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donna le nom à la tribu scaptia , d’où lespeuples de cette ville furent appelles tri-bales scantienses , comme on le voit dansSuetone in Ang. c. xl. l’origine de cettetribu est rapportée par Tite-Live, Uv.VIII. ch. xvij. { D. J.)
SCAPULAIRE , ( Hìst. teelis. ) estune partie de l’habillement de difforensordres religieux. II consiste en deux oandesd’étoffe larges d’environ un pié , dontl’une passe sur le dos ou fur les épaules ,d’où lui est venu ce nom ; car scapulalignifie l’ omoplate. Les religieux proseslaissent pendre le scapulaire jusqu’à terre ,& les frétés lais julqu’aux genoux feule-ment. Saint Benoît dans fa réglé donneun scapulaire à ses moines pour le travail.U ctoit beaucoup plus large & plus courtqu’il n’est aujourd’hui , & il servoit ,comme le porte le nom, i garnir les épau-les pour les fardeaux, & à conserver latunique. On ne portoit alors le scapulaireque pendant le travail ; mais depuis lesmoines l’ont regardé comme la partie laplus essentielle de leur habit, & en ontchangé l’ancienne figure. Fleury , moeurs4 es Chret.n <J . 54.
Scapulaire , est aussi une dévotionintroduite dans l’église romaine par SimonStock , qui fut général des carmes vers lemilieu du treizième lîecle. Elle consistepour les religieux à porter le scapulaire ,& pour les laïcs, à porter aussi fur euxune espece de braíselet ou de morceaud’étoffe sur laquelle est brodé le nom dela Vierge & à en réciter lossice à certainsjours, avec quelques autres pratiques dedévotion.
Simon Stock , instituteur de ces prati-ques , assura que dans une vision la sainteVierge lui a/oit donné le scapulaire ,comme une marque de fa protection spé-ciale envers tous ceux qui porteroient cepetit habit, qui garderaient la virginité,la continence ou la chasteté conjugaleselon leur état, & qui réciteroient le petitoffice de Notre-Dame. Le docteur de Lau-noy traite cette apparition d’impofture ,& les b illes des papes qu’on cite en íkfaveur de pieces supposées ; il remarqueque les carmes ne commencerent H porterle scapulaire que long-temps après l’épo-
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que qu’on fixe pour cette apparition. Lepape Paul V. en rertanchant plusieursabus qui s’étoient glisses dans cette dévo-tion , la permet cependant en substance ,ce qui auroit dû engager M. de Launoy àparler avec plus de réserve d’une pratiquepieuse autorisée par le saint siège.
SCAPULAIRE , adj. en Anatomie , cequia relation avec l’omoplate appellée enlati nscapula. Voye\ OMOPLATE.
L’artere scapulaire externe vient dsl’axilloïde, & passe sur la charnière de lacôte supérieure de i’omoplate pour se distri-buer aux muscles qui font aux environs.
L’artere scapulaire interne vient dsl’axjlloïde , & le distribue principalementau muscle sous -scapulaire , en donnantquelques rameaux aux parties circonvoiu-nes.
SCAPULAIRE , f. m. terme de Chirur-gie , espece de bandage dont on se sertpour soutenir la serviette qui entoure lapoitrine ou le bas-ventre. C’est une bandelarge d’environ demi-aune , longue dequatre doigts, fendue dans le milieu poury passer la tête , & dont les deux boutspendent, l’un par-devant, & l’autre par-derriere , &, s’attachent à la serviette pardes épingles, pour l’empêcher de descen-dre. Voyeifig. x. PI. XXX. ( Y)
SCARABEE , s. m. ( Hist. nat. ) petitinsecte , espece d’escarbot , dans laquelleon place le çerf-volant & tes autres sem-blables.
SCARAMOUCHE , f. m. ( Grarnm. )bouffon , habillé de noir depuis la tête auxpies, en toque noire , en manteau noir ,& dont le masque est rayé de noir au front,aux deux joues & au menton.
SCARARAGAM , f. m. ( Hifl. nat.Bot. ) arbre des Indes orientales , quiporte des fruits de la grosseur des noix , &d’une couleur verdâtre, & dont le goût esttrès - agréable ; les Indiens nomment cefruit undis.
SCARBA , < Geog. mod. ) petite îlede la mer d’Ecosse , & l'nue des wester-nes ; elle est séparée de l’île de Jura parun détroit où la marée est trés-violente \aussi la Scarba est-elle dépeuplée ; on nalui donne que quatre milles de longueurfur un mille de largeur. (D. J.)