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Tome trentième.
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duchés de SlesVick & deHolsfein, dontilss’étendirent au loin & occupèrent d’abordle pays situé entre le Rhin & i’Elbe , en-suite ils s’emparcrent de la Westphalie ,de la Frise , de la Hollande & de la Zé-Jande. Les Saxons ont, dit-on , une ori-gine commune avec les Francs & les Sué-ves. lis subjuguèrent les Angles, peupledu Holslein , avec qui ils furent cou fon-dus fous le nom d 'Anglo-Saxon. Ce fu-rent ces derniers qui fous la conduite deHengist & de Horía , sirent vers l’an 4=50la conquête d’une grande partie de filede la grande Bretagne, où ils avoient étéappelles par les Bretons abandonnés desRomains , &. qui à leur défaut, leur de-mandoient du secours contre les Pictes.11s pasiérei t ce pays jufqu’à la conquêtedes Danois. Quant aux autres Saxons-,Charlemagne leur fit long-temps la guerre,& parvint enfin i les soumettre , & lesforça d’embrastèr !a religion chrétienne.

Saxons, (H st. & Géogr. m.od. ) onappelle aujourd’hui proprement A’aaronr,les peuples du duché de Saxe qui occupentles états de l’électorat de ce nom ; maisdans le septieme & !e huitième siecie, onappelloit Saxons tous les Germains sep-tentrionaux qui habitèrent les bords duWéser & ceux de l’Elbe , de Hambourgà la Moravie , & de Mayence à la merBaltique, llsétoient payens ainsi que toutle septentrion. Leurs mœurs & leurs usa-ges étoient encore les mêmes que dutemps de Germanicus. Chaque canton fegouvernoit en république ; & avoir unchef pour la guerre. Leurs lois étoientsimples , & leur religion toute idolâtre.Leur principal temple étoit dédié au dieuiimimul, soit que ce dieu fut celui de laguerre , le Marsdes Romains, ou le fa-meux Armmms, vainqueur de Varus.

Comme ces peuples mettoient leurgloire & leur bonheur dans la liberté ,Charlemagne le plus ambitieux , le pluspolitique & le plus grand guerrier deîon siecie, entreprit de les assujettir& en vint à - bout après rrend’une guerre injuste & cruelle , qu’iln’avoit formée que par esprit de dorni-natson. En estoc, le pays des Saxonsn’aroit point encore ce qui tente aujeur-

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d’hui la cupidité des conquérans. Les ri-ches mines de Gollar & de Friédberg ,dont on a tiré tant d’argent , n’étoiencpoint encore découvertes. Elles ne le fu-rent que fous Henri l’Oiselenr , qui suc-céda à Conrard, roi de Germanie , en919. Point de richesses accumulées parune longue industrie ; nulle ville dignede la convoitise d’un usurpateur. 11 nes'agissoit que d’avoir pour esclaves unmillion d’hommes qui cultivoient la terrefous un climat triste, qui nourrissoientleurs troupeaux dans de gras pâturages,& qui ne vouloient point de maître.

Charlemagne au contraire , vouloir ledevenir : en profitant de la supérioritéde ses armes, de la discipline de ses trou-pes , & de l’avantage des cuirasses dontles S axons étoient dépourvus, il vint à-bout d’en triompher. 11 vainquit leur gé-néral , le fameux Witikind, dont on faitaujourd’hui descendre les principales mai-sons de l’empire , & fous prétexte que lesSaxons refusèrent de lui livrer cet illus-tre chef il fit massacrer 4^00 prison-niers. Enfin le sang qu’il fit couler ci-menta leur servitude , & le christianismepar lequel il vouloir les lier à son joug.

Ce prince pour mieux s’afíurer du pays,transporta des colonies faxones en Tran-sylvanie & jusqu’en Italie , & établit descolonies de Francs dans les terres desvaincus ; mais il joignit à cette sage po-litique , la cruauté de faire poignarderpar des espions les saxons qui fongeoientâ retourner à leur culte. II propagea l’E-vangile comme Mahomet avoir fait leMahométifme. Pour comble de maux ,il leur donna des lois de sang, qui te-noient de l’inhumanité de ses conquêtes.Extrait de Pesai sar P histoire générale, t.L ( D. J. )

SAXONUM TNSULsE , ( Géogr .anc. ) iles de l’Océan germanique. Ptolo-mée, /. II. c. r j. les marque près de l’em-bouchure de l’EIbe. Crantzíus veut que cosoit, File- nommée Heiligtland qui estíituee a fix milles de l’Elbe, & qui a étéla cause de plusieurs guerres entre les roisâ- Danemark & les villes Anféatiques ;cette île apoaitient aujourd’hui au duc deHcKlein. ( D. J. )