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Tome trentième.
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dire cfu’il est arrivé à bon porc fan s au-cun accident. Dìclionn . de Conim. & deTrévoux.

SaUVEMENT DROIT DE , ( Droitféodal. ) c’étoit autrefois un droit qui con-íiiiok tn la vingtième partie du blé &d u vin que les habitans croient tenus dedonner à leur seigneur, a la charge deconstruire & entretenir a ses dépens lesmurailles du bourg pour leur surete &. laconservation de leurs biens. {D. j.)

SAUVKMENT , ( Mufiq. j ()„ mepardonnera , j’elpere , i’ufage que j’ai faitdans quelques endroits de l’exprestion inu-sitée Jauvement de La dijfonnance , pourindiquer faction de sauver une diífon-nance. J’y ai été forcé pour éviter les cir-conlocutions, qui , souvent obícurcifientla matière. Le mot Jauvement , quoiquefrançois, parole peu usité ; mais, s’il estdans la langue , pourquoi ne pas s’en ser-vir ? ( F. D. C. i

SAUVER , v. act. ( Gramrn. ) c’est pré-server , garantir de quelque cause de rui-ne , de perce & de destruction. Ce méde-cin m’a sauvé d’une grande maladie ; jelui ai J'auvé \'à vie dans cette occasion;on l’a sauvé des mains de la justice. Sau-ves du-moins les apparences ; sauves lavole. Je vous sauverai les cinq blouses.Je ne fais comment il se sauvera de cemarché ; cela ms sauvera un travail in-fini. U s’eíi sauvé à la nage. II est venupour sauver tous les hommes. Sauvesmoi de la mort éternelle. Sauve qui peut.

Sauver le , ( Géogr. mod. ) ou leSur ; riviere de France , en Alsace. Elleprend sa source dans les montagnes, auxconfins des pays réunis dc la Lorraine.Elle traverse par deux bras la forêt deHaguenan, & se joignant ensuite en unseul canal, elle se perd dans le Rhin,encre le Fort-Louis &Seltz. ( D. J. )

SAUVER , en Musique , sauver une dis-sonnance , c’est la résoudre , selon lesréglés , fur une consonnance de l’accordsuivant. 11 y a pour cela une marche pres-crite , & à la basse fondamentale de l’ac-cord distonnant, & à la partie qui formeJa dist'onnance. On ne peut trouver au-cune maniéré de sauver qui ne soit déri-vée d’un acte de cadence ; c’est donc par

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l’espece de la cadence qu’est déterminé lemouvement de la basse fondamentale.Foyei Cadence.

A i’égard de la partie qui forme la disesonnance , elle ne doit ni rester en place ,ni marcher par degré d sjoint, mais elledoit monter ou descendre diatonique-ment , selon la nature de la dist'onnance.Les maîtres disent que les diísonnancesmajeures doivent monter , & les mineu-res descendre , ce qui n’eít pas général,puifqu’une septième, quoique majeure , nedoitpoint monter , ma.s descendre, si cen’est l’accord appelle fort incorrectementaccord de septième superflue ; il vaut doncmieux dire que toute dist'onnance dérivéede la septième , doit descendre , & dé-rivée de la sixte ajoutée, monter. C’est-là une réglé vraiment générale , & qui nesouffre aucune exception, il en est demême de la loi de Jauver la dist'onnance.II y a des disi’onnances qu’on peut ne paspréparer , mais il n’y en a aucune qui nedoive se sauver.

Dans les accords par supposition , unmême accord fournit souvent deux dis-í'onnances , comme la soptieme & la neu-vième ; !a neuvieme & la quarte ; alorselles ont dû se préparer , & doivent sesauver toutes deux. C’est qu’il faut avoirégard à tout ce qui distonne-., non-seule-mentsur la basse fondamentale , mais en-core fur la baise continue. ( S )

Sauver, voye\ Sauvage.SAUVERABANS ou Tordes , f m.( Marine. ) anneaux de corde qu’on metprès de chaque bout des grandes vergues ,afin d’empêcher que les rabans ne lbienccoupés par les écoutes des hunes.

SAUDE-VIE , f. f. {Hist. nat. Botan.)ruta nmrarïa ; genre de plante dont lesfamilles ressemblent en quelque forte 1celles de la rue des jardins. Foye^ Rue ,Tournefort, I. R. H. Foyt[ Plante.

SAUVES, ( Géog. mod , ) petite ville,ou, pour mieux dire , bourg de France,dans le bas Languedoc , fur la Vidourle ,à 3 lieues au nord d’Anduze, au diocèsed’Alais, avec une abbaye de bénédictins,fondée l’an 102.9, & un viguier perpétuelque saint Louis y établit en 1236, Long.2.3.9. lat. 4.3. 41.