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Tome trentième.
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Cericius , & que cette ville 11 o: t Tana-gara , dont les anciens ont tant parlé *& qu’ils mettent fur la riviere Ajopus.Eile s’appelloit d’abord P ce.ina.nd.ria , en-suite Gnza , puis Tanagrœa , qui est lenom que Paulanias lui donne , & présen-tement on la nomme scarmno. Wheler ,voyage d'Athènes. ( D. /- )

SCAMMA , f. m. ( ffiji. anc. ) pro-fondeur ou enceinte creuses dans les lieuxdes combats ; il n c toi t pas permis auxcombattans d en sortir.

SCAMMONEE , s. f. ( Hifl. nat. desdrng. exot. subíìance résineuse , gom-meuse & cathartique.

On en trouve de deux sortes chez lesdroguistes, savoir la scammonée d’Alep,& celle de Smyrne.

La scammonée d’Alep est un suc con-cret, léger , fongueux , friable. Lorsqu’onla brise , elle est d'un gris noirâtre & bril-lante. Lorsqu’on la manie dans les doigts,elle se change en une poudre blanchâtreou grise ; elle a un goût amer , avec unecertaine acrimonie , & son odeur estpuante. On l’apporte d’Alep, qui est l’en-droit où on la recueille.

La scammonee de Smyrne est noire ,plus compacte , & plus pesante que celled’Alep. On l’apporte à Smyrne d’uneville de Galatie , appellée présentementCuti, tk de la ville de Cogni dans la pro-vince de Licnonie ou de Cappadoce, prèsdu mont Tauris, où l’on en fait une ré-colte abondante , comme l’a raconté âM. Geoffroi l’illustre Sherard , qui ar élidé à Smyrne pendant treize ans enqualité de consul pour la nation angloise.On préféré la scammonée d’Alep.

Oii doit la choisir brillante , facile ârompre & très-aisée à réduire en poudre ,qui ne brûle pas fortement la langue ; quiétant brisée & mêlée avec la salive ouavec quelqu’autre liqueur , devient blan-che & laiteuse. On rejette celle qui estbrûlée , noire, pesante, remplie de grainsde fable, de petites pierres ou d’autrescorps hétérogènes.

La plante qui produit ce suc est le con-vo lvulus syrìacus de Morest , hìst. oxon.part. IL xij. Sa racine est épaisse, de laforme de cellç de la bryone, charnue,

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blanchâtre en-dedans, brune en dehors;garnie de quelques fibres, & remplie d’unsuc laiteux : elle pousse des tiges grêles de3 coudéesde long,qui montent & (é roulentautour des plantes voisines. Les feuillesfont disposées alternativeme t le long deses tiges; elles reslèmblentâ celles du petitlizeron ; elles font trangulaires, biles ,ayant une base taillée en façon de fléché.De leurs aisselles naissent des fleurs encloche, d’une couleur blanche , tirant furle pourpre ou le jaune. Leur pistil se chan-ge en une petite tête ou cap'ú'e pointue ,remplie de graines noirâtres & anguleuses.Cette plante croît en Syrie autour d’Alep,&: elle íe plaît dans un terroir gras.

Selon Diosconde, la plante scammonéepoulie d’une même racine beaucoup de ti-ges de 3 coudées de longueur , moelleuses& un peu épaisses , donc les feuilles fontsemblables â celle du blé-noir sauvage oude lierre , plus molles cependant, velues& triangulaires. Sa fleur est blanche ,ronde , creusée en maniéré d’entonnoir ,d’une odeur forte : sa racine est forte,longue de la grosseur d’une coudée , blan-che, d’une odeur délâgreable & pleine desuc.

Le même Dioscoride approuve la scam-monée que l’on apporte de Mysie , pro-vince d’Asie ; & il rejette celle de Syrie& de Juâee , qui de Ion temps étoit pe-sante, épaisse, falsifiée avec la fariqe d’o-robe & le lait du tithymale. L’illustreTournefort a observé cette espece de con-volvulus , hérissé de poils , dans les cam-pagnes de Mysie , entre le mont Olympe& le S'ipyle , & même auprès de Smyrne ,& dans les îles de Lesbos & de Samos,où l’on recueille encore aujourd’hui un succoncret qui est bien au-deíìòus de la scam-monée de Syrie.

Ainsi M. Tournefort penche à croireque la scammonée des boutiques vient desplantes au moins de différentes especes, fielles ne font pas différentes pour le genre;il juge que celle de Syrie & d’Alep vientde la plante appellée sc ammonia folio gla-bro , scammonée à feuilles l-sses ;

& celle de Smyrne ou de Dioscoride dela plante appellée sc ammonia folio hir-suto , scammonée à feuillps velues.

M,