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Tome trentième.
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fy percevez • vous le Scamandre , a„ j ’ai consacré ma virginité ? La nc

a quinour-rice qui comprend ce qui étoit arrivé ,crie , se lamente , & toute la fourberiese découvre. II íaliut au plus vîte , ajouteEfchine , nous sauver &. nous embarquer.

La Fontaine a fait de cette histoire unde ses plus jolis contes; je dis de cettehistoire , car elle se trouve dans les lettresd’Eschine ; c’est la dixieme. L’aventurese passa sous ses yeux ; il ceníiira vivementson compagnon de voyage de cette actioncriminelle , & Cimon lui répondit enlibertin, que bien d’autres avant lui avoientjoué le même tour.

On a d’abord de la peine à comprendrela simplicité de Calhrhoë. Elle étoit d’uneilUifire famille; elle avoir eu fans douten ne éducation convenable à fa naissance.Jamais l’esprit & la science n’avoient paruavec tant d’éclat que dans le íiecle decette aimable- tìile , cependant les fic-tions des poètes canonisées par les prêtres,lui avoient tellement gâté l’espnt, qu’ellecroyois bonnement que les rivières é toi en tdes divinités, qui fe couro:.noient de ro-lèaux auxquelles on ne pouvoit refuserla fleur de la virginité.

Sous l’empire de Tibere , une illustredame ne fut pas moins fimple ; elle sepersuada qu’eíle avoit couché avec Anu-bis, & s’en vanta comme d’une insignefaveur. Mais comment Callirhoë auroit-elle pu fe désabuser de la divinité dufieuve Scamandre , puisque ce fleuveavoit un prêtre , que les Troyens hono-roitnt comme un dieu ? C’est' Homèrequi nous l’apprend. Iliad. liv. V. verj. 76.

„... Hvnfí-nora nobilem

u lam magnanirnì Dalopionis qui. ScamanrlriSacerdos j a c!u s sucrât , 6 - del ? njUr }íimorabatllrà populo . J

Quelques modernes on dit que le Sca-mandre ne méritoit guere la réputationque les poètes lui ont acquise ; mais lesvoyageurs anglois n’en parlent pas avecautant de dédain que Belon. Le Scaman-dre pouvoit être autrefois plus considé-rable qu’aujourd’hui ; ses eaux peuventavoir pris un autre cours, ou par des con-duits souterrains ou autrement.

Oa ne peut guere penser que Pline se

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trompe , quand il parle du Scamandrecomme d’une rivière navigable ; & quandStrabon nous dit que le Scamandre ayantreçu le Simoïs, chatrioit tant de limon& tant de fable, qu’ils avoient presquecomblé leur embouchure & formé deslacs & des marais ; ce discours ne con-vient assurément qu’à des rivières un peuconsidérables. ( Lc chevalier de Jau-court.)

SC AMANDRIA , ( Géogr. anc.) petiteville de la Troade , fur le Scamandre, àquinze cens pas du port ïlium. Leuncla-vius dit que les Turcs la nomment aujour-d’hui Sca m an dria. 1 D. J. )

SCAMBONIDíS , ( Géog. anc. ) mu-nicipe de l’Attique, dans la tribu Léon-tido , selon Pausanias, l. I. c. xxxviij.(D. J.)

SC A MILLES , f. £ terme d’Architec-ture , dans Vitruve, fur la significationduquel les critiques font très-peu d’ac-cord ; quoiqu’assurément il signifie desfaillies en maniéré d’escabeaux , qui ser-vent a élever les autres pieces d’unordre , telles que les colonnes, les statuesou autres semblables ; atìn que tout ensoit vu , & que les ornemens qui font ensaillies n’en cachent pas une partie aux, Spectateurs qui regardent d’en-bas.

Les fcamilles font le même effet auxordres d’architecture , que les piédestauxaux statues. Voye% PIÉDESTAL.

SCAMINO , ( Géog. anc. ) village dela Grece dans ìa Livadie , fur la riviered’Asopo, au pié d’une éminence du côtédu nord-est. II n’est que d’environ deuxcens maisons; mais les vieilles ruines qu’ony voit font connoître que c’étoit autre-fois une grande ville.

M. Spon qui a passé par ce fieu-li , pré-tend que c’est l’ancienije Sycaminon. LesGrecs y ont encore quelques églises , r/ntreautres Hagior , Stranda , ou i’égliíé desquarante Saints , Panagia & ‘//agiosPlias, qui font bâties de vieux,débrisou l’on remarque quelques inscriptions.

Nous aurions jugé , dit M. Wheler ,fur une de ces inscriptions que Ce lieu étoitOropus , si Oropo n’avoit pas conservéson ancien nom. Je crois, ajoute-t-il ,qu, ìa montagne voisine est l’anciwi mont