian , qui nous donne la descrip-tion de cet animal , n’a pas pu éclaircirdavantage fa nature ; elle nous laisse dansl’incertitude f elle parle d’un crocodileou cayman , d’un serpent ou d’un lé-zard.

SAUVE-GARDE , f. f. ( jurisprudence.)font des letti es données à quelqu’un, parleffiuelles on le met fous fa protection ,avec défense â toutes personnes de letroubler ni empêcher, fous certaines pei-nes , 8r d’être déclaré infracteur de laJauve-garde. 11 y a des sauve-gardes pourla personne en quelque lieu qu’elle aille ;il y en a qui font spécialement pour lesmaisons & biens , pour empêcher qu’il n’ysoit fait aucun dommage , & pour empê-cher le propriétaire du logement des gensde guerre.

11 est parlé de ces sauve-gardes dansplusieurs coutumes ; & dans le recueil desrrm? nnanCeS u de j^ a tr °ifieme race , on

sïïs,t &

f roi , ou par les juges, soit royaux, oudes seigneurs.

On entend quelquefois par sauve-garde,une plaque de fer apposée fur la ported’une maison , fur laquelle font les armesdu roi ou de quelqu’autre seigneur , avecce mot Jauve-garde ; ces panonceaux nefont pas la Jauve-garde même , ils nefont qu’un sgne extérieur qui annonce

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que le propriétaire de la maison est sousla jauve-garde du roi ou de quelqu’autreseigneur. Voye\ le glojjairc de M. deLauriere & le. mot SAUF - conduit.( A )

SAUVE-GARDE , ( Art milit. ) c’est,à la guerre , la protection que le généralaccorde à des particuliers pour conserverleurs châteaux, maiíons ou terres , & lesmettre à l’abri du pillage. Le garde oule soldat qui va résider dans ces lieux , fenomme aussi sauve-garde. 11 a un ordrepar écrit contenant l’intention du général.II est défendu , fous peine de la vie , d’en-trer dans les lieux où font envoyés lesJauve-gardes , & de leur faire aucune vio-lence. Le prof t des jauve-gardes appar-tient au général, il peut les étendre au-tant qu’il le juge à propos. Cependant letrop grand nombre de Jauve-gardes est audétriment de l’armée , qui fe trouve pri-vée de tout ce que les lieux conservéspourroient lui fournir, Lorfqu’un lieu oùil y a des Jauve-gardes fe trouve surprispar Pennemi, les Jauve-gardes ne fontpas prisonniers de guerre. ( q )

Sauve-garde , ou Tire - ville ,( Marine. ) c’est une corde amarrée aubas du beaupré , & qui montant à la hunede misaine , en deícend peur s’amarreraux barres de la hune de beaupré. Eliesert aux matelots qui font quelques ma-nœuvres de la cavadiere & du tourmentin,pour marcher en sûreté fur le mât debeaupré.

Sauve-garde du gouvernail , est un boutde corde qui traveríe la meche du gouver-nail , & qui est arrêté à l’arcasse d u vais-seau.

Les sauve-gardes font aussi deux cordesposées depuis l’extrémité de l’éperon juf-qu’aux fous - barres des bossoirs , & quiservent à empêcher que les matelots , quifont dans P éperon pendant les tempêtes,ne tombent à la mer.

SAUVEL, LE , ( Géogr, mod. ) rivierede France , dans l’Alsace. Elle a fa sourceau mont de Vofge , & se jette dans leRhin , entre Strasbourg & Ossendorf.

SAUVEMENT , f. m. terme de com-merce de mer ; on dit qu’un vaisseau mar-chand est arrivé en bon Jauvement , pour